ACHILLE CARON
L'Islet, 18 juillet 1883.
Et voici maintenant pour compléter la démonstration ce qu'écrit le Rév. M. Delâge, en date du 18 juillet courant : :
Je distingue, en les séparant et en les numérotant, les points principaux de cette lettre.
or D em ru un
10 ...,Le cher Frère directeur actuel, tout en conservant les premières tubles et les bancs dans leur état primitif, en a fait faire de nouvelles à mesure que les élèves ont augmenté en nombre. Plus tard, quelques-unes de ces nouvelles tables ont été vendues à d'autres écoles, pour ôtre remplacées par des pupitres à trois places, avec chaises pour l'usage des élèves des deux premières classes. I 20 Dans les deux autres classes on fait encore usage des premières tables qui sont unies aux bancs, || 30 En sorte que le cher Frère Réticius u dit vrai en affirmant que “ les tables qui furent faites en 1853, lors de lu fondation de l'étublisse- ‘“ ment existent encore aujourd'hui, avec leur forme primitive.” Si quelqu'un en doute, qu'il y vienne voir. || 40 Dans ma réponse au Révérend Monsieur Verreau en date du 20 avril dernier, j'avais dit que les anciennes tubles avaient été séparées des bancs. Ce qui m'avait mis sous cette impression, c'est que les tables nouvelles que le cher Frère Chrysostome avait fait faire et dont une partie avait été vend ue, étaient séparées des bancs ; mais ayant 6t6 averti de mon erreur, et m'en étant convaincu, j'écrivis de suite au Révérend Monsieur que je m'étais trompé d’abord.
1150 Je certifie avoir autorisé le cher Frère Chrysostome à écrire au cher Frère Réticius que je n'étais aucunement intervenu dans les changements opérés au sujet des pupitres.
J'affirme sur mon honneur la vérité de tout ce que ci-dessus.
F. X. DeLaGe, Ptre, [slet, 18 juillet 1883.
Premier point. M. le G. V. Delâge reconnaît, comme M. Marcotte, que des tables-pupitres et des chaises ont été données aux élèves des classes les plus avancées.
Deuxième point. Dans les autres classes, on ferait encore usage des bancs unis aux tables ; mais, comme M. Murcoice, M. Delâge dit qu'il y a aussi des tables et des bancs séparés.
D'où il faut conclure que l’ameublement primitif a 6 considérablement modifié.
Troisième point. Le Cher Frère a dit {a vérité ; mais non toute la vérité, ce qui n’est pas la même chose. L'Etendard lui-même y a été trompé, au point de crier triomphalement . "e j'avais été convaincu par le Cher Frère Réticius d'avoir «4 51ê ‘in fait qui n'existe pas.
Quair in aint. M, le Grand Vicaire m'avait écrit, il est vrai, en date lu 25 avril, u1e lettre que j'avais complètement peidlue ü: vue et oubiiée jusqu’au moment où je lus
dar mê taq poil secc pre
(TI ] couv cun qu'il peti
sert € impr
Le (D) ; veur parc plus M.T
inter ment direc inutil ayant
Je tion :
Do:
loin d
que j’
GI quand ;j ration, | de l'err donc ne qui occt
t les premières iouvelles à meelques-unes de * être remplahaises pour I 20 Dans les qui sont unies n affirmant que de l'établissetive.” Si quele au Révérend : les anciennes 8 cette impresrsostome avait étaient sépaen étant conn'étais trompé
écrire au cher changements
us.
ELAGE, Ptre,
comme M.
ses ont été 8,
rait encore ne M. Mart des bancs
mitif a ci
mais non L’Etendard riomphalere Réticius
écrit, il est complètet où je lus
dans l’Etendard cette autre lettre du 18 juillet. Quand même j'y aurais pensé au moment où je répondais à l'attaque de l’Ætendard, j'aurais encore été excusable de ne point m'occuper des tables et des bancs séparés, point très
secondaire, comme M. Delâge m'en prévenait tout le premier en ces termes :
“ Dans ma réponse... j'ai commis une erreur involontaire que j'ai découverte hier, Quoique je pense bien qu'elle ne doive avoir au-
Cune influence dans le dé bat ; cependant, comme j'ai appris qu'il se faisait des recherches très minutieuses, je tiens à corriger cette petite erreur: j'ai dit que les anciennes tables ou pupitres dont on se sert encore dans les classes étaient séparés des bancs (j'étais sous cette impression) ; mais j'ai constaté que tel n'est pas le cas.
Voilà toute la rectification dont parle M. Delage.
Le nom de M. Marcotte n’y est pas mé (1) ; s’il y a une allusion aux démarches f veur, je ne la compris pas et je ne pouvais parce que je n’eus connaissanc plusieurs jours aprè M. Delûge.
Cinquième point, M. le G. V. Delâge n’est aucunement intervenu dans le changement. Cec. s'accorde parfaitement avec mon témoignage: il avait insisté auprès du Frère directeur pour faire donner aux élèves des pupitres, mais inutilement, puisque la règle Ctait 1à : ‘ plus tard, {a règle ayant été modifiée, on donna les pupitres et les sièges, etc. ”
Je n'ai ni affirmé, ni insinué que ce fût par l’intervention de M. le Curé.
Donc, sur tous ces points, la lettre qu’on vient de lire,
loin de donner raison au Cher Frère Réticius, confirme ce que j'ai avancé dans mon témoignage.
me mentionnné uites en ma fala comprendre, e de ces démarches que 8, le 28 avril, où je reçus la lettre de
() La seconde déclaration de M Marcotte était imprimée (page 215) quand j'ai retrouvé la lettre de M. Delâge. En la rapprochant de la déclaration, il paraît évident que M. le Grand-Vicaire a oublié de me prévenir de l'erreur de M. Marcotte, comme il lui avait promis de le faire. Rien donc ne m'aurait autorisé à contredire la déclaration solennelle d’un homme qui occupe la position de M. Marcotte
Donc les trois documents annoncés plus haut avec éclat, — destinés à confirmer l'accusation écrasante que j'avais inventé l’histoire des pupitres,—ne servent qu’à prouver avec plus de force que ces pupitres existent et qu’ils servent aux élèves des classes les plus avancées, dans une institution qui est classée au nombre des collèges industriels.
J’en témoigne ma reconnaissance à l'Ætendard et au Cher Frère qui s’est donné beaucoup de peine pour les obtenir.
Ainsi, M. l'abbé Delâge a écrit à M. l'abbé Verreau pour l'avertir de l'erreur commise dans les déclarations, et dans sa propre lettre du 20 avril.
On vient de voir en quoi consiste cette rectification.
M. Delâge a rectifié l’erreur qui lui était personnelle, et il n’en a mentionné aucune autre.
Et malgré cela, M. l'abbé Verreau se sert de ces témoignages, sachant que des faits y mentionnés n'étaient pas vrais !
Supposant d’abord que j'avais une connaissance parfaite de la fausseté de tels ou tels faits, je réponds en distinguant :
Je me sers des témoignages pour établir et prouver les faits que je sais être inexacts ou faux, je nie simplement.
Je me sers des témoignages pour établir et prouver les autres faits qui font l’objet du débat et que le Cher Frère Réticius m’accuse d’avoir inventés, je l'accorde.
D'ailleurs, quelles sont les déclarations que M. Delâge m'a signalées comme inexactes ?
Aucune.
Quels sont les faits inexacts qu’il ma signalés dans ces déclarations ?
Aucun.
Comment doit se trancher maintenant l'alternative posée par M. l'abbé Verreau ?
Nous n'avons pas voulu et nous ne voulons pas encore nous servir de l'alternative qu’il a imprudemment placée sur sa tête. Nous avons supposé et nous supposons encore que lorsqu'il a affirmé ces faits dans son témoignage, il était de bonne foi.
ut avec éclat, que j'avais inprouver avec qu’ils servent s une instituidustriels.
mdard et au sine pour les
pour l’avertir de ettre du 20 avril.
rectification.
ersonnelle, et
ignages, sachant
sance parfaite 1s en distin-
| prouver les simplement.
, prouver les que le Cher ’accorde.
1e M. Delâge
lés dans ces
e par M. l'abbé
nous servir de IS AVONS supposé dans son témoi-