PREMIÈRE LETTRE
A L'Hon. F. X. A. Trupet, C! R., membre du Sénat cana-
dien et de la société des avocats de St. Pierre, Directeur |
de L'ETENDARD, etc. (1)
Monsieur le Rédacteur,
Un ami m'a fait parvenir l’Etendard, numéro d'hier. !
J’y vois que vous m’accusez et que vous me sommez de répondre.
Je veux bien le faire, non pour me soumettre à la sommation, mais pour reconnaître l'attention dont vous m'avez honoré en publiant mon témoignage.
‘ M. Verreau, dites-vous, dans son long témoignage, a ‘ soigneusement évité de s’aventurer sur (1o)le terrain des | “droits du père de famille en matière d'éducation, (20) | “sur le terrain des principes en un mot: il s'y serait | ‘trouvé dépaysé ”.
Je me permets ce que vous feriez au Sénat: | a, uligné À
deux mots par respect pour votre journai ei pour vos lecteurs.
À la première partie de votre accusation, je réponds :
(1) L'Etendard a vu dans l'énumération de ces titres une injure à l'ax se #2 M. Trudel, injure qui était loin de ma pensée. Ayant connu, ,#r * uinéro du 20 avril, cette fausse interprétation, je fis disparaitre | rt'en-tête des lett::3 suivantes.
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lard, comme on tiré ma lettre ”, taqué, je m'étais tée contre moi.
du Sénat cana- Pierre, Directeur
numéro d'hier.
me sommez de
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pour vos lec- , je réponds :
s une injure à l'asée. Ayant connu,
1, je fis disparaître |
10 Lu Commission Royale ne m'a
pas appelé comme avocat ; mais comme témoin ;
20 En cette qualité, mon rôle devait se borner à ré dre aux questions, telles qu’elles étaient postes j
30 D'ailleurs, le droit des parents sur le étant admis par tuus, une exe té une véritable aventure :
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urs enfants ursion sur ce terrain aurait
40 Enfin, j'ai constaté les deux faits évidents : 1o que les parents peuvent faire l'éducation de leurs enfants de la manière qu'ils l’entendent ; 20 que dans les bliques, ils ont une grande liberté de choix.
Voici mes paroles, que vos nombreuses auront empêché de lire ;
“ Je crois que (dans cette ville) on respecte complèteles droits des parents dans l'éducation et l'instruction de leurs enfants. D'abord, les parents ne sont pas forcés par la loi d'envoyer leurs enfants aux écoles ; ils peuvent faire donner l'éducation à leurs enfants par n'importe quelles personnes de leur propre choix :
; ils peuvent les envoyer à des écoles indé endantes ; enfin, dans
la ville, ils ont la liberté de choisir entre les différentes écoles, entre celles qui sont dirigées par des religieux et celles qui sont dirigées par des laïques ; et de plus, ils peuvent choisir, entre les écoles des religieux ou entre les écoles laïques, celle qui leur plaît davantage ; je ne vois rien dans la loi qui les en empêche,
‘I me semble que le droit d’un parent ne peut prévaloir contre les droits des autres parents. Il faut alors que chacun cède ou abandonne une partie de ses prétentions quant au choix des méthodes et des matières qui forment le programme de l’enseignement d’une école.
** Dans ce cas, c’est à l'autorité légitimement constituée de déterminer ce qui peut convenir aux besoins du plus grand nombre.
* D’ailleurs, le droit des Parents auquel on fait allusion,
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