Preece, toc, ciL^ p
a. Precce, (oc, dr, p. 12.
LE TÉLÉPHONE ET LE MICROPHONE
Téléphone BdII. — MLcrùpbiinc Hu^h^MS. — Boliîne trinduction^ son emploi,— Id^?eît générales sur ïc funtlionnemont d'an svalènic micro tel éplujnjctue.
Téléphone BelL — Le 14 fovrîer 1876, Graham Rell faifîxiit
breveter aux États-Uni^ un apiiarcil tFune simplicitL^ remarquable, àTaido duquel la parole était reproduite à des distances relativement grandes.
L'instrument était revûrsiblet e/est-à-dire qu'il pouvait servir indifleremment comme transmelleur devant ItM|Ufd on parlait, ou bien comme récepteur que Ton portait à Torcille pour écouter,
La jonction entre les deux stations en correspondance avait lieu, soit par un circuit métallique à double fil, soit par un conducteur unique avec priî^e do terre aux deux extrémités.
En 1877, Preecc, le célèbre éieetricien du hrithh PûBt-Ofllce, introduisit en Europe le nouvel instrument, connu déjà en Amérique sous le nom de téléphone.
Ce qui caractérise nettement le téléphone de Btdl, c'est rjue la source d'électricité, le transïnetteur et le récepteur, ne forment qu'un seul et même organe; c'est de la sorte qu'on l'a utilisé dès le début, c'est de la sorte que l'on pourrait encore aujourd'hui employer la plupart des récepteurs. Mais, grâce à d'ingénieux artifices, on est parvenu â augmenter, dans une notable proportion, la puissance des téléphones primitifs; c*e3t pour cette unique raison qu'on a laissé de côté leur propriété fondamentale de réversibilité et que l'on fait actuellement usage de transmetteurs et de récepteurs séparés,
La figure 7 représente une coupe du téléphone Belh En principe, Tinstrumcnt se compose d*un barreau aimanté dont l'une des extrémités polaires est entourée par une bobine d'électro-aimant. Au-dessus de ce dispositif est placée une
llr'ri ■ Il I
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TKLÉPHONIE PRATigOB
mince plaque circulaire de tôle, Le tout est enveloppO d*une gaine en bois, ouverte dans le voisinage du centre de la plaque. C'est en regard de cette ouverture que Ton parle, c'est elle aussi que l'on place a rol^eille ]}Our écouter. Si, du principe, nous passons à l'application, nous donnerons de ce téléphone la description suivante, qui s'applique au modèle que nous avons lîgurc : un barreau aimanté cylindrique NS {fig, 7] est fixé, à l'aide d'une vis V, sur le fond d*une gaine en bois qui enveloppe tout l'appareil. Sur rextrémité libre N de Taimant est calce une petite bobine en bois B, entourée d'un grand nombre de spires de fil de cuivre fin recouvert de soie. Les extrémités bb' du fil de la bobine sont attachées à deux
conducteurs métalliques dd\ qui traversent l'enveloppe de Finstrument et se continuent à partir de ee par les fils destinés h établir les communications- Au-dessus de la bobine est placée une plaque vibrante en tôle, appuyée par toute sa circonférence sur la boite en bois. Cette plaque doit être très rapprochée de Textrémitc polaire de Taimant t^ans que, pendant ses vibrations, elle puisse se mettre en contact avec le barreau magnétique.
Un couvercle ce, muni d'une embouchure évasée, maintient la plaque vibrante et s'adapte sur la partie supérieure de la boîte, au moyen de vis.
La plaque vibrante, très mince, est recouverte de vernis, ou bien est étamée pour éviter l'oxydation. Un espace libre est réserve entre cette plaque et Toriflce du couvercle. La vis V permet de régler l'appareil en faisant avancer ou reculer Taimant par rapport à la plaque vibrante.
Le cordon qui s'attache en ee' est à deux conducteurs, isolés 'un de l'autre; il est souple^ consolidé à rintérieur par un brin
Fi^. 7. — Coupe du léltïphone BeU.
LK TÉLÉPHONE ET LE MICROPHONE 13
de ficelle sur lequel s'exerce la traction, et les deux fils métalliques se terminent par des ferrets ff.
Les résultats obtcous avec le téléphone magnétique de Bell et avec ses dérivés peuvent être considérés comme surprenants et pourtant, au-delà de quelques kilomètres^ la voix s'afTaiblissait; certaines syllabes se répercutaient difficilement, et il fallait une oreille exercée pour saisir, sans en rien perdre, tous les détails d'une conversation,
Bientût une nouvelle invention devait révolutionner la téléphonie naissante et étendre dans une proportion inespérée la portée de la parole.
Il y a douze ou treize ans, on était émerveillé d'entendre une plyase prononcée à Tautre bout d'une ville; aujourd'hui un Parisien trouve tout naturel de s'entretenir avec ses correspondants de Marseille, de Hruxelks ou de Londres.
Microphone Huches. — C'est en 1878 que le professeur HuE^hes lit entendre dans un téléphone le tic- tac d'une montre posée sur une planchette éloignée. La combinaison dont cette planchette faisait partie formait un instrument telletncMit sensible, que les moindres bruits étaient répercutés dans le téléphone correspondant, par exemple les pas d'une mouche, le frôlement d'une barbe de plume; le contact lo plus lé^fcr produit sur la planchette avait son écho dans le téléphone*
Le petit instrument qui fournissait ces curieux résultats fut appelé inicrophùne; c'était le transmetteur téléphonique de 1 avenir.
Entre temps, en ÎHll, peu après la découverte de Bell, Edison avait imaginé un transmetteur téléphonique a charbonj et il attribuait les effets produits à une variation de résistance électrique provenant elle-même d'une variation de pression entre une membrane mctalliquo et une pastille de charbon* Hughes ne partagea pas eette manière de voir et conclut â un phénomène de contact imparfait; il mit sa théorie en évidence en imaginant le microphone*
Un crayon dt.^ charbon de cornue 0 [[ig, 8), taillé en pointe à ses deux bouts, est placé en équilibre entre deux supports M N, également en charbon, dans lesquels on a creusé de petites cavités pour recevoir les pointes du crayon C* Les deux supports M, N sont fixés sur une mince planchette on bois qui repose elle-même sur un socle P, sous lequel on peut placer des rondelles de caoutchouc pour empêcher les vibrations extérieures dlnfîuoneer TappareiL La support N est relié à l'un dt:s pôles (l'une pile de deux ou trois éléjucnts, l'autre pôle de
14 TÉLÈPHONlt: PiiATlQUE
celte pile est réuni à l'une des bornes d*un téléphone dont la seconde borne communique avec le support M. Le circuit de la pile est ainsi fermé par Tintermcdiaire du téléphone et du microphone. Tant que Téquilibre du système n'est pas dérangé, un courant permanent et d'intensité constante parcourt ce circuit; mais si des vibrations produites par la parole ou par toute autre cause viennent ébranler le crayon de charbon C, les points de suspension de ce crayon sur les supports M^N changent de position, le contact devient variable, tantôt plus intime, tantôt moins, la rétiistance électrique du circuit devient (^Ue-meme variable, et des courants plus ou moins intenses parcourent ce circuit; ce sontces courants, nommés courants ondula.toires, qui aafissent sur le téléphone. Les altérations de contact produites entre les charbons microphoniques par les vibrations do la planchette n'ont une réelle elTicacité que si la résistance électrique du circuit est sensiblement modilîce; c'est ce qui arrive lorsque le circuit total est peu résistant ou, en d autres termes, lorsque les conducteurs qui unissent la pile au microphone transmetteur et au téléphone récepteur sont courts et irros ; il n'en est plus do inime lorsque les fils de liaison sont très lon^s, comme les lignes téléphoniques qui relient aujourd'iuii les grands centres de population; dans ce cas, les différences de résistance produites par le microphono deviennent inappréciables, comparativement à la résistance considérable de la ligne, et le microphone n'agit plus qu'imparfaitement.
Un exemple pris dans un autre ordre d'idées nous fera mieux comprendre : si, à une longueur de 1 centimètre, on ajoute 1 millimètre, on aura augmenté la mesure d'une quan*
Tlg. s. — Microphone Huglies,
LE TÉLÉPHONE ET LE MICROPHONE
tito lacilement appréciable , maii*, si ort ajoute ce me me millinietre à une longueur de 1 kilomètre, l'œil le jvlurt exercé ne pourra distinguer cette légcre augmentation* Il en est de même des petites variations de résistance sîc prrïduisant sur des circuits électriques très peu résistants ou, au contraire, très résistants.
Bobine d'induction, son emploi. — On a tourné cette dîflicuUé en faisant toujours agir le microphone sur un circuit peu résistant, réagissant lui-même par voie d'induction sur la ligne tel épi ionique.
La solution adoptée jusqu'à ce jour consiste à placer dans chaque poste téléphonique une bobine d'induction, La pile et le microphone sont intercalés dans le circuit primaire de cette bobine; la ligne et les récepteurs téléphoniques font partie du circuit secondaire.
Cette élégante solution a été trouvée par Edison,
La bobine dont on l'ait habituellement usage a pour noyau un faisceau de fils de fer de, 80 à 90 '""^ de longueur et d'un diamètre total de 16™" f/îf;. 9], î5ur la carcasse de la bobine,
Fig. 9. — Coupo de La bobine d'induclion.
on enroule bien régulièrement deux ou trois rangées de fil de cuivre recouvert de soie dont les deux bouts a a' sortent à travers les joues. Ce fil, qui forme le circuit primaire ou Vinducteur^ a un diamètre d'environ 1,23 millimètre. La résistance du circuit primaire varie suivant les systcmeSj dans les limites de 0,12 à 1,5 ohm. Au-dessus de ce premier circuit, on en enroule un autre; c'est le circuit secondaire ou induit formé de fîl fin, faisant un grand nombre de tours. De même que pour le premier conducteur, les extrémités 6 h' de ce fil sortent à travers les joues de la bobine.
On emploie, pour le circuit secondaire, du fil de Oj24 millimètre de diamètre et on en enroule une quantité suilisante
ur obtenir une résistance de 100 à 150 ohms.
On voit que le circuit secondaire a une résistance considé-
ble, comparativement à celle du circuit primaire. Le circuit
!6 TliLÊPHONlE PRATIQUE
primaire, dont nous avons laissO les bouts libres en dehors de la bobine, est relit^ d'un côté, à un des supports en charbon du microphone, de Tautre, à Tun des pùles d'unt^ pile dont le second pôle communique avec le support en charbon resté libre. De son cote, le circuit secondaire est réuni au téléphone récepteur, s*il s'agit d'une expérience locale, ou à la ligne qui 3^ conduit, s'il s*agit de deux stations éloignées.
La pile n exerce directement son action que sur le circuit primaire très peu résistant^ les variations dans Tinte usité du courant provoquées par les vibrations du microphone s'y font très énerglquement sentir. Ces variations de courant réaginsent par induction sur le circuit secondaire et y développent une nouvelle série do courants dont rintensité varie également et qui traversent la bobine du récepteur.
Idées générales sur le fonctionnement d'nn syâtéme microtèléphonlque. — Partant de ces données, nous sommes en mesure d'analyser la définition donnée par Preece des fonctions du télépljone^ savoir :
« La fonction du téléphone est de transformer, à un endroit quelconque, l'énergie des vibrations sonores en énergie de courants électriques; celle-ci, â son tour, en un autre endroit quelconque, est destinée h être changée en énergie d'attractions et de répulsions magnétiques; une dernière transformation enfin remettra celle-ci à Tétat do vibrations sonores, et le téléphone^ de cette manière, reproduira les sons primitifs, v
Une personne parle devant la planchette d'un microphone, les ondes sonores, provenant de l'émission de la parole so propagent h travers Tair ambiant, viennent frapper la planchette qui reproduit » dans ses vibrations, toutes les qualités de Tonde dont elle devient, en quelque sorte, la continuation. Les charbons, solidaires de la planchette et ébranlés comme elle, subissent des altérations de contact d*où résultent des variations de résistance dans le circuit primaire. Le courant de la pile, passant par des alternances de maxima et de miniraa, avec toutes les nuances intermédiaires, prend une forme ondulatoire que l'on peut représenter graphiquemïuit par les courbes de la figure 6, page *J, et cette forme dure tant que durent les vibrations. Chaque variation dans rintensité du courant du circuit primaire détermine, dans le circuit secondaire, la production de courants induits dont le sens dépend de l'augmentation ou de la diminution d'intensité dans le circuit primaire. Comme les courants du circuit primaire, ceux du circuit secondaire prennent la forme ondulatoire.
LE TELEPHONE ET LE MICROPHONE il
H ij SL tfoHt: eu lr3.ns formation de V énergie des vibrations sonores en énngie de couran/s électriques.
IjCê coiinmts iiitUuts développés dans le circuit secondaire traversent tout ce circuit, y compris la bobine du récepteur. Li"ii Hh agissent sur un chump magnétique, puisque le noyau de rettc bobine contient le pale de laimant tcilèphoniquc. La forme ondulatoire de ces courants a pour cfTct de suraimanter ou de désaimanter en proportion variable ce pôle mairnétique, A ime crête de Tonde électrique correspond un maximum (['aimantation, à un creux correspond un minimum. La plaque vibrante du télé[>honc ne îsaurait rester insensible â ces alternances de suraimantation et de désaimantation. Lorsque les propriétés magnétiques crtïissent, la plaque est attirée plus fort, elle fléehit; lorsque le macrnétisme décroit, la plaque j^e redresse, et comme elle snbit l'influence de toutes les fluctuations de courant provoquées par les ondes sonores émises devant la planciiette microphonique, elle répète en nombre et en durée, sinon en amplitude, tous les mouvements de cette planchette.
H y a eu transformation de Vénergie de courants électriques en énergie d attractions et de répulsions magnétiques.
Les vibratiims de la membrane du récepteur étant, en nombre et en durée, éirales aux vibrations qui composaient les ondes sonores frappant la planchette micropbo nique j produis ront des on dey de même nature qui, à travers Tair, se propageront jusqu'à Torcille qu'elles impressionneront* On percevra donc à ramvée les sons articulés ou non qui auront impressionné la planchette microphfmi<[ue.
Il y a eu transformation de Vé)tergie d'attractions et de répulsions magnétiques en énergie de mbrations BOnores,
LES RÉCEPTEURS
Héccpteurs Ader, — d'Ar^^onval, — Aiibry, — Bancelin, — Crégucl. — Colson, Dcckcrt, — Dcgrysû-Werbrouck, — Dejongh, — Dumoulin-rioment et Doignon, — Gallals> — Goloubitskj% — Journaux, — Maichc. — BitêïOphone Mercadier, — Récepteurs Mildé» — Mors-Abdank, — Ochorûivicx, — Pasqtiet, — Uïlmaun, — Routez, — îî^ieur, — Toillous, — Testu.
Récepteurs Ader. — Los récepteurs Ai 1er, admis en France »iir les roseaux urbains sàouterrain!^ et sur les roseaux urbains aériens, correspondont à six modèle ^> dilTérents :
Récepteur u" ï.
11" 1 i/t'ji,
D" 3 4 auucau.
n* 3 à manclie.
u» 3 à ma.ache (forme face à maîo).
Les récepteurs n** !, n^' i bis, ir 2, sont construits sur un
même type; la figure 10 en montré une coupe. Le n° 1 est d'uïi usage courant, lo n" 1 bis est plus particulièrement affecte aux longues lignc>, tous les deux sont nickelés; lo n* û est recouvert d'un venti'^ noir, il est construit pour les usines^ pour les stations cotières^ pour tous les endroits, en un mot^ où des émanations délétères pourraient détérit>rer les surfaces métalliques mises à nu.
Un aimant A, affectant la forme d'un anneau ouvert, sert do poignée.
Sur les pôles de cet aimant sont vissées des équerres en fer doux formant les noyaux des bobines BB. Un boîtier O, en laiton, évidé par
Fli^. 10. — Coupe du réccpleur Ader.
mi
LES RÉCEPTEURS
llï
le bas pour laisser passer les bobines, est ê|.'aleiiient visse sur les pôles de raîmant. Sur ce boîtier, et au-dessus des bobines, est posée la plaque vibrante MM en toîe étamée: elle est séparée du boîtier d'une part, du couverele de Tautrc, par une rondelle cil laiton. Le couvercle (.' se visse sur le boitîer; il porte en XX U!i anneau excitateur en fer, et en E une embouchure en ebonite.
Les liobiues, montées sur des earcasses métal] iques, sont réunies en série; chacune d'elles a une rési.slanee de 70 ohms dans les réeep tours iV* i et 2, de i250 dans le reeepteur n" 1 bis^ ce qui fait une résistance tulale île i40 uhms i)rair les récepteurs n"' i et 2, et de 500 olmis pour le récepteur n° i bis. De même aussi, le diamètre de la plaque vibrante est de 50 millimètres pour lus récepteurs n"* l et 2, et de iii miHimètn's pour le récepteur n" 1 bis, sur une épaisseur de 0,3^ millimètre. Le^ tils d'entrée et de sortie des bobines sunt attachés à de petites poulies scj-rées sous des vis qui traversent le buitier, dont elles sont isolées par une rondelle et un chapeau en os; ces vis retiennent les bornes auxquelles sont attachés, par des ferrets, les eordons c* inducteurs souples qui relieront les récepteurs aux transmetteurs. La ïig'ure 14 laisse voir ces bornes et reijrésente l'aspect général de rinstrumenl vu de faee.
Le récepteur n" 3 aiïecte trois formes diJTérentes, sans qu'il soit rien chanrré aux organes essentiels. L'un /uj. li) est à anneau, connue les n"*' 1, 1 6 /s, 2; seulement, ici, l'anneau n'a plus de rûle actif, ce n est plus un aimant, c'est une simple poignée en métal. L aimant est constitué par FassemblaLTe de deux équerrcis et do deux anneaux en acier. Les équ erres ont la même forme que celle des récepteurs n'*' i^ 1 6ïset :2; elles reçoivent des bobines également semblables; les deux antieaux superposés sont vi-ssés sur les parties horizontales des équerres
g-arnissent le fond {]u boitier. Les autres par-
!S de rinstrumcnt ne dilTèrcnt pas de leurs
vmologues dans les récepteurs n^' !, 1 tiis et 2*
La résistance des bobines de tous les récepteurs n** 3 est de
l'iif. IL — Rn:t^i»U:^tii' Ader ii' 1.
Fig. 12. — Riiccpictir Adcr n*" 3.
Fig. 13. — Faniùine du récepteur Ader n* l.
140 ohms, soit 70 ohms pour chacune d'elles; le iliamétre de la phuiue vibrante est de oi millimètres, et son épaisseur de 0,21 millimètre.
Fig. 11. — Fanlûme du récepteur Ader n° 3.
LES Ri:GEPTEim?^ 2\
Dans le ï^econd modèle iftg, 15), lanneaii qui sert de poignée
est rem[>lacé par un maneho en hois, terniin*» par une boiicb^
de suspension. Enfin, tiaiis le troisu'mo type [fig. i6), le maru^hr
est asj=^ii]etti par im écrou et forme un angle droit avec le
téléphone proprement diL Lo« lig-iires 13 eH 4 re|jrùsentent les fantômes mairnë tiques des récepteurs ÂdiT.
Récepteur d'ArsonvaL — L'aimant est un anneau brisé [fuj. 17;. :^ur l'un d<^s jinles est vissé un noyau tie fer doux qui reçoit une bobine d'éleelnï-ainiant- Sur Vautre pnlo est lixé un anneau de fer doux entourant la bobine dont les sjïires sont ainsi eomprises entrr „. , ^. ,^ ^. , IcH deux surfaees polaires
AiJern'3.àinaiii:ht\ Âiler n» 3, à man-l^o dC l anuaut. Un Obtient lie (forme fiite il main j. j^ ^^^^^ ^^^ aiUKlUt à pÔlcs
eoncentriquos, dont Tun est situé à Tintérieur de la liobine, tandis que Tautrc Tcnvelofïpe complètement.
Fign IT. — Réucpleni" d'Arponval.
La carcasse de la bobino est en buis; \v ill qui la recouvre a 0,07 millimétré de diamètre; sa résistanee élcelrique est tle
ee TÉLÉPHONIE PRATIQLE
300 ohms. Les deux extrémités du fil de cette bobine «ont pincées sous des vis isolées de la boite en laiton qui enveloppe tout le système, mais réunies aux bornes qui servent d'attaches aux fils souples de communication. La plaque vibrante, large de 61 millimètres, épaisse de 0,31 millimètre, est posée sur le boîtier et recouverte par une embouchure en ébonite ,
La tiLTun* !8 montre lo fantôme mairnéti»[ue du récepteur d'Arsonval.
Récepteur Aubry. — L'orgrane mairnétique du récepteur Auhry /èî7. 19 es^t un aimant circulaire dont les pôle^ viennent s épanouir ver< le centre. Sur chacun de ces pôles est vissé un n»»yau de fer doux qui supporte une b(»bine. La résistance électri.iue des deux bobines est de 200 ohms; elles sont montées en fil de cuivre «te 0,07 millimètre île diamètre sur earea-^^e en huis.
Cet ensemble est assujetti, par b^s êerous qui maintLenneiit les n»>yaux, sur une membrane porte-aimant^ métaHique, percée de deux trous, pour laisser passer les communications. Celles-ci, en traversant le boitier pour rejoindre les cordons souples, sunt isolées à laide de petites bagues en os,
La plaque vibrante, de 61 millimètres de diamètre sur 0,32 millimètre d'épaisseur, est placée au-dessus des bobines
LES RÉCEPTEURS
et maintenue par l'embouchure. Dans le modèle admiË sur les réseaux français, le boîtier est pourvu d*un anneau de suspension qui sert en même temps de poignée.
La figure 21 montre le fantôme magnétique d'un récepteur Aubry.
Fig» B. — RL^epteur Aulif5'
Pîj?. i*0. — Rèceplour Bfl 11(^(5 Un.
Récepteur Baneelin. — L'aimant du récepteur Baneeliii [fuj. iO) est un fer h clieval, dcmt les branches sont recourbée^s deux fois h angle droit. Sur chacun des pôles est vissée une bobine dont la résistance était do S ohms seulement dans h* type primitiJ", soit 16 ohms pour Ion deux bobines, Depuis. M. Bancelin a construit un second modèle, ne difïi rant pas du premier quant à la forme, mais beaucoup plus soigné. L'aimant y est nickelé et la résistance des bobines atteint 150 ohms, B est une masse de plomb destinée h donner du poids à Tins-
^umcnt, condition indispensable au point de vue du fonction-
ement mécanique des transmetteurs, comme nous le verrons
n décrivant ces appareils.
La plaque vibrante C a un diamètre do 36 millimétreâ et une
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^:.«*ÎJ/vV ,
Fig. 21. — B'antôme du récepteur Aubry.
Fig. 22. — Fantôme du récepteur Bancelin.
épaisseur de 0,26 à 0,28 millimètre. Elle est maintenue dans une position fixe, contre Tembouchure, par une rondelle en Iftiton D D' qui se visse à l'intérieur du pavillon.
LliS RECEPTEURS
rig. 23. — Coupe du récepteur Bréguet. Fig. 2i. — Plan du réceptour Bréguet.
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liPiSiS'
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LES RfXÎEPTEURS 2T
On règle Tappareil en vissant plus ou moins le couvercle; un anneau extérieur, dont on aperçoit la coupe clans le voisinage de B A, est vissé lui-même sur le boîtier, forme contreécrou et immobilise le couvercle, lorsque la position de celui-ci correspond à un bon réglage.
La lieure 22 représente le fantôme magnétique de ce récepteur.
Hécepteur Brevet. — Les figures 23 et 21 reprodu lisent une coupe et un plan du récejiteur Bréguet, tandi?? que la lig-ure 25 est Timage tle son fantôme niasrnêtique. Ce récepteur se compose d'un aimant recLiligne N8, nickelé dans toute son étendue et formant une sorte de manclie pour saisir le téléphone. A Textrémité S, un anneau is permet de suspendre Tappareil au crochet du transmetteur.
Kn N, un noyau de fer doux f est entouré par une bobine dont la résistance électrique est de 320 ohms. Au-dessus de cet organe est la membrane vibranlo, ou tôle étaméc, large de 00 millimètres, épaisse de t>,33 millimétré.
Elle est maintenue par un boîtier, cntièretnent en élionite, assujetti lui-mf^mc par les vis V, V. Los deux bouts du fil de la bobine sont arrêtés sous les écrous e e', qui pincent également les ferrets d'un cordon souple à double conducteur.
M il
Vi^. 36. — Coupe du reccptfrur Colsoru
:^cepteur Golson. — Dans lo téléphone à plaque polarisée, iginé par M, le capitaine du génie Colson {fig^ 20), la rubrane vibrante est placée entre les deux pôles d un
fè TÉLÉPHONIE PRATIQL E
aimant. L*un de ces pales agit sur le centre de la membrane, Tautre sur les bords. Vn aimant annulaire occupe le fond d'un boîtier en métal niclielé. L'anneau s'épanouit vers le centre et reçoit un noyau de fer doux perpendiculaire à son plan; ce noyau, qui supporte une bobine dont la n'^sistance est de 200 ohms, correspoud au centre de la plaque vibrante. :?ur Je
Fi g. 27, — DétûJlîS du rtrceptctir C Oison.
bord de Tanneau c {ftg. 27), s'clève un second noyau, plus long que le précédent. La plaque vibrante 6, percée d\m trou, est traversée par ce noyau qui, cependant, ne la touche pas; audessus, un anneau de fer doux a s\>mboîte sur le uoyau^ recouvre toute la périphérie de la membrane et forme le second pùle de T aimant.
FiiT. 2a. — F:intùnie du récepteur CoL^n,
La membrane vibrante, en tôle étamce, a 58 millimètres diamètre et 0,2 millimètre d'épaisseur.
LES ILKUEr'TEURS
Le couvercle, garni d'une embouchure en obonitc, se vinse au-tlessus de ce dispositif. La figure 26 représente une coupe liu récepteur CoJï^on,- hi ligure 27 montre le détail de sei^ dilTcrents organes; on y voit^ en a, rtinnenu de fer doux; en b, la
plaque Vibrante perforée; en c, Taimant dt'^Kjurvu de nos —iyiiux. La figure 28 est la reproduetion du fantume magné- [ue de ce téléphone.
lécepteur Deckert, — Le récepteur Deckert se compose in long barreau aimanté recourbé en U (fuj. 29] dont îes
pôles, N S, ^ont surmontés par des noyaux perpendiculaires à Taxe de l'aimant. Chacun des noyaux reçoit une bobine de til
Fîg. 30, — Dél:iîls du ft'ocpteup Deckert, E
Fiiî. 3L — DéUUs du rôcflpteiir Dockcfl.
fin, dont la résistance est de 73 ohms, rc qui fait, pour U
3e TÉLÉPHONIE PRATIQUE
bobines accouplées, une résistance totale de 150 ohms. Cette
partie du récepteur est englobée dans une cuvette en ébonite recouverte par ]a plaque vibrante P et par une embouchure E ifig. di). Le reste du barreau aimante est caché dans un manche on bois A A (fig. 30), qui sert de poignée pour saisir rinstrunient. Lqh cordons .souples qui établissent les communications sont réunis sous les vis i\ v fjig. 30) aux deux extrémités du fil fin des l)obines. Les dimen- *sions de la ji laque vibrante sont:
dîamc:'tre, 73 millimètres; épaisseur, 0,3 millimètre.
La figure 3i représente le fantôme magnétique de ce récepteur.
Récepteur Degryse-'Werbrouck. — Ce récepteur unipolaire a pour organe magnétique un aimant recourbé en limaçon [fig. 33) et garnissant le fond d'un boitier métallique. Il résulte de cette disposition que Fun des pèles de Taimant se trouve au centre du boitier, Tautre pulc près de la circonférence. Sur le pôle C(nitral s'adapte un noyau de fer doux qui reçoit une bobine d electro-aunant. Les extrémités du fil fin de cette bobine, dont la résistance électrique est de ! 10 ohms, s'attachent à deux cordons conducteurs souples maintenus fixes par des brides vissées sur lesbranehesde raimant. Audessus de la bobine, la plaque vibrante s'appuie sur le boitier.
Les dimensions de cette jdaque sont 58 milUmètres pour 1" diamètre, 0,33 millimètre pour Tépaisseur. Elle est immobilisé par l'embouchure en ébonitc que Ton visse par dessus. U
Klg. 33* ^ Récepteur Degr}>c-
mm
LES RKÛEPTEUnS
manche en hoii^, muni d'un anneau de suspension, est fixe dans une douille dont est L|:arnie la l'ace inlerieure du b^ùtier.
Fi^^ Jj. — KûotOiiiû du rOccpteur Dojon^li.
^a figure 34 représente lo fantôme niagnùtiquo de ce reccpir.
à4 TÉLÉPHONIE PRATIQUE
Récepteur Bejongh. — L'organe magnétique du récepteur
Dejongh est un barreau aimante do 9 millimùtrcs! d'épaisseur,
reciourbc en cercle et fixe par deux vis sur le fond d'un boitier m étal lii|Uo. La forme de Tainiant ainsi contourna est celle d'un anneau ouvert; les pôles se trouvent sur les bords du secteur laissé vide.
A Pun de ces pôles [fîg. 36), est vissée une pièce polaire a aboutissant au centre de Panneau; c'est cette pièce polaire qui supporte le noyau de fer doux et la bobine B- Le Jil qui entoure cette bobine a une résistance de 100 ohms: ses extrémités, soigneusement isolées par des tubes de caoutchouc, sont réunies aux deux cordons conducteurs souples qui servent à relier le récepteur au transmetteur. La plaque vibrante, en tôle vernie, large de 68 millimètres, épaisse de Ûj2i nitllimétre. repose sur les bonis du boitier et est assujettie par un couvercle qui porte 1 embouchure en ébonite.
La ligure 3o montre le fantôme magnétique de ce récepteur qui, comme le suivant, sort des ateliers de la maison Dumoulin-Froment et Doignon.
Fiq^* 36, — R^l'œptcuï- Dcjoiiîîli.
Pig. 37. — Âiiimnl du récepteur DutuoiiîIn-lTromcnt et Oui^^ion.
tlècepteur Dumoulin -Froment et Boignon* — Co téléphona en forme de montre, est bipolaire. L'aimant, avant d'avoir é1 travaillé, a la forme d'un anneau fermé, portant extérieun
LES RÉCEPTEURS 35
ment, sur un même diamùtre, deux oreilles [flg. 37), Avant la trempoi les oreilles sont recourbées deux fois à angle droit, de sorte que le siy sterne maLniètiquc, vu en coupe, a la forme du dessin €|ue Ton voit à droite de la (tig, 31). ^uv les extrémités des oreilles A B {fig. 38] qui garnissent le fond d'un boiticr en laiton niclielë, su vissent deux noyaux en i'er doux; chacun d'eux supporte une bobine rectanmilaire b b^ dont la résistance électrique est de 50 ohms; la résistance totale des deux bobines, montées en série, est, par conséquent, de iOO ohms. Les extréniitéï> du fil fin sont solidement reliées à un double cordon souple. Un anneau en laiton ou mieux en fer doux^ de 2 niillimètres d'épai-s^eur, est interposé entre la partie annulaire de l'aimant et lu plaque \il>rante. Celle-ei, m tnle étamécj a un diamètre de 61 millimètres et une épaisseur de 0^30 millimètre. Le tout i.'st emprisonné sous un couvercle métallique ilans lequel est enchâssée rembouchure en éboiiite.
La figure 38 laisse voir le plan et la coupe de co récepteur dont le fantôme est représenté par la ligure 39»
Récepteur Galiais. — Dans le récepteur Gallais, l'aimant se compose de deux lames d'acier superposées. Elles occupent le fond du boîtier, sont recourbées en fer à chevalj et leurs extrémités polaires sont repliées vers la partie centrale de l'instrument* Chacun de?^ pôles est surmonté d'un noyau de fer doux entouré par une bobine. L'ensemble des tleux bobine?? associées en i^érie préi^ente une résistance électrique de !50 ohms, Lef^ extrémités des fils sont unies à des bornes, montées sur des rondelles en os c[ui les isolent du boîtier en laiton nickelé, La plaque vibrante a 38 millimètres do diamètre et 0,28 *.raêtre d'épaisseur. Elle est placée sur le boîtier et recoure par un couvercle vissé dans lequel est encastrée Tembou- /e en ébonite; une rondelle de laiton interposée assure 'églage, A Textérieur, les l'crrets d'un cordon souple à
ilfeJ]
Froment et Doignoïi.
TÉLÉPHONIE iniATlQUE
Fi^'. 39. -- Fantôme du récepteur Dumoalîu*Fromeat cL Doignoa.
double conducteur sont pinces sous les vis des bornes^ auxquelles sont attaches les fîls des bobines, l'n anneau ferme sert à saisir le téléphone et aussi à le suspendre au crochut du transmetteur.
Fig. iO. — Fantôme du ^cceI^tcu^ Gaibis.
LES RKCKiTEURS 37
La figure 41 montre les détails de construction du récepteur G ail a i:^, et la iigure 40 son fantnine magnétique.
Récepteur Ooloubltzky. — Dans It^ principe, le rëeepteur Goîoubitzky avait pour organe magnétique deux aimants en 1er à cheval, disposé!^ en croix audesHOus du boîtier. L'inventeur, se basant j^ur c.v qur piusicurs téléphones accouplés dans un mémo circuit reproduisent rsimultanémenl la parole, avait pensé qu'en réunissant en un seul les organes magnétiques do ces téléphcmes et en Taisant agir leurs pôles sur une même plaque vibrante, il additionnerait les elïets produits et ren forcera it le son perçu à T arrivée.
Plus tard, M. Goîoubitzky, reconnaissant sans doute que les aimants croisés au-dessous du boitîcr ne permettaient pas de tenir commodément son téléphone à la main, a modifié la disposition primitive.
Le type actuel se compose d*un aimant en fer à cïieval A [(ïff. 42) et d'un aimant plat H, placés dans deux plans perpendiculaires, l'un vertical l'autre horizontal. Les noyaux do fer doux vissés sur les pules de ces deux aimants forment les <iuatre angles d'un carré. Cliaeun de ces noyaux reçoit une bobine de 125 lïhms de résistance, soit une résistance totale de 500 nhms, I(*s ([uatre bobines étant réunies en série. Les deux bobines d, 2, currespf)ndant aux pôles de Taimant, sont reliées ensemble et réunies aux bobines 3, 4 de Taimant aplati en fer à cheval j égale mt^nt aecouplées en tension. Les extrémitérs des iils des bobines ■ et 4 sont attachées aux cordons souples destinés à recevoir
■> communications extérieures,
La plaque vibrante, dont le diamètre est de 69 miUl mètres
répaisseur de 0,33 millimètre reposCy au-dessus des noyaux»
KiK U — R<'ccpl<?ur fiallais.
sur un boîtier nickelù, fermé lui-nic^nie par un couvercle portant T embouchure en êbonite. Une bague de rë^iasTc est interposée entre la plaque vibrante et le couvercle, La fiirurc ^3 montre le fantôme maernètîque de ce téléphone
multipolaire.
y\^. 12. -^ Ri'ropleiir Goloubit?*kj.
Hécepteur Journaux. — L'aimant du récepteur Journaux est contourné en limaçon; il occupe le fond d'un petit boitiei: métallique auquel sont adaptés un crochet tle su,s pension et un maneli<^ on bois.
L'un des pôles de raimanfe est au centre de la boite; c'est lui qui supporte la bobini* dont la résistance est de 700 ohms en moyenne*
La plaque vibrante, large de 50 millimélreH, épaisse de 0,r" millimètre, est serrée contre l'embouchure en ébonîte par ur bague métallique; le tout se visse sur le boitier qui contiei
n^^ pi^i
Li:S RÉCEPTEURS 3U
laimaiit t-t la bobi^n. Lu Mtriire 45 représente 1(^ phm et la coupe ft la iigure 44, le faiitùme niagiiOtiqiio de ee ïvcepteur
Pi g, 43. — Kaiit^^me Uu râ cap leur GoloubiUky.
Fif . 4t. — Fantôme du récepteur Journaui.
lécepteur Malche. — Le récepteur Maiche, admis sur les eaux français j a ia forme des téléphonei> Beli.
mm
4(1 Tlïf.ÊPHONIE PRATIQUE
L'aimant est formé par un barreau cylindrique *mi acier A li {fifl, 46) logé, en grandi^ partie, tlans le manche m bois M, La partie i^U[ïerioure A est filetùe et nr visjse dans un boîtier nickelé N ayant l'appai-ence d'anu calntto sphèrique; un contre-écrou E donne de la lixité au sv^tème ot le manchf? M
Fîg. 45. — Rt"-/epteur Journaux.
Kij;. 40. — RtToplenr MaJrtie.
recouvre le tout, protégeant ainsi l'aimant sur toute sa longueur. Sur le po]e magnétique englobe dans le boîtier est vissé un noyau de fer doux a. Ce noyau occupe le centre d'une bobine d'électro-aimant, dont la carcasse en bois est iixée par sa joue inférieure sur le fond du boîtier au moyen de trois \1s. La résistance électrique de cette bobine est de 40 ohms et les
LES RKGEPTEUns 4!
extrémités de son fii conducteur sont relices a un corilnn souple à double conducteur, destine à recevoir, d'autre part, les communieations extérieure!^. Au-dessus de Torgane magnétique que nous venons de décrire, et dont la fltrure M représente le fantôme, on pltiec la plaque vibrante p; celleci a pour dimensions : diamètre, 38 millimètres, épaisseur, 0;32 millimètre, lin couvercle i\ jiortant remboucluire en ébonite, est vissé par-dessus.
Fi^^ 17. — FmiÈomi:? <lii rrcojiteiir Miihlie.
Bltéléphone Mercadler. — Dans une note communiquée à rAcadéinie des Scienec^s .séance du 2:2 juin 48111), M. Mercadier indique, comme conclusions de ses expériences personnelles, le^ conditions que doivent remplir les récepteurs téléphoni(|ues pour fournir le meilleur l'ondement.
K Dans un téléphone qui doit servir de rr^ct/pteur, il est
possible d'obtenir à la fois /a n&ilelé dans la re[>roduclion des
inflexions variées de la parole articulée et Viniensité nécesBatre
pour tous les usatres du téléphone. Pour cela, il sulTit : 4* de
donner au diaphragme du téléphone î^'^paisseur juste suilisante
Dour absorber toutes les liâmes tie force du champ de scm
imant; T de diminuer le diamètre jusqu^à ce que le son fon~
.amental et les harmoniques du dia]>hraijrme eiu^astré soient
il us aigus que ceux de la voix humaine, e'est-ù-dire plus aiirus
[ue Vut ^, »
M. Mercadior a reconnu qa en sHatisfaisant à ces deux conditions on pouvait construire des instruments de dimension.*i et de poids très réduits et qui, cependant, donnent en intensîti* des eiïets comparables à ceux ties tëiêphones en usa^e et, en netteté, des résultats supérieurs.
Le IhU qiiii poursiùvi Ji. >[crcadier en construisant son bitéléphone a été, en appliquant les j^rincipcs qu'il avait énoiuîés, d'établir un récepteur très ]Qgin\ pouvant rester «ans fatigue fixé aux oreilles de Topérateur et laissant les deux mains libres.
Le hitèh'^plione que nous ruprésentons {jhj. ^8) se en [u pose de dtnix récepteurs réunis i>ar un ressort \' V en fil iracier de 2 millimèlres de diamètre «41 nié dans un tube de eaoutehouc.
Les récepteurs, de très jiolile taille (3 â 4 centimètres de diamètre % ne pfSsent que 50 yrramnies. Le l>oitier est en ébojiite et le couvercle se termine par un ajutage tt qui. par la forme, rappelle celui des biberons d'enfants* Lus appendices ( f sont introduits dans les oreilles en écartant légr rement les branches du ressort V\\ dont rélasticilé sert à les maintenir, le ressort lui<méine restant libre au-dessous du menton. Par mesure de propreté, des embouts en caoutchouc s'adaptent sur les ajutages li; ces embouts s'c nie vont facilement, et chaque personne peut en avoir une paire [jour son usage jjcrsonnel.
L'aimant, de petite taille, supporte deux noyaux do fer doux recouverts de bobines, dont la résistance est de "75 ohms i)ar bobine, i/entréc et la sortie de ces bobines sont reliées à des cordons souples, La metnlu'ane vibrante, on tôle, a à centime* très de diamètre et 0J3 miinniètrc* d'épaisseur.
D'aprcÉâ la note précitée de M. Mercadier, les bitéléphonot* ont été essayés comme récepteurs, avec les microphones transmetteurs ordinaires, sur des lignes souterraines de 50 a 73 kilomètres de longueur^ sur une ligne de 8CH> kilomètres, sur h ligne de Paris à Londres; ils ont donné de bons résultats qu les ont fait accepter parmi les appareils dont remploi est autorisé par rÉtat sur les réseaux téléphoniques.
FJg.ia. -^ Bïtéléphone MercaJier.
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LES RÉCEPTEURS
Récepteurs Mildé. — Il y a troi^ types différents de récepteurs Mildé : le rerepteur grand modèle unipolaire, le récep-
Kîi^. 19, — Récepteur Mitd^ unipoUEre ^Tund nioc]i>li?H
leur ^rand modèle bipolaire et le récepteur petit modèle qui
*'*! bipolairt?.
pour chacun des type?î grand modèle, on construit un >dèle à anneau, forme montre, et un modèle à manche qui dil'fèrent d^aiUeurs que par cette particularité.
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44 TKLÈPflONIK PRATIQrE
Récepteur Mildé csipouire grand modèle. — Dans le récepteur uni|ioluire [fig. 49;, on trouve un aimant contourne en limaçon. L un des pôles de cet aimant occupe le centre du bottier métal li([ue qui contient l'ensemble des organes téléphoniques; l'autre pôle est libre. Au-dessus du pôle central.
un noyau de fer doux soutient une bobine dont la résistance électrique est de oO ohms.
L'aimant est cale au lond du boitier par une pièce de bois.
Deux VIS, garnies de rondelles mctalltques, assurent la liaison avec un double cordon souple trav(.u*sant le manche en bois; à la partie opposée, un anneau sert à suspendre rinst rumen t. Au-dessus du boitier esl disposée la platiue vibrante, appuyée sur une rondelle de réijrlage en laiton.
Cette plaque a 05 millimètres de diamètre surU,li:î millimètre tl'ëpaisseur. Enfui, un couvercle métalli(iue supportant r<Miibouchure en t'bonite, se visse sur le boitier et sert à clore l'instrument.
Le télèplionc-montrc unipolaire ne difTcre du précédent que par la suppression du manche en bois et de l^r doudle qui le maintient,
La figure Til représente le fantôme magnétique de ces deux récepteurs.
Récepteur Mildè bipolaire grand modèle. — Les téléphones bipolaires à manche ou en forme de montre ont exactement le même aspect extï4*ieur que les téléjïlioncs unipolaires ï aussi, pour mieux donner une idée des deux types, nous avons représenté le téléphone-montre bipolaire {pg. 50;, II se compose de deux aimants qui, s^ils étaient réuni anecteraient à peu près la forme d'mi S* Chacun d'eux oecup la moitié du pourtour du boitier; l'un des pnles se recourbai
Fïj^, îjO. — Réncptcur Mlhk' hi polaire
vers 1 intcriour et se trouvant dan-s le voih indigo du centre. L'aimant B a, par exemple, son pôle nord en N', non pôle sud
Fj<^, 51. — Fanlômc du rQc:ei>leur 3lîldù unipolaire grarnî moJêle.
en P; rainiaïit B' a son pôle nord en N, son pôle sud en S'. Sur chacun ûch pôles N et S sont vissés des noyaux de fer
Fi^j. ô2, — Faiilùiiie du jéccplcur Mîldi; bi|fo]uiro j^raini niOiU'Ic,
46 TÉLÉPIIOME PRATIQUE
doux garnis de bobines E E'> Ces bobines sont accouplées en série et mesurent ensemble *îO ohms. Les extrémités libres des bobines aboutissent à des plaques, sous lesquelles sont également pinces les conducteurs d'un cordon souple à double lîL La liaison se fait sur une pièce de bois, La plaque, le couvercle et ,rembouchure sont du même modèle que dans le récepteur unipolaire,
La ligmc 52 représente le fantôme magnétique des récepteurs bipolaires.
rs I
m^^ m. '^'^■wû»
Fig. 53. — Réteplcur Mildp p<ïiii modèle.
Récepteur Mildé petit modèle. — C'est un petit téléphone en forme de montre. La plaque vibrante n\i qu(^ 53 millimètres de diamètre et 0,22 millimètre d'épaisseur.
Deux lames aimantées A B (fîf?. 53], dont les pôles de même nom sont superposés, occupent le fond de la boite; elles > sont fixées par une vis dont la tète repose sur une lame de plomb C. Sous les pôles de la plaque A sont vissées deux
wm
^mmtm
LES RÉCEPTEURS 47
équcrres en fer doux rfd' formant les noyaux reclaiiûrulaires
des deux bobines dont les joues sont nictaîliques. La plaque B est écliancrce à ses extri'mitt^s pour livrer jiasftacro aux tCtes des vis ab, qui assujettissent les rqucrres. La plaque de plomb C recouvre les deux luïiios aimantées. La plaque inlerieure A est en outre calée par une petite piëec de plomb D en forme de T.
Fig, 54* — FauLOmc Ju réecpteui- MiltlO pclil moUiHc.
Les bobines ont ensemble une ri'^sistance tîe KIÛ ulims, soit 63 ohms par bobine. Les lils d'entrée et rie sortie de ces bobines sont soudés à des é'tTOUS mn, noyés dans une pièce en bois que la vis M maintient sur le boîtier. A ces écrous mn aboutissent les deux conducteurs du cordon souple, La plaque vibrante et une cmbouclmre en èbonlte recouvrent le boîtier, et ce dispositif est complété par un anneau de suspension P.
Le fantôme magnétique de ce récepteur est représenté par la figure 54.
Récepteur Mors-Abdank, -^ La forme do Faimant du réteur Mors-Abdank est originale. C'est une lame tî'acier recijulaire mais dont l<^s petits côtés ont été arrondis et qui,
is sa région centrale, offre une assez large ouverture A 53). Cette lame d'acier est ensuite recourbée en forme
CJD
d anneau aplati, de telle sorte que la partie evidce se trouvant en dcasus, les extrémités a 5 soient visibles à travers l'ouvert iirc A
et qu'elles se trouvent, en quelque sorte, en face des centres des parties arrondies tic A, La lame d'acier ainsi contournée ayant été trempée et aimantée, des noyaux de fer doux sont visses en a et b; CCS noyaux reçoivent les bobines dont la résistance électrique est de 200 ohms. Il résulte de cette disposilion que les joues supérieures des bobines B B' émerirent à travers rouvcrture A de l'ai m an t.
Les fils d'entrée et de sortie lies bobines ^ protégés par des tubes de caoutcliouc, sont pincée sous les écrous ni, n isolés du builier métallique.
A ces écrous corrcs|^ondent les bornes M, N qui reeoivent les conduetears du cordon souple.
Les dimensions de la jdaque vibrante sont les suivantes : diamètre 58 millimétrés, épaisseur 0,2G millimètre. Elle est séparée du boîtier et du couvercle par deux rondelles de réglage en lai- ' ton. Le couver ele qui porte remboucbure en é bonite se visse sur le boîtier, au* dessous duquel se trouve un anneau de suspension 1*. Lafigur» û(i montre ]e fantôme mairnéttquo du récepteur Mors-Abdaïi Héeepteur Ochorowlcz. — t^u on se ligure un tube daeii Aifig. 57) d'environ 40 millimètres de diamètre et fendu dans
l'i^,'- îw. — ntccDteUF Mcirs-Ahilank,
LES RECEPTEURS
Fig. 56. — Fantôme du récepteur Mors-Abdank.
sens de sa longueur. Ce tube est fortement aimanté et les deux bords de la fente forment les surfaces polaires. Sur ces pôles
Fig. 57. — Récepteur Ochorowicz.
fixé un boîtier en fer maintenu par un T en laiton C, serré ' deux vis; le boîtier forme en quelque sorte une plaque
vibra n te j rigide et attachée par son centre. Au-dessus des pôles de Tainiant, deux noyaux en fer doux portent cliacun une bobine de 90 ohms, ce qui fait pour les deux bobines réunies en ten^iion une résistance de iSO ohms. Sur le boitier reposie la plaque vibrante en tule étaméc; une rondelle en laiton en dessui?, une autre en dessous servent au réglage, La plaque vibrante dont le diamètre est de 57 m ilh mètres a une épaisseur de 0,2B millimétré. Le couvercle se visse sur le tout et porte rembouchure m ébonitc.
du récepteur Uchorowicï»
Dans les récrp tours de construction récente, les bagues do réLflago en laiton ont été supprimées* Elles ont été avantageusement remplacées par une disposition imaginée par M. Maîclie. C^est un anneau, qui se visse sur le même pas que lo cfïuvercle et au-dessous do celui-ci. Cet anneau, molcté sur son pourtour et facile à manœuvrer à la main, forme eontreocrou. Suivant <pril est placé plus ou nvnnn haut sur le pas de vis du boit ter, on peut en foncer le couvercle plus ou moins profondément. Ici, la jïlaque vibrante n'est plus simplement interposée entre le boitier et le couvercle; elle est serrée contre ce dernier par une bague filetée^ de sorte que Téloignement de la plaque vibrante, par rapport aux noyaux de réleetro-aimant, dépend de la quantité plus ou mrjins grande dont le
mm^mmi
LES RÉCEPTEURS fA
couverdc est enfoncé sur le boitiei-, quantité' que détermine la position de Tanneau do re£,dage.
La figure ^18 représente le fantOme magnétique du récepteur Ûchorowicz.
Hêcepteur Pasquet et récepteur TJllmaun. — Deux récepteurs identiques ou à peu prés 11 purent au nombre de ceux qui sont admis sur les réseaux aériens et souterrains; ce sont les récepteurs Pasquet et Illmann. Notre programme ne comprenant que des descriptions d'appareils, nous ne nous préoccuperons pas ici du nom de rinvcnteur, nous nous bornerons à constater que le récepteur construit par M. Pasquet est le même que ct^lui qui a été présenté au nom de M. Ullmann, sauf en ce i[ui ronce rne la l'ésistaiicc des bobines. La résistance du récepteur Ullmann est en eO'et de 60 ohms, celle du récepteur Pasquut de 200 ohms. Ces récepteurs, dont la ligure SU repréï^ente un plan et une coupe, se composent de deux lames aimantées, recourbées en 1er à cheval et superposées. La position relative de ces deux lames e^^t maintenue par quelques spires de fil. Les deux extrémités de la lame inférieure sont ramenées vers le centre du boitier et supportent deux fers doux garnis chacun d une bobine. Ces bobines, montées en tension, sont réunies par les deux extrémités de leur 01 à un cordon souple à double conducteur, assujetti sous une petite pièce de bois maintenue par une vis. Au-dessus du lioltier en laiton nickelé se place une rondelle de réglage, puis la plaque vibrante dont le diamètre est de 57 millimètres et Tépaisscur de 0,28 millimètre, enOn le couvercle portant rembouclmre en ébonite. En
;ssous est un anneau de suspension qui sert en mémo temps
î poignée.
La iïgiire 60 montre le fantôme des deux récepteurs que
)us venonï4de décrire.
Kig 6^. — Reccpleur Pasr|ucL
Récepteur Roulez. — Deux aimants NAS, N' A'S'^ recourbes en fer à cheval [fig. 61) sont oppost'^s par leurs pôles de môme nom, N en regard de N', S en regard dv H'. Entre chaque paire de pôles, et sur le même plan, est intercalée une pièce en fer doux, a entre N et N', b entre S et S'. Ces deux pièces de fer doux sont reliées entre elles par un rcsnort en laiton A A' en forme de losange; elles supportent les noyaux de deux bobines, et dans la vue en élévation de ee dispositif f el g représentent les noyaux qui surmontent les culasses ah.
F'v^. GO, — KanlOme des récepteurs ra!?i|iiet el LUininn.
Cet ensemble est placé sur le fond d"un boîtier en laiton nickelé. De la sorte, les aimants, les bobines et le ressort A A' sont intimement liés; en cITcl, des boulons à écrou M M' fixent les extrémités A A' du ressort aux aimants et au boîtier; le boulon B serré par l'écrou P assujettit le ressort au boitier seulement. Il en résulte que la partie médiane du ressort A A" peut s'abaisser ou se relever d une failjîe quantité suivant qu'on serre plus ou moins l'éerou P; c'est un moyen de réglage.
Les bobines ont une résistance de 200 ohms; les fils d'entrée et de sortie sont réunis à un cordon souple dont la trcs!^'" est arrêtée sous l'un des éemus qui immobilisent les r mants.
La plaque vibrante a 50 millimètres de diamètre sur 0,
mm
LES ni-:GEPTL:i!ns sa
niillimètre d' épaisseur. Le couvercle et retnboucbure se vissent par dessus.
Pour permettre le rcg:Iage, le boîtier est à double fond. La partie F se dévisse et laisse à découvert \vh têtes des bonlon*s MM' ainsi que Verrou P; cï^st en aîjissant sur ce der-
Fi g. G t. — Récepteur Roulez.
nier que l'on rapproche ou que Ton éloigne les bobines de la plaque vibrante.
La fiLTure G2 montre le fantôme magnétique du récepteur Roulex.
Dans un autre modèle, le double fond n'existe plus et les têtes des boulons M M' apparaissent a rextérieur, mais on a rapporté une pièce de couverture mobile qui cache et protège la tête de l'éerou de réglage P,
Le récepteur Knulex construit dans les ateliers de l'admiistration des Postes et des Télégraphes ne diffère guère que ar la taille du récepteur qui vient d'être décrit; il est plus
and, mais sa construction est aussi plus soignée.
Vi.x. 62. — Fantôme du réceptcur^Rnuk*/.
Récepteur Sieur. — Le récepteur Sieur {flg. 63] est un téleplione-montre à une seule l)obine dont lajîréKistancc est
Cou^e a h .
Fii^. 63. — Récepteur Sifur.
de 200 ohms. Les extrémités du fil, onrouli'cs on boudin ei protégées par des tubes de caoutchouc, s'attachent à de
LES RÉCEPTEURS
petites bornes soigneusement isolées par tles rondelles en os du boitïer de Tinstrument; ces bornes reçoivent également les ferrets d'un cordon souple à double conducteur destiné à assurer les communications avec Texte rieur.
La bobine est montée sur un aimant à point conséquent dont la figure 64 représente lo fantôme magnétique. Cet aimant a la forme ilun U dont les brandies auraient été raccourcies; la bobino et son noyau en occupent lo milieu.
Le diamètre de la plaque vibrante est de 58 millimètres, son épaisseur de 0,2S millimètre.
Fig, €4. — Fanlùme du récepteur Sîeur,
L'anneau de suspension est rectangulaire; c'est la forme qui se pn'^te lo mieux au but poursuivi par l'inventeur et qui consiste, comme nous le verrons pluH loiiî, à se t^ervir de son récepteur suspendu pour maintenir par pression le transmetteur dans la position (l'appcL
Récepteur Teilloux, — Lo fond d'un boîtier métallique est garni par deux aimants super posés ^ mais placés en sens inverse. Chacun de ces aimants a la forme d'un disque AMB dont le secteur AN B a étt'^ enlevé [flij. 65). Dans la portion de la figure 63 qui représente en plan le récepteur Teilloux, on voit les deux aimants ^ leur place; le secteur vide de Vainiant inférieur est indique par les lignes pointillées A'B'5 l'aimant supérieur occupe la position AJIB. Si les deux disques aimantes sont tournés convenablement, leurs pôles nord se superposent; il en de même do leurs pôles sud et c'est en ces
deux points que sont vissés les noyaux des bobines. La résistance de ces bobines est d'environ 210 ohms. Le diamètre de la plaque vibrante est de 58 millimètres et son épaisseur de 0,33 millimètre. Les brins du eordon souple entourent en partie les bobines avant de se relier à leur fil conducteur qui est protéine au niveau de la soudure par du lube de caoutchouc.
Fiir, 6o. ^ Récepteur TeiUouï,
Comme dans tous les récepteurs que nnus avons étudiés, la membrane vibrante repose sur le boîtier dont elle est séparée par une bague de réglag-e en laiton. Le couv(Tcle avec son embouchure en él)onite est vissé par dessus; entln, un manche en bois, terminé par un anneau de suspension j se visse dans une douille située sous le fond de la boîte.
On voit sur la figure GG le fantôme magnétique du récepteur Teilloux.
Bécepteur Testu. — M. Testa, agent spécial de l'atlminist rat ion française des Postes et des Télégraphes, a construit
n I, WM ■ i I
LES UKGEPTEURâ
Vl^. m. — Faotoiiic du rO.oplcur TcjJImux,
plusieurs modèles do récepteurs dont Tuii est admis .sur li-s^ rt':^cau3t aériens.
L'aspect dc^ rcs iustrumontH est celvïî de tous l(^s télepkones-
Ki!4. tît. — Fîinlijine du récepteur Te^lu.
m TÉLÉPHONIE PRATIQUE
montres : one enveloppe nickelée, un pavillon en ébonite, un anneau de suspension, vin cordon souple à deux conducteurs pour établir les communications. A rintcrieur ; un aimant et uno bobine de fil de cuivre
recouvert de soie. La disposition raisonnée de ces deux organes constituerinnovation.
Dans Tun dos modèles , l'aimant, fixé par une vis sur le fond de la boite, se compose de deux cuvettes concentriques sur le pourtour desquelles nnt été pratiquées six trnrges formant autant de créneaux, La polarité des cuvettes est de sens contraire, de telle sorte que le pourtour de la cuvette externe représente un pôle sud enveloppant le pôle nord de la cuvette interne. L'inventeur obtient ainsi un aimant circulaire à pôles concentriques produisant, suivant lui, le même effet que six aimants juxtaposés dont les pules correspondraient aux six parties saillantes du système, disposées par paires.
Chacune des cuvettes aimantées est entourée par une bobine. Ainsi, en allant du centre à la circonférence, on trouve :
une bobine entourant Taimant central qui a son pôle nord en regard de la plaque vibrante, une seconde bobine extérieure et enveloppant le pôle sud de la cuvette externe.
Les rieux bobines sont montées en série et représentent une résistance totale d^cnviron 55 ohms.
Le modèle admis sur les réseaux aériens de l'Etat diffère un peu du précédent.
L'aimant {fig. 68) est um- lame d'acier qui contourne en gran<le partie le fond d*un boîtier circulaire et dont les extr mités correspondant aux pôles sont incurvées dans la directio de la partie centrale du boîtier. Sur les deux pôles sont vissé
FIg, B8, ^ R^fpptpur Teii^hi,
LES RÉCEPTEURS
des noyaux creux dont la partie supmeure forme six créneaux, CImcun de ces noyaux porte une bobine dont la résistance est de 110 ohms. La^ deux bobines sont montées on série et so raccordent à un cordon souple à deux contlucteurs; les points de raccord étant protégés par des tubes en caoutchouc et le corJon assujetti par une bride avant sa sortie du boîtier.
La membrane vibrante est placée au-dessus de ce système ma4rnéti*[ue; elle mesure 61 millimètres de diamètre sur 0,33 millimètre d'épaisseur.
La figure 67 montre le fantôme produit par cet assemblage.
LES PILES MICROPHONIQUES
Piles Lecïanclïé à va^c ïi^rcnx M h n^<,Hoinér(:'s. — F*ilo *le Lai an de et Chaperon. — ï'iJc Callaud. — Contrùlciir <lc piles.
Pile Leclanché à vase poreux. — Le modèle d^ék-mtmt Loclanchr dt^ ra<linîiustratîon des Postes et TeU'irraphcs {jt(f, 69) comprentt ;
1" Un vase extérieur en verre uontcnarit une solution saturée de chlorhydruto (ramiiioniaquo ou sel ammoniac;
2" Un bâton de zinc nmal gainé plongeant dans cette solution et formant le pôle négatif;
3° Vu vase poreux renfermant un mélange île bioxyde do manganèse et de charbon de eornue;
i*' Une lame de charbon placée au milieu de ce mélange et constituant le pOle positif.
Le Lioxyde de manganèse est employé en petits morceaux exempts de jf5 poussière; le charbon de cornue est ^ également concassé en petits morceaux; ce dernier a prmr unique objet de drat- Mc i,c. iatjc(j.a à Yi^Y ]q bioxyde de manganèse, de ren-