ORIGINE DE LA MALADIE DES ANIMAUX DE PICTOU
Durant cette période, des observateurs sérieux dans Je district infesté se sont convaincus très fortement que l'ambrosie seule était redevable de cet état de choses, Plusicurs d'entre eux, bien que peu encouragés, ont pris des mesures pour extirper ectte plante de leur ferme, ct se sont forcés d'induire leur voisin à imiter leur exemple, Il en est résulté que leur animaux sont restés en santé, faudis que ceux retenus sur des erines infestées ont été malades ct sont morts, Cela a surtout été remarqué lorsque, ‘ui sus d'enlever l'ambroisie des pâturages, on n pris la peine de la séparer du foin sorant de nourriture durant l'hiver, On avait Aussi remarqué que, dana les années où la rareté du foin obligeait d'hiverner à la paille, Les animaux ainsi nourris n'étaient es malades, D'après ce AY nous avons découvert dans nos dernières expériences, il
* quasi incroyable que les faits plus haut remarqués n'aient pas fait connaître jrurlutement Ja véritable Sitüation, laquelle aurait dû occasionner l'inauguration d'une “Pagne pour extirper des fermes ces mauvaises herbes dans un temps où la tâche nuit été beaucoup plus facile que Maintenant,
Pendant quelques anaces, le docteur Gilrüth, vétérinaire en chef et bactériolocite du gouvernement de la Nouvelle-Zélande, s'est occupé considérablement à étudier une espèce de cirrh se hépatique connue dans cette colonie sous le
nom de malade de Winton, et de laquelle jusqu'à 1£01 et dans unc localité se
ulement les chevaux étaient atteints beaucoup plus que les bêtes à cornes ct les moutons. Le docteur (ruth fit des expériences et conclut finalement, sans le moindre doute, que cet état choses dépendait entièrement de l'ambroisie. Ces expériences, bien que persuasives, lurent pas décisives, à cause des cireonstances aPparemment inévitables, quoique renfcreées pour une preuve corroborative de Ja colonie du Cap, où une semblable malle avait été rétiacée par M. W, IL. Chase, vétérinaire du £ouvernement, coinme ésionnée par une autre plante de la même espèce, Senecio Bure. li. Pour des raisons déjà données et autres, telles que la différence climatérique, Les itions économiques ct diététiques et le manque absolu de preuve d'identité de Ja lie des animaux de Pictou avec la cirrhose hépatique des antipodes, cette déci- Sox n'aurait pas pu être acecptée avec efficacité par le ministère pour changer sa Hire de voir en Supposant même que cela aurait été rendu publie avant linaugu- Tatin de nos propres expériences faites à Antigonish, en 1903. ]
(es dernières expériences ont été très intéressantes, et il en est résulté que ceux
> tenaient fortement à la théorie de l'ambroisie ont été üppouvés dans leur
Mon dernier rapport Contient un état détaillé de ce qui à été fait durant l'année antérieure au 31 octobre 1904, ainsi que des déclarations jusqu'à cette date; mais ‘cchireir d'avantage le cas, je crois qu'il serait préférable de récapituler les points
Paux avant de commencer à traiter de la période qui nous intéresse,
EXPÉRIENCES MINISTÉRIELLES À ANTIGONISIT.
octobre 1903, j'ai loué, avec Ja permission du ministre, pour faire des exnéie ferme de 200 acres à Cloverville, dans le comté d'Autigonish, en la pro- ‘+ la Nouvelle-Evosso, Cette terre est située, il va sans dire, dans une région de l'ambroisie, et de plus, bien connue comme une des terres sur lesquelles !a lès innées précédentes, avait fait SON apparition, On à acheté 34 animaux, tre avaient été élevés sur Ja ferme louée, ct le reste d'endroits où l'ambrois racine, Seize têtes, ÿ compris les quatre élevtes our la ferme louée, ont été mise vicille étable, où déjà 36 animanx
+ à cirrhose hépatique.
AUX aiusi étabiés ont été soignés Avec une n rurriture importée de la pro-
& Québec. Nous en avons nourri quatre en leur donnant libéralement du bon
si une grosse portion de rain, quatre autres Ja méme ration de bon foin,
Lu. betite portion de grain, quatre autres aussi la méme ration de foin que les 2—8
DIRECTEUR VETERINAIRE GENERAL
6 EDOUARD VII, A. 1906 huit premiers, mais Pas de grain, et les quatre derniers ne reçurent pour nourritur qu'une petite ration de foin.
On mit les 18 autres animaux dans une ét vieux bâtiments. Seize de ces derniers, divisés en groupe de quatre, furent nourris exactement comme le, 16 üunt il vient d'être question, à la différence seulement que ie foin qu’ils eurent en nourriture avait été cultivé dans le voisinage et contenait beaueort; d'ambroisie. Les deux autres animaux qui restaient furent établés ensemble dans : Nous en avons nourri un d'ambroisie hachée et l’autre de paili
compartiment séparé. 1 d'avoine. On donna une petite portion de grain à chacun d’eux. Les données des expériences jusqu'en octobre 1904 ont été déerites dans mon rip: port d'alors, mais à cause du résultat marqué obtenu et de toutes les circonstances se attachant à ce ens, j'ai pensé qu'il serait mieux d'en donner un état complet. Mettant de côté les détails, je dirai que les 16 animaux abrités dans la vieilis étable, supposée infestée, et nourris de foin importé, exempt assurément d’ambroi:is, le temps qu'ont duré les expériences, une néri |: de 23 moix, bien que aussi dans l'été +905 la moitié des animaux ait parqué uans tu pâturage infesté dans lequel 14 animaux étaient déjà morts de la cirrhose hépaiiu en un espace de 5 mois seulement. Plusieurs de ces animaux ont été aussi de tenips avec des animaux malades afin de s'assurer si la maladie ni
able neuve à une grande distance des
n'ont pas été maindes pendant tout
à autre mis en contact vait ainsi se communiquer.
Durant l'été 1905, on a inoculé à 10 de ces animaux du sang ou dü fluide ascitijue abdomiual d'un animal tellement atteint de la maladie des animaux de Pictou que à docteur Higgins, notre pathologiste, rapporte que les lésions cirrhotiques du foi de
Lal à] cet animal étaient les plus endommagées qu’il eût encore examinées. Malgré «
inoeulés n'éprouvèrent aucun changement, et lorsque je les ai fois en septembre 1905, ils étaient en excellente condition, mem: in étaient d'une apparence marquée. Nous en : mbre, sous la surveillance minutieu- Tous les organes étaient par! On a aussi envoyé des spécii 1:
Jes 10 animaux vus la dernière ceux à qui on avait donné du gra abattu 13 entre le 19 octobre et le 1er septe ethick et de plusieurs bouchers experts.
et In chair d'une qualité supérieure.
docteur P itement sains, de leurs différents organes qu'il n'y avait aucun signe de maladie.
taient. et selon les dernières nouvelles, e trois vigoureux veñux et donnent beaucoup de lait.
Quant aux 16 animaux mis dans une étable neuve ct nourris du foin de la :“ roisie, 15 sont morts de 1n maladie des animaux de Pret entre le 19 juillet 1904 et le 21 août 1905. Aussi, pour empêcher de douter de la sis leur mort, des srécimens des organes internes de chacun d’eux ont été envoris 31 docteur Higgins, qui vérifia le diagnostic dans chaque cas. Le 16ième a été : le 13 ectobre 1905, et bien que paraissant à l'extérieur en parfaite santé. l indiquait une faible affection du foie et la prés divers uleères caractéristiques sur les tissus de l'estomac.
Quant aux deux autres animaux dont il a été fait mention plus haut, l'un a été nourri d'ambroisie hachée, et l'autre de paille d'avoine. En sus, on 4 chaeun d'eux une petite portion de son. Le premier est mort d’une cirrhose hé} aiguë, le 22 juillet 1904, et le second s'est maintenu en parfaite santé durant temps de l'expérience. On le tua le 24 octobre 1905, et nous avons constaté qu: entièrement indemne de la moindre trace de maladie.
Un veau de six mois, né sur la ferme, a été soigné quotidiennement d mé Jange d'une partie d'ambroisie avant floraison et 91 parties de bon foin, et aï-
au laboratoire à Ottawa, et nos pathologistes ont d‘lir On n’a pas abattu les trois vaches qui res
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Iles sont en excellente condition, ont m::
contenant beaucoup d'aml
de
pathologique des orxanes
le: jours une portion de 2 livres d'avoine fraîche, Cette expérience a été fai Ë ee SE : ; e > é s'assurer si l'ambroisie oct sonnerait la maladie à ce terme de la croissan
eti
ter décembre 1994. Le veau succomba le 2 mai 190:
commencèrent le et à l'examen pathologique, qu'il était dans une phase avi
essais
fut conctaté à l'autopsie
ANNEXE No 2
cé de cirrhose du foie. 11 nous fut tout à fait impossible de communiquer le maladie, soit au moyen du contact, soit au moyen d’inoculation.
echerches, il ne reste donc plus aucun doute relativement à cette maladie; aussi ai-je déjà recommandé de la rayer immédiatement de la liste des maladies atteintes par l'acte concernant les maladies contagieuses chez les animaux,
Les essais faits par le docteur Pethick ont établi que l’emploi de la strychnine et du fer apportait quelque soulagement au début, mais qu’en somme le résultat était peu marqué, Les autorités du lieu, ainsi que les éleveurs, doivent donc s'attacher avant tout à faire disparaître la plante à laquelle la maladie de Pictou est évidemment due.
Vu l’état topographique de la région, il est presque impossible de détruire la iacobée at moyen de la culture, bien que ce moyen soit très efficace, et il en est 4e méme pour divers endroits plus ou moins accidentés ou boisés du district.
Certains habitants sont d'avis que les moutons peuvent absorber cette plante sans tn Cyrouver Je moindre effet, tandis que d’autres soutiennent le contraire. Ces dertivrs prétendent que si le mouton ne succombe pas, il devient au moins impropre au conaneree, car sa chair finit par prendre une teinte jaune parfaitement visible.
I n’en est pas moins vrai que ce sont les moutons qui sont les plus utilea pour la destruction de la jacobée. Comme ce point est bien établi, jai résolu de faire une série d'expériences à ce sujet, J’autorisai, en conséquence, le docteur Pethick à acheter + moutons et de leur donner à pâturer, au cours de l'été 1905, 4 acres de terre infrsttes de jacohée. Jusqu'ici nous n’avons constaté aucun symptôme de maladie. Nous avons acheté d’autres moutons, de temps en temps, dans le but de découvrir si
itiblement ils "aient chez eux une teinte ictérique et à quelle époque cette teinte pr'snte, Nous n'avons encore rien découvert d’anormal dans les tissus, jusqu’à
‘Ur,
Uomme nous n'avons loué le terrain que pour un espace de 3 ans, j'ai résolu de poursuivre davantage nos expériences à ce sujet. Si, en effet, nous réussissons à établir que la jacobée n'exerce aueune mauvaise influence sur les moutons, il deviendra évident que c’est à eux qu’il faudra le plus efficacement et le plus profitablement recourir pour la destruction de cette plante dangereuse. La région où pousse la jacobée convient magnifiquement à l'élevage des moutons, et vu l’état du commerce actuel, ce serait alors une industrie profitable à exploiter À tous les points de vue.
Comme je l'ai déjà fait observer, le pays contient beaucoup de pâturages difficiles mais convenables toutefois à l'élevage des moutons: de plus, le sol arable est passa bent épuisé par les ensemencements successifs qu’on y a fait, de sorte que Je maintien sur les fermes d’un certain nombre de moutons offrirait beaucoup d’avan-
Pour ‘toutes ces raisons, j'ai autorisé l'achat, en novembre dernier, de 40 mouï:stinés à être divisés en deux groupes: l’un devant recevoir pour nourriture, rs de l'hiver, du foin contenant de la jacobée; l’autre, du foin totalement ex- ‘ toute Jacobée. L
IS avons aussi acheté 8 chèvres: 4 pour chaque groupe. Tous ces animaux rfaitement hiverné, et c’est mon intention, dès le printemps, de les subdiviser ipes, comprenant chacun 10 moutons et de 2 chèvres, et de les soumettre, les es pâturages infestés, les autres à des pâturages non infestés. (Cette méthode ùs metre on état de nous rendre absolument compte de Feffet de la jacobée,
ls moutons que sur les chèvres.
t-être faudra-t-i] prolonger davantage ces expériences, mais J'espère qu’à Ja linnée, nous serons déjà en mesure de donner des conseils utiles sur ce point. S faisons simultanément d’antres scenis relativement à l'actions de la Jacobée bestiaux. C'est ainsi que depuis le 1er novembre 1905, nous nourrissons 3 “aches avec du foin à l'état naturel, ét 3 autres avec du foin soigneusement
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En janvier dernier, nous avons fait l'achat d'une jument de peu de valeur, et nos lui donnons régulièrement deux fois par jour une ration de foin contenant une for quantité de jacohée finement hachée, alors que nous en nourrissons, en même tons, une autre avee du foin absolument pur.
| Q. Quelle indemnité le gouvernement nccordait-il en retour de Pabatage des animaux {
R. Je ne puis que vous indiquer le moñtant total qui fut payé l'an dernier. D ter novembre 1904 au 31 octobre 1906, il a été abattu 4 animaux évalués à Ko, et il a été accordé en indemnité &1,590.
Q. Vous ne pouvez pas nous dire quel est le montant total qui fut payé dipuis le début de la maladie.
R. Non.
Q. Dans quels comtés la maladie s'est-clle déclarée à
R. Pictou, Antigonish et dernièrement dans l'He-du-Prince-Edouard,
Q. Quand s'est-elle montrée dans l'He-du-Prince-Edouard 1
R. Il va 3 ans, cet été,
Q. Existe-t-il de a jaeobée à cet endroit ?