‹ Témoignage du Dr. J.G. Rutherford, Inspecteur Général Vétérinaire, devant le Comité spécial permanent de l'agriculture et de la colonisation, 1906 [microforme]Chapitre 32 sur 75 · I. Quelques chevaux le paraissent · texte numérisé non relu

I. Quelques chevaux le paraissent

QI cessent de manifester les Symptômes, et vous êtes d'avis qu'ils sont guéris? Bien, j'ai lu mon opinion à ce sujet. C’est un point iiportant au sujet duie dois prendre beaucoup de précautions pour exprimer une opinion ; et j'ai lu onInIon.

Q. Lorsqu'ils cessent de manifester les symptomes, vous les renvovez?

É I. Comme je l'ai dit, j'ai insisté tout spécialement sur ce point dans le témoique j'ai lu.

Par M. Martin (V'ellinglon-nord) :

(. Vous a-t-on fait rapport sur la morve dans le comté de Wellington? ÎLE Oui, mais pas récemment.

{! Pourraït-elle être retracée ces branches de l'ouest canadien ?

I. Nous sommes complètement dépourvus de preuve sur ce point ?

Asant lu en entier mon témoignage transcrit, je le déclare exact.

J. G. RUTIIERFOR

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DIREUTEUR VETERINAIRE GENERAL

6 EDOUARD Vii, À. 19C6

SaLLe 69, CHAMBRE DES COMMUNES T mai

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intimes nue: de ions

Le comité spécial permanent de l'Agriculture et de la Colonisation se réunit jour à 10.20 am, M. P. H. MeKenzie au fauteuil.

Le decteur Rornerrond, directeur général vétérinaire, est rappelé etre témoignage suivant:

M. ur de président, nessieurs:—Vendredi dernier, nous avons eu un « résumé du travail des quatres dernières années, puis nous avons discuté la mal

appelée morve, J'ai réservé pour ce matin les maladies suivantes: la tubereulo choléra des pores, lan maladie du coft, la gale des moutons, les maladies des best

sale des bestiaux.

Par af Leurs:

Q. Parlez-uous de la maladie du coït, R. Comme vous voudrez. Si le comité me le permet, je suivrai la même lis suivie vendredi dernier, Je lirai en premier lieu un court r de mes études sur la maladie, après quoi nous discuterons,

MALADIE DU COIT,

Il eit quelque peu difficile de faire un rapport détaillé sur ectte maladie, ture est si incidieuse et ce n'est pas chose facile de la diagnostiquer lors de : mières périodes, Elle peut exister sans être découverte pendant longtemps di régions où sa présence n'est nullement soupçonnée,

Comme je le dis dans mon rapport de l'année dernière, la présence de ar

Canada a été découverte pour la première fois en mars 1904, al

tour Purnett, otlicier vétérinaire chef de la Royale Gendarmerie à eh

Nord-Ouest, a annoncé son existence chez un étalon et quelques juments, p de M. W. €, MeCaugherty, résidant prè de Lethbridge.

Au cours de l'enquète instituée immédiatement après ectte révélation.

mandé, pot liminer tout doute sur la nature de cette maladie, au docteur alors chef du eau de l'industrie animale, à Washington, d'être assez bon 4 un de ses inspecteurs bien au courant de Ia maladie du coît visiter Lethbrii mission d'inspecter les animaux susperts. En réponse, le docteur Salmon eur les lieux le docteur E. T. Davison, de Rushville, Nébraska, inspecteur d'ex: à qui on avait contié la tâche de traiter la maladie du coît au Dakota-sud et autres Etats de l'Ouest, Le docteur Davison n'hésita pas à confirmer mon tie de la maladie du it, et fit aussi rapport au docteur Salmon, en date di 1u04.

L'identité de la maladie étant ainsi établie, il restait au ministère d une ligne de conduite définie pour son cradication prompte et complète.

La maladie du cuit, où la dourine, est une maladie remarquable; elle à ei d'étude et de recherches depuis au delà de 100 ans, et les scientifiques ne pi enesre s'entendre sur sa véritable nature ou sur Îe meilleur moyen de la tri

Elle paraît en Asie et au nord de l'Afrique comme maladie indigène. 1 contrées, elle a une durée limitée qui, règle générale, se termine fatalement laps de temps qui varie de 3 mois à trois ans.

pire titi

CONSERVATION DE LA SANTE DES ANLUAUX DOMESTIQUES 75 ANNEXE No 2

Cependant, en Europe, ainsi qu'en Amérique, ses développements sont beancoup plus incertains et irrégulicrs, ce qui en même temps qu'avantageux peut-être dans des ras individuels, tend à compliquer ét à rendre plus difficile la tâche de traiter efficacement cette maladie,

Vu il n'y avait pas de provision, lorsque lon à découvert l'existence de la maladie en Alberta POUT payer en indemnité Je Propriétaire dont les chevaux aurtient été abattus, j'ai cru Qu'il était mieux d'établir une Station de quarantaine our détenir sous exnmen les AHTHEUX suspects, avec itention de détruire CEUX posi- Uvement reconnus atteints de Ja maladie, On a, en Conséquence, agi ainsi: et les animaux malades en premier lieu découverts ont été mis en quarantaine à cette station, avee ensuite un certain nombre d'autres recueillis Gà et là durant l'été 1904 par des inspecteurs spécialement Hommes pour cette affaire, Un petit nombre des che- Faux ont été mis en quarantaine sur los terrains des proprictaires.

A la deuxième inspection des animaux suspects au commencement de l'automne, J'ai été surpris de voir que Ja maladie n'avait pas S‘riouse cent

mi quelques-uns des Sujets qui paraissaient les plus atteinis au printemps précé- Anxieux d'accorder aux animaux suspects le bénéfice de tout le doute possible

Progress, méme

le cours de la maladie dans ce qui était pour elle dans un habitat

entièrement nouveaux, j'ai résolu, au lieu d'abattre aucun des sujets, de les tenir sous observation Pour une nouvelle période, et en conséquence, j'ai fuit des aTrralgements pour con- Uiuer la quarantaine durant l'hiver.

En mai 1905, j'ai visité de nouveau Lethbridge, accompagné cette fois du docteur nett, officior vétérinaire chef de la Royale Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest : hi docteur Targrave, de Medicine-Hat: du docteur Warnock, de Pincher-Creck: du teur Higgins, pathologiste, et aussi à plusieurs autres inspecteurs du ministère, Après examen, j'ai trouvé que chez un grand nombre de juments mises en quarane, la maladie avait fait leaucoup de progrès, tandis que chez d'autres n'apparaissat qu'un petit changement dans les conditions remnaiquées en premier lieu,

quoique

“ubre de ceux nullement atteints de Ja maladie était très petit Plusieurs des juments dont les Symptômes étaient très apparents ont été tirées; l'examen post- “on tenu Sur chaque cas à démontré clirement qu'elles étaient indubitablement tes de li maladie du coït, On a agi avec prudence et fait avec beaucoup de soin sie de chaque animal Pour la raison que l'abatage avait été ordonné. Environ êtes ont été tirées, Cependant, un grand nombre de chevaux chez lesquels les lues n'étaient pas Suflisamment prononcés Pour Me justifier en ordonant l'abaout été mis en quarantaine: les uns À la station, les autres chez leurs proprié- . En même temps, les inspecteurs Burnett, [argrave et Warnock, tous trois t eu l'avantage spécial d'être mis au courant de Ja maladie, ont reen le pouvoir ner labatage de tous sujets parfaitement reconnus malades qui auraiont été s à leur considération.

Je dois dire à ce sujet que je ne croyais Pas, ét je ne crois pas enccre aujourd'hui, crait prudent de permettre EUX Mispecteurs vétérinaires crdinaires d'ordonner de ecs animaux. M'appuyant sur mes connaissances personnels, Je dis très difficile de liignostiquer, et que la possibilité de commettre des Crreurs lement constamment présente que j'ai restreint le pouvoir d'ordonner l'abatage ‘rois personnes plus haut nommées, et tout récemment. Jen parlerai plus tard tuné un autre vCtérinaire, ainsi aujourd'hui il nv à due quatre inspecieurs qui ‘urité de s'occuper de cette maladie, en tant qu'il S'agit d'ordonner l'abatage. l'urant l'été, les inspecteurs plus haut nommés ont eu à occuper de plusieurs ï divers endroits au sud d'Alberta.

i Visité de nouveau, en septembre, la ar ct après avoir riusieurs des animaux qui S'Y trouvaient, les abattre, à ie Un de que'ques-uns qui, observation pendant au delà 4 19 inois, me paraissent en parfaite santé.

TR en S

eranrE-tet

76 DIRECTEUR VETERINAIRE GENERAL

J'ai aus alors fait une addition à la liste des officiers déjà nommés, en ant sant le docteur Gallivan, de Lethbridge d'erdonner l'abatage des animaux malades, de traiter Se re de tous les ens qui pourraient lui être rapportés. En mc temps, comme je l'ai déjà fait remarquer, considérant que les connaissances sur € maladie par les vétérinaires, méme parmi ceux qui s'en sont les plus oceupés, loin d'être complètes, j'ai, avec l'adhésion du miniitre, conclu des arrangements l'téot d'avoir Futilisition de la station de quarantaine à Lethbridge pour faire « iences, ne maison et une étable ont été construites à pr ximité des cor: dans les limites d'un terrain de 1,800 aeres clôturé, l'année dernière, et le docti Liadwen, inspecteur à Nelson, C.-A., eune homme qui s'occupe beaucoup des reel ches pathologiques, a été placé à la tête de cet établissement, On a Inissé à sa disp

expéri

tion un evrtain nombre d'animaux condamnés,

Les renseignements jusqu’à présent en possession du ministère indiquera que Ja : ste se confine dans le sud d'Alberta, où elle existe, malheureusement, : différentes localités. Parmi les nombreux ens découverts plusieurs ont été retr

sans leancoup de difficultés chez des animaux atteints de cette maladie alors qu

n liberté dans les champs près de Lethbridge, où la maladie, comme je originée

it « déjà dit, a té en premier lieu découverte au Canada, Comment est iulection à Lethbridge, cela n'a jamais été découvert, quoique lon puisse raisonnal! ment douter qu'elle soit originée d'animaux importés de quelques-uns des diati infouiés des Etats de l'ouest américain, Quant aux autres cas, un est retracé pal les chevaux venus d'Utah, un autre de l'Orégon, et le troisième parmi des jum achetées au Montana, I n'est que juste de dire que les autorités aimé ricaines, : Lieu que elles des Etats individuels, ont fait rapports, après enquête, qu'ils n'ont maladie dans aucun des districts où les animaux suspects origin:

pu trouver la La preuve que nous avons néanmoins est tout à fait contraire sur ce sujet, et où se rappelle la nature remarquablement insidieuse de Ja maladie, et qu'il est diable quelle a existé plus où moins dans les champs ouverts de plusieurs Eta! LOuecst pendant nue durée indéfinie, on arrive à la conelusion que la preuve maladie du coit en Alberta a pour cause les juments et les étalons infectés im] j'espère, ignorait le terrible fléau qu'elles introduisaient

par des personnes qui, le: éleveurs canadiens.

Comanc je l'ai déjà indiqué, il est presqu'impessible, même pour un vétér

J'expérieuce et savan', de diagnostiquer sur la maladie du coït avee une ce partaite durant ses premiè res périodes, et quand, en outre, on se rappelle que «!

ens individuels, surtout chez les juments, l'infection demeure des années, sans tree aueune traces visible de la maladie. Il n’est pas surprenant que parmi | brenux muillieis de chevaux importés de l'autre côté des lignes depuis le commen

ut nombre d'établissements, qu'il se soit glissé quelques anima

d'un aussi gra tant le zerme «

e cctie cdieuse maladie.

irquée et regrettée par ceux qui sont le

; 1 de diag 1istie ré courant sur la maladie du eoït dans tous les pays où sa présence a été remar: S aceontuée en Amérique par deux cireonstances partieulières et loin d'être ex; ;

L'une d'elles résulte que le trypanosama rougeti, ou, comme il est quelquefots léquirer um, qui a été découvert dans le sanx et dans d'autres tluides des Sie, en Afrique et plus ‘tard, quoique moins régulièrement, en |

infe s en n i jam dis de cet organisme, facilement démontrée par Lingard aux Indes. et par Bu:

Schneider en Algérie, pays où l'on croit cette maladie indigène, et elle Test ment, a été mise en doute jusqu'à l'année dernière par de savants e.erehen

en tant que je suis informé, découvert sur ee continent. La :-

péens, partieuliirement par Marek, Kern et Hutra, tous trois Hongrois, Ce

au commencement de 1908, Buifard et Schneider ont pu démontrer sa prés des eus en France, et à peu près au même temps Marek la aussi découvert.

rant ainsi de travail de Nocard et de Laclainiche, qui auparavant avait fait 1 ua

tre l'identité de l'organisme.

CONSERVATION DE LA SANTE DES AVI {y DOMESTIOUEN T1

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