‹ Témoignage devant la Commission royale [microforme]Chapitre 4 sur 43 · D RE · texte numérisé non relu

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En parlant des ordres religieux, je le fais d’une manière générale, parce qu'il y a un très grand nombre d'ordres religieux enseignants. Ici, je crois qu’il n’y a actuellement qu’un seul ordre (1). Ce que je dis ne s'applique pas plus À celui-ci qu'aux autres.

Un seul ordre adinis à enseigner dans un Pays, quelque parfait, quelque estimable qu’il soit, quelque expérience qu’il ait pu obtenir dans l’enseignement, ne pourrait pas faire tout le bien possible.

Ensuite, il y aurait à examiner la question des ordres qui sont plus ou moins indépendants de l'autorité de l’évêque, et par suite des inconvénie: que l'autorité religieuse peut rencontrer en les employant (2).

Répondant aux questions de M. Perrault :

Dans l’enseignement, il y a deux choses à considérer, la méthode et la personne. Il est possible qu’un religieux ne réussisse pas, sans qu'on puisse dire que la méthode de l'ordre est défectueuse, Le manque de succès sera le fait du religieux ou des religieux chargés de l’école. De même, un laïque, dont la préparation aurait été faible, pourra réussir très bien, à raison d’un talent personnel.

Il faudrait supposer les méthodes les mêmes et ceux qui sont chargés de les appliquer,également bien préparés, pour établir une comparaison, et pour affirmer d’une manière positive que le religieux, par le seul fait qu'il est

sation à ces inconvénients. Au contact du prêtre et à l'ombre de l'autel, les manières et le caractère se formeront, l'esprit se développera, et, ce qui est plus important, le curé saura distinguer plus d'une vocation pour l'Eglise ou pour le monde.

Cependant, on comprend que certains instituts ne puissent se prêter à tous ces dérangements.

On cite des cas où l'on avait recours aux élèves du couvent pour le

chant des offices. Les supérieures se pliaient aux circonstances avec la meilleure volonté du monde.

(1) La question qu'on m'avait posée concernait l'enseignement des gar-

Sons. Tout le monde sait que dans la ville il y a plusieurs communautés de religieuses enseignantes.

(2) Voir Note B.

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religieux, réussira mieux que le laïque. Je crois que, toutes choses égales d’ailleurs, le religieux réussira également bien.

Il peut y avoir des parties techniques où le religieux et le laïque, chacun de son côté, réussiront mieux l’un que l’autre.

Pour moi, j’ai toujours considéré comme odieuse cette manière d’envisager la question. C'était, il me semble, pour éviter cet inconvénient dans les Etats-Pontificaux, que le pape Léon XTT, autant que je puis comprendre son code, exigeait que, pour chaque école et chaque année, on choisît les maîtres au concours (1).

Les examinateurs nommés par l'autorité de l'endroit, faisaient leur rapport, et d’après ce rapport, on élisait, au scrutin secret, le maître le plus capable, la‘que ou religieux.

Il n’y avait d’exception que pour les ordres religieux qu'on appelle réguliers, qui dépendent exclusivement de leurs supérieurs (2).

(1) C'est dans ce. sens que la S. C. des Etudes à répondu le 22 décembre 1825 :

Questio 15. An quotannis mense Les conseils municipaux doiventaugusti publica cujusque loci con- | ils se réunir chaque année, au mois silia habenda sint, ut latis suf- | d'août, pour décider par voie de suffragiis magistri vel approbentur vel | frage s'ils garderont ou changeront removentur ? les maîtres ?

Declaratio : Affirmative. Réponse : Affirmativement.

(2) C'est au moins la conclusion qu'on peut tirer de l’article suivant de la Bulle :

293. Educationis ac Institutionis Les couvents d'éducation et d’insconvictus, et publicarum scholarum | truction et les collèges d'écoles pucollegia Regularibus ordinibus tra- | bliques confiés à des Réguliers condita, ad normam proprii eorum ins- | tinueront d’être régis par les règles tituti regi, et regularibus suis superio- | de leur institut, et dépendront de ribus subjeci pergant, quin tamen Sa- | leurs propres supérieurs, sans exclure crae Congregationis auctoritas peni- | cependant toute autorité de la S. C. tus excludatur. des Etudes.

Il est évidemment question ici de l'instruction secondaire ; mais quelques évêques demandèrent à la S. C. des Etudes s'ils pouvaient étendre aux

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