‹ Téléphonie pratiqueChapitre 14 sur 20 · HO · texte numérisé non relu

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La troisième fois, toutes les aiguilles se portent sur la

».se 3 et, au poste 3 seul, la sonnerie tinte aussi longtemps

'aucune modification ne sera apportée à l'ensemble, c'est-à-

re jusqu'à ce que, le poste 3 étant prévenu, la personne

professeur Hughes Ta récemment appliqué à ses recherches sur la self-induction.

Le D' Nippoldt a fait construire un appareil portatif destiné à fournir une mesure approchée de la résistance des terres, notamment lorsqu'il s'agit de la vérification des paratonnerres qui protègent les édifices.

Plus récemment, M. le capitaine d'artillerie Guérin a imaginé également un appareil portatif qui permet de mesurer rapidement, et sans difficulté, les prises de terre ou toutes autres résistances avec une approximation suffisante. L'instrument a les dimensions d'une caisse de résistances ordinaire et pèse 10 kilogrammes.

Pont de Kohlrausch. — Cet appareil est destiné à mesurer la résistance intérieure d'une pile fermée sur elle-même ou l'intensité du courant qu'elle fournit; on peut aussi l'appliquer à la mesure des résistances des circuits métalliques. En principe, l'instrument n'est autre qu'un pont de Wheatstone dans lequel on a substitué au galvanomètre un téléphone, et à

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Fig. 413. — Pont de Kohlrausch.

la pile une bobine d'induction dont l'interrupteur est soumis à l'action d'une pile locale. Ce dispositif permet d'opérer des mesures indépendantes de la force électromotrice de polarisation, ce qui ne saurait avoir lieu par les méthodes ordinaires.

Le circuit primaire de la bobine I (/îg. 413) est traversé par

le courant de la pile P qui met en marche l'interrupteur à

raison de cent cinquante interruptions par seconde; on emploie

à cet efi'et un élément au bichromate de potasse ou doux élé-

nts Daniell. Le circuit secondaire aboutit d'une part à la

pie graduée C D, de l'autre au bloc r, uni par une cheville à

laisse de résistance R. Cette dernière est composée de cinq

unes mesurante,!; 1; 10; 100; iOOO ohms. Les branches de

proportion du pont sont formées par un fil de mailîechort tendu A B, de trois dixièmes de millimètre de diamètre et de 25 centimètres de longueur. Sur ce fil, on peut promener le curseur E, monte à glissière sur la règle C D. Cette règle est graduée de telle sorte, que le chiiTre indiqué par la position du curseur E, représente toujours le rapport de la portion a du fil de mailîechort laissée à gauche à la.portion h restant à droite. Un récepteur téléphonique est monté sur les bornes m, m' et relié par conséquent aux extrémités A B du fil de mailîechort. La résistance à mesurer s'intercale entre les bornes n, n\ Pour évaluer cette résistance, l'interrupteur étant mis en marche, et l'une des bobines de la caisse K étant mise dans le circuit par l'enlèvement de la cheville convenable, on porte le téléphone à Toreille et on fait glisser le curseur jusqu'à ce que le téléphone cosse de faire entendre le bruit de Tinterrupteur. Dans la pratique, ce résultat n'est pas toujours obtenu, mais on arrive à constater le point qui donne un son minimum dans le téléphone. A ce moment, la lecture de la graduation a donne la relation

— . = y ; d'où X = y R.

Pour obtenir la valeur réelle de x, il suffît de multiplier y par la valeur de la bobine débouchée. Le pont d'induction de Kohlrausch est peu répandu en France sous la forme que nous venons d'indiquer, mais la maison Brégueta construit un autre modèle d'un maniement commode, et dans leciuel le fil de mailîechort est moins exposé à se détériorer.

Cet instrument do mesure affecte la forme circulaire.

Sur un disque de bois, sont installés : un commutateur, un interrupteur, une bobine d'induction, une touche se déplaçant sur des bobines de résistance, une manivelle terminée par le curseur que l'on fait mouvoir sur un limbe gradué. Six bornes, disposées par paires, reçoivent le téléphone, la pile et la résistance à mesurer.

Le commutateur permet ^l'employer l'instrument comme un pont de Wheatstone ordinaire ou bien comme pont d'induction.

En plaçant une fiche entre A et B {fig. 414), l'induit de la bobine d'induction est en dehors du circuit et, en substituant au téléphone un galvanomètre, on a un pont de Wheatt.. En interposant la fiche entre A et C, et en faisant foncti-^' l'interrupteur, op développe dans le circuit secondçiire

le revêtement. Pour vérifier si cette condition est remplie, rame est pincée, sous une pression assez faible pour ne pas la déformer, entre les quatre brandies d'une mâchoire. Chacune des branches est formée par un cadre recouvert de fil et placé normalement à la direction de Tâme en expérience; les cadres opposés sont enroulés en sens contraire et ont des résistances égales; ils se font donc équilibre.

Un courant rendu intermittent par un interrupteur est lancé dans rame du câble; un téléphone est placé en circuit sur chaque paire de cadres. Tant que l'équilibre subsiste, c'est-àdire tant que l'âme métallique est à égale distance des quatre cadres, le téléphone reste silencieux; si, au contraire, l'âme métallique est plus rapprochée de l'un des cadres, en d'autres termes si l'âme est décentrée, l'équilibre est rompu et l'un des téléphones fait entendre le bruit produit par les intermittences de courant provenant du vibrateur et circulant dans l'âme du câble.

Par les exemples qui précèdent, nous avons montré combien est vaste déjà le champ d'exploitation des systèmes téléphoniques ; l'avenir nous réserve sans doute encore de nombreuses surprises.

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