‹ Témoignage devant la Commission royale [microforme]Chapitre 42 sur 43 · À LAMARRE · texte numérisé non relu

À LAMARRE

que

elage avait s vu qu'il

‘* était président, etc. ; mais que M. Delâge ne lui en avait ‘jamais parlé, etc. ”

Cela prouve que M. Lamarre s’est trompé en déclarant qu'il avait travai:.e À la demande conjointe du Cher Frère Chrysostome et de M. le Curé, voilà tout. Mais le fait qu'il nomme le Directeur le premier, cet autre fait qu’il a été payé par le Directeur font voir assez clairement que, dans la pensée de l’ouvrier, le Cher Frère tait la principale partie contractante.

Du reste, cette déclaration n'infirme en rien mon témoignage, à savoir : Plus tard, les règles ayant été mo- ‘* difiées, les pupitres et les chaises furent changés. ”

Cette déclaration n’infirme en rien cette autre partie de mon témoignage — partie très secondaire, au reste, — que “ M. Delûge avait insisté quelque temps auprès du directeur “ des Frères pour faire donner des pupitres. ”

Que ce soit le Cher Frère directeur qui ait opéré le changement, cela devait être, puisque M. Delâge, d'après moi, s'était adressé à lui: je n'ai pas dit que M. le curé ait rien imposé, ni qu’il ait pris, à ce sujet, aucune initiative auprès des ouvriers.

Celle de M. Caron :

Je, soussigné, Achille Caron, menuisier, de la paroisse de l’Islet, explique ma déclaration, en date du 25 avril dernier, relativement aux pupitres des écoles des Frères de l'Islet, en disant : Lorsque j'ai corroboré le témoignage de M. Lamarre, en date du 25 avril dernier, je n’entendais que pour la partie qui me concernait, c'est-à-dire que j'avais travaillé à la confection de ces pupitres. Quant au marché entre le cher Frère directeur et M. Lamarre je n'en ai jamais eu connaissance. Je fais cette déclaration solennelle la croyant consciencieusement vraie et en vertu de l'acte passé dans la 37e année du règne de Sa Majesté, intitulée : Acte pour la suppression des serments volontaires et extra-judiciaires.

Page 1