‹ Témoignage du Dr. J.G. Rutherford, Inspecteur Général Vétérinaire, devant le Comité spécial permanent de l'agriculture et de la colonisation, 1906 [microforme]Chapitre 28 sur 75 · CE TE ESS · texte numérisé non relu

CE TE ESS

AEANIÈRE D'APPLIQUER LA MALLÉINE.

Par M. Talbot :

Q. Quel est le but de faire l'injeetion le soir, plutôt que le matin ?

R. Afin de permettre à l'inspecteur et aux chevaux de prendre du repos. Un riode de 8 à 10 heures s'écoule entre l'injection et le temps où les remèdes commet à opérer et ce temps peut tout aussi bien ètre consacré au repos, attendre qu'ii rien à faire dans l'intervalle. La température se prend le matin et avant que le «

it passé, l'examen a fait savoir si le cheval est malade ou non. C'est là en #1 rartie une matière de commodité. Il y a aussi une autre raison que je pourrais 4} ‘est que le cheval, comme tout autre animal, a sa plus haute température normal

la soirée.

Par M. Lake :

Q. La température s'accentue dans presque tous les cas jusqu'à un certain

svee F'inoculation #

Quelquefois la température monte tellement que le vétérinaire est dan 3] doit se prononcer pour l'affirmation ou pour la négative. Avez-vous tx re limité qui puisse établir la présence de la contagion ? » Les degrés Fahrenheit sont d'environ trois et demi. C'est là une limit nous n'aimons pas à dépasser. Mais nos inspecteurs ont le privilège d'exercer taine latitude. 11 peut y avoir une raison purement locale pour ce degré de te: ture où pour son absence dont l'inspecteur peut se rendre compte, dont je ne jp reudre compte dans mon bureau en parcourant son rapport ou s6s donnés, et eons ment l'inspceteur doit dans les cas où Ja température dépasse cette limite en 71 pour son rapport à moins que l'animal n'ait été tué. Je erois que c'est là

note tant. L'inspecteur doit exercer son propre jugement iutellecti

pratique ot itnpol chaque eas. Voiei le rèclement tel que je l'ai rédigé. Certains résultats et ©

malléine étant donnés, à moins que la loi n'ait suivi son ©

de l'injeetion de la abattu, l'inspecteur doît expliquer le eus et en donner les

que l'animal ne soit

ge aui n'est que juste et bien fondé.

EXPÉRIENCES RENOUNY ELÉES.

tours ont une discrétion qui n'est pas mentionnée dans ces règh lez ehevaux en quarantaine pour une nouvelle inoculation quan

CONSERVATION DE LA SANTE DES ANIMAUX DOMESTIQUES 66 ANNEXE No 2

leur semblent propres à subir une nouvelle inspection, sans exposer le propriétaire À verdre le bénéfice de sa Compensation, comme dans le cas du propriétaire qui de son propre chef insiste à garder ses chevaux pour une nouvelle épreuve, malgré l'inspecteur qui les a condamnés,

Par M, Ross :

Q. Ki le propriétaire paie pour les frais de la quarantaine, pourquoi ne pas Jui aeder la compensation voulue 2 R. Il n'y a pas de pays au monde présentement où l'on paie plus généreusement qu'ici pour la perte des chevaux atteints de l'épidémie, Et, la raison pour laquelle le paie si cher, comme il a été expliqué lors de la passation du bill, c'est afin de per le mal dans sa rneine, et d'en avoir fini une fois pour toutes, Et si un propriéire insiste, contre toutes nos connaissances, notre science et nos règlements, à garder sant un animal comme un foyer pestilentiel dans son étable—— Q. En quarantaine 4 LE. En quarantaine ou autrement—il est impossible à raison des reatrictions exntes dans le pays comme je l'ai expliqué de préserver les autres chevaux de la conn, et si un tel persiste, insiste pour garder ce foyer pestilentiel dans son étable et au ministère une perte de #20,000 qui ne serait pas encourue si la bête était tue, Je suis bien autorisé à dire, je crois, qu'il n'est que juste qu'il paie pour ce prieu subissant la perte de sa compensation,

l'ar M. Blain :

Q. Pourquoi ce privilège de garder son cheval ?

KR. Parce qu'il se peut que vous possédiez un animal de la valeur de $10,000, ct

li que nous puissions donner en compensations est $300. Or, an pauvre colon

ï posséder trois où quatre chevaux, tout son avoir pour rentrer sa moisson où pour

enlever, et il serait extrémement douloureux d'insister absolument pour abattre vaux sil devait en retirer de plus grands profits en en faisant usage pendant Kw semaines de plus,

Pur M, Fisher :

Q Mais il ne lui est permis de les garder qu’à la condition d'une stricte quaran- . il lui faut démontrer qu'il peut les tenir complètement isolés. Sans cette resn ses chevaux seront abattus.

Fi. Oui,

Par M. Blain :

Q. Y a-t-il beaucoup de cas de ce genre ?

I. Non, peu comparativement, De temps en autre il s’en rencontre un cars, enraus le distriet de M, Ross, où la population n’a jamais été mise au courant de vlie en question et de ses conséquences,

VW, Wright (Muskoka) :

Q. Ne se peut-il pas qu'un cheval harassé par le travail, ou quelqu'autre cause nt son état, ne puisse pas résister aux effets de la malléïne. et qu'il en résultâät mentation dans sa température, étrangère entièrement aux ets de la gourme ?

I. Non, notre expérience nous apprend qu'il n'y a pas à s'y tromper. Le percentie Pen pourrait appeler les réactions douteuses est bien minime. Je dois ajouter, HAT avez, disens, cent chevaux dans ne étable, et vous commencez à

i 1s lc iCUTES, suis tenir compie de la malléine, ‘existe peut-être pas de cas dans un rayon de cent milles. Il e:t dans l'ordre des = possibles que Ja température de l'un de ces chevaux puisse, À raison de cireonss fortuites ou circonstances étrangères soudainement s'élever, Et ce cheval, Hs le cas où il aurait été soumis, la veille, à l'injection de la malléïne, serait peut-

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66 DIRECTEUR VETERINAIRE GENERAL

6 EDOUARD Vil, A. 1906

être condamné à tout comme atteint de la gourme, C'est là à peu près le seul risque à courir dans la pratique de la malléïne.

Par M, Ross (Yale-Cariboo) :

Q. Mais la tièvre de l'animal ne s'est pas déclarée par suite de l'application de la malléine 4

R. S'iln'y avait pas de malléïne dans un rayen de cent milles, la température de l'animal pourrait tout de méme s'élever,

Par le Dr Black :

Q. Pouvez-vous désinfecter une étable, sans y mettre le feu, ét comment vous y prenez-vous f

LR. Parfaitement, et très facilement, Ilse présente à ce sujet une question bi intéressante, Quand j'étais encore jeune homme, il y a longtemps de cela, les chirurgiens étaient d'opinion que les germes de la gourme pt rsisteraient à vivre au fon de l'étable pendant des années et des années à venir. Depuis, tout cela s'est trouvé sans fondement, et il est établi que quatre mois tout au plus est l'étendue limitée fi temps donné à la bacille pour subsister en dehors du système animal, et ee, sous cireonstanecs les plus favorables. L'explication de l'existence de cette vieille crovance est l'existence de ces cas latents de la maladie qui nous a fait découvrir l'emploi 4 la malléine, Je puis vous faire venir à Ottawa, si vous le désirez, un cheval qui a le< glandes depuis trois ans, le fait est bien caractérisé, ct cependant e’est un des plis beaux chevaux du district,

Par M, Ross:

Pourquoi ne l'abattez-vous pas?

R. Pour des raisons que je vous expliquerai en aucun temps. Le cheval en qui tion, qui soutfrait de la maladie à l'état latent, a fourni l'occasion d’inspecter cs vicilles écuries que lon tenait en suspicion. Comme un cas se présentait après 1 autre cas, le vétérinaire et le propriétaire étaient d'opinion que l'écurie était la eus de l'infraction, tandis que c'était l'animal en question. Voici une copie de l'avis que nous publions touchant le mode de désinfection:

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