‹ Témoignage du Dr. J.G. Rutherford, Inspecteur Général Vétérinaire, devant le Comité spécial permanent de l'agriculture et de la colonisation, 1906 [microforme]Chapitre 22 sur 75 · D EE EE · texte numérisé non relu

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Î priétaires dans les eus et aux époques prévus par l'acte, L “6, Dans le cas où le propriétaire s'oppose à l'abatage des animaux qui réagissent à hi l'épreuve de la malléine, mais ne montrent aucun symptôme elinique, l'inspecteur p Ë : ordonner que ces animaux soient placés en rigoureuse quarantaine et soumis à di H velles épreuves ne devront en aucun cas excéder deux en nombre et devront ètre « è pictes sous quatre mois après la première épreuve, pourvu, cependant que les propric- # Î taires qui auront opté pour la mise en quarantaine de leurs animaux plutôt que pour

leur abatage perdent tous droits à une indemnité. “7 Les chevaux, mulets où ânes réagissant à une troisième épreuve de la mit È éïne seront imméliatement abattus sur un ordre signé par un inspecteur et il sera disposé de leurs carcasses comme prescrit,

“8. Les inspecteurs sont par le présent autorisés à permettre aux propriétaires

des chevaux, mulets ou ânes qui ne réagissent pas à la troisième épreuve de la niul- L léine et qui n'ont jamais montré de symptômes cliniques, de retenir ces animaux 1 l: s'en servir, sujets aux conditions contenues dans le permis signé par l'inspecteur. “9, Avant d'ordonner le paiement de l'indemnité, le ministre exigera la pri tion d'un rapport satisfaisant, de l'ordre d’abatage, du certificat d'évaluation et d'a tage et du certificat de nettoyage de désinfection, tous signés par un inspecti si “10 Le ccrtificat d'un inspecteur comportant qu'un animal a réagi à l'épreur. la malléine ou a montré des symptômes cliniques de la morve sera, pour les fin: dit acte, et du présent arrêté, une preuve prima facie devant tous les tribunai justice et ailleurs des faits qui y seront attestés,

“11. Toute cour, étable, appentis ou autre endroit ou local, et tout wagon. : rette, voiture, chariot ou autre véhicule, et tout ustensile ou autre objet infecté il morve, sera complètement nettoyé et désinfecté par ou aux frais du propriétair weupant, à la satisfaction d'un inspecteur-vétérinaire. J. G. RUTHERFORD,.

“Directeur-Vétérinaire-Généri!

“Afinietère de l'Agriculture, Ottawa”.

Depuis que le système d'indemnité a été adopté, plusieurs cas ont été sisnas et placé: sous la surveillance de nos inspecteurs. Quelques-uns de ces cas so: venus dans des régions du Canada où, autant que cela regardait notre ministèr., ! n'avait pas auparavant soupeonné que la maladie existat.

lROTORTION ET MAXIMUN DE L'INDEMNITÉ PAYÉE,

Par le Dr Sproule & Q. Vous avez déjà mentionné, mais je n'ai pas entendu distinctement, le maxinnnn de l'indemnité payée; un tiers de la valeur, je crois, que vous avez : R. Deux tier-.

Q. Deux ti R. Oui, jusqu

à &150. La plus haute valeur est de #150 dans le cas d'un

+ : Te 3 RE ane je ehiye cs fs â - crdinaire, liuis, das ic Cas Gun CHCVUI pur Suhg, CE CHILTE est doublé,

Par M. Martin (Wellington) :

Q. Est-ce l'inspecteur qui établit le prix À R. Oui, dans chaque cas.

ANNEXE No 2 Par M. Ross :

Q. Dans le cas de contestation Quant au prix, a-t-il un pouvoir discrétionnaire f

R. Il est absolunent nécessaire qu'il ait ce pouvoir,

Il n’y a pas de doute que, pendant tout le temps que le système de l'abatage sans indemnité fut en vigueur, la tendance des propriétaires et même de certains vétérinaires était de eacher l'existence de la morve et de se défaire dés animaux suspects aussi vite que possible,

D'autre part, on comprend de suite que 1. otion d’un système d'indemnité necordée pour les animaux abattus a encouragé les propriétaires ct les vétérinaires à signaler plus librement les cas de maladie. Une grave manifestation de la morve dans Ja région du Saguenay n'a jamais été signalée, quoique la maladie y ait fait rase pendant plusieurs années, alors que personne n'a jamais soupçonné l'existence de cette même maladie dans la Colombie-Britannique, quoique, ainsi que le con- -tatent nos chiffres, on ait détruit dans cette provine®, dans le cours de l'année écoulée, un nombre considérable de chevaux malades.

Le véritable état des choses au Manitoba, tel qu'il a été mis en lumière par nos inspecteurs dans cette province, depuis que le travail est passé des mains des autorités provinciales à celles de ce ministère, en février 1905, est encore venu causer une tré grande surprise. Pendant vingt-ans l’Acte concernant les épizooties du Manitoba a été le plus parfait au Canada, et le travail de surveillance de la morve était su pposé y être poursuivi d’une manière intelligente et systématique. Les autorités provinciales n'avaient pas cependant pour méthode de détruire les réagissants ; on nubattait que dans les cas cliniques, alors que, dans certains cas, les chevaux soumis

contact ont été assujettis à l'épreuve et gardés en observation, ct qu'en certains utes cas on les a relâchés sans plus tenter d'en conserver le contrôle,

Les résultats d'une parcille méthode sont très-évidents, comme l'on verra en con-

Haut les chiffres qui accompagnent ce témoignage. Autant qu'il est possible d'en juger à cette houre comparativement rappro- : son adoption, le nouveau système, sera selon toute apparence, couronné de suecn atteignant l’objet de son application, qui est la complète extirpation de la Dans ces régions où la maladie a régné et où les citoyens ont subi par elle de is pertes, les nouveaux règlements donnent grande satisfaction et les intellirarmi Jes propriétaires de chevaux expriment ouvertement leur approbation du

gement, +

Dans d'autres parties du pays où la morve n'est Apparu que depuis peu, on

d'auelquefois qu'il nv a pas de nécessité pressante de mesures aussi rigou-

=. On soutient que la maladie a existé an Canada et dans d'autres pays, pendant plusieurs années, sans devenir épizootique ou causer une pérte aussi grande de Levil que celle qui résulte des opérations actuelles de nos inspecteurs. Comme on 1e facilement le démontrer, cette prétention n'est pas bien fondée. Ces statistiques k- javs européens, quand elles sont véridiques, montrent de facon conelante que la

+ dans les conditions modernes, est extrêmement difficile à contrôler, quand on

bat avec les méthodes efficaces généralement en usage. Les chiffres déjà cités

‘lvés du Bureau de l'Agriculture de l'Angleterre montrent l'inanité de demi-

Par M. Martin (Wellington) :

. Avez-vous les statistiques pour tout le Canada! Oui, je les ai ici, c'est-à-dire celles des dernières quatre années. Par chaque province ?

. Comme je l'ai dit en commençant, le Canada n'a pas adopté de mede d'action En ‘''e matière jusqu’en 1902, si ce n’est dans les Territoires du Nord-Ouest. (. Avez-vous les statistiques depuis cette époque pour chaque province ? KR. Oui, j'ai ces chiffres. En ce qui regarde notre travail, vous comprendrez

Q. Dans la preuitre partie de vos remarques, vous avez avancé que la malaili

li V3 j existait daus quelques parties de la province d'Ontario. Pouvez-vous mentionn cuelles parties!

R. Oui je vais vous donner cela dans un instant. On fait actucliement un énergique effort pour engager les autorités anglaises e fait constater Pextrait su

| adopter le système maintenant suivi au Canada, comme ] 1 vant d'une revue du rapport du bureau de l'Agriculture, qui a paru dans le Lan: de Londres, le 5 juillet 1905:

“IL faut admettre que la morve augmente, et il est temps de prendre quels ruiesure radieale pour contrôler cette maladie, En 1894, on n'a signalé que 502 ce | mais en 1904 ce chiffre s'est aceru jusqu'à 1,539, et 2,65S chevaux ont été abatt comme atteints de la morve. On devrait assurément donner plus de pouvoirs inspecteurs vétérinaires, pour soumettre à l'épreuve de la malléïne les chevaux « ont eu contact, car, au moyen de ce sérum, on peut faire un diagnostic presque infii! lible en 24 ou au plus en 48 heures. La dépense, quoique élevée la première ann ne sera pas excessive si on la répartit sur une série d'années; et quand une mali susceptible d'être prévenue et qui cause la mort de nombreux êtres humains cha année est en question, le coût ne devrait certainement pas être considéré trop # ricusement comme une raison de ne pas entreprendre une lutte décisive.”

S'il est possible à la morve d'étendre ses ravages dans une telle mesure, dans un pays comme l'Angleterre, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi j'ai jugé née: saire de consciller l'adoption du système maintenant en application au Canada, 01 les conditions géographiques et économiques sont tellement moins favorables à nie surveillance systématique des cas suspects.

j' Dans les localités où la nature de la maladie n’a pas été déterminée et où aucun Hi effort intelligent n'a été tenté pour la contrôler, les résultats ont été invariablement

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î désastreux.

Comme exemple de ce fait, je citerai de nouveau l’expérience acquise par la con:- Saguenay, dont le secrétaire signale la perte par mortalité d’envir n

pagnie de Bois de ; cinquante chevaux de prix, en moins de quatre ans, qui tous, suivant lui, auraient (té

! terrassés par la morve. Non seulement ces chevaux muururent, mais toute la résin irdait fu inetée, au point de rendre impossible la tâche d’enrayer la

où on les g:

maladie, sans détruire la très grande majorité des chevaux qui s’y trouvaient.

ï Par M. Ross (Yale et Caribou):

Q. Où est cette région, docteur ?

R. Dans la vallée lu Saguenay.

Q. Près du lac Surat-Jean?

R. Au sud-est du lac Saint-Jean, en descendant le long de la rivière Sagu: hi} et le long de la eûte à partir de Chicoutimi. C’est à ce point que s’attachait l'intérêt de M. Maclaren.

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