DE LA TUBERCULOSE
Nous n'avons pas adopté de nouvelles mesures à ce sujet. Tout bétail impr: des Etats-Unis en vue de la reproduction ou de de l'industrie du lait est mis en « rantaine et soumis à l'épreuve, s'il n’est pas accompagné d'un certificat satisfaid’épreuve signé par un employé du Bureau de l'Industrie des Animaux des Et Unis. Nous procélons de la méme manière pour les bestiaux venant du Mexiu:e. Tous ceux qui viennent d'ailleurs sont soumis à l’épreuve en quarantaine. Les tr peaux dont nous sommes chargés à nos fermes expérimentales sont aussi soumis à l'épreuve aux frais de l'Etat. Ce sont les seuls cas où nous appliquons la ‘tubereu 2 d'une manière officielle, bien que nous en fassions gratuitement la distribution à qui désirent faire l'essai de leurs Lestiaux, à condition qu’ils fassent rapport au mn: tère sur des blanes spéciaux.
Il est facile de se rendre compte que beaucoup de particuliers profitent 4 î avantage, puisque, au cours des 17 mois qui ont précédé mon dernier rapport. ie ! ratoire de biologie a distribué 7,721 doses de tuberculine.
Il est assez juste de dire que la politique présentement suivie par le ministre à propos de la tubereuline est plus apathique qu’elle ne devrait être. J'aimerai bic: - <èrement que si j'ai adopté cette méthode d’inertie apparente, c’est parce qu'il ne =: fait jusqu'ici aucune nouvelle découverte importante et qt'il valait mieux. à sens, attendre les résultats des nombreuses recherches scientifiques qui se poursu partout, plutôt que de s’aventurer à adopter une politique qu’il faudrait peu: bientôt abandonner, après avoir causé des ennuis et les dépenses de toutes sorti:
C'est ce qui est, par exemple, arrivé avec la tuberculine. Après en avoir Femploi pendant quelque temps et agacé plus ou moins le public, il a fallu l’aba: ner. Pendant plusieurs années, cn a cru qu'il sutlisait de soumettre un trou» à
l'épreuve de détruire les bestiaux Ga donnaient alors la réaction et de désinfec::: lieux, pour supprimer la maladie et débarrasser entièrement le propriétaire d: ennui de ce côté. Mais, comme je l'ai déjà soutenu, cette théorie est complèt 21
CONSERVATION DE LA SANTE DES ANIMAUX DOMESTIQUES 107 1906 ANNEXE No 2
crronée. De nombreuses expériences nous ont démontré qu’il peut s’écouler de 8 à 50
es jours après l'infection avant que l’on puisse obtenir la réaction, Il est alors évident à que ce n'est qu'après des épreuves répétées qu’un troupeau peut être considéré in-
demne. Prenons, par exemple, un troupeau de 100 bestiaux, et Supposons que 25 don- Mie nent la réaction ; il devrait donc alors en rester 75 parfaitement sains, mais ce n’est D pas ce qui arrive, car, ceux-ci ont eu le temps de 8e contaminer et, à une seconde «ct épreuve faite au bout de 3 mois, nous Constaterons de nouveaux cas de tuberculose te parmi eux, disons 10. Si aux 65 bestiaux qui restent, nous appliquons encore la tuber- San culine quelques mois plus tard, nous découvrirons probablement de nouveaux cas, et ce à ne sera ainsi qu'après plusieurs épreuves successives que le troupeau pourra être dé-
claré indemne. I] faudrait procéder de la même manière vis-à-vis les bestiaux nouvellement achetés, car l'application de l'épreuve au moment de l'achat, tout en étant :ne bonne &arantic, n’est pas toutefois infaillible. Aussi faut-il tenir les nouveaux tués bestiaux sous observation, s’ilg proviennent d’un troupeau infecté, et les soumettre à e ‘ne nouvelle épreuve 3 mois après l'achat, afin de prévenir toute infraction. Il est donc : “portant de tenir les nouveaux bestiaux isolés pendant toute la période d’incubation. Personne plus que moi n'est convaincu du mérite de la tuberculine, mais il faut, y recourir avec intelligence et ne pas être dupe des ruses que beaucoup de propriétaires ‘ploient pour empêcher la réaction.
Le moyen auquel ils recournient autrefois, et qui consistait à faire une inspec- ‘2 préventive avant l'épreuve, était cnnuyeux et souvent dispendieux. D'ailleurs, la verte faite par le Professeur Vallé, d’Alfort, permet de constater quand même la réaction, pourvu que l’on commence à prendre la température deux heures après ‘ix-pection. Ausai les vendeurs ont-ils remplacé ce moyen par l'administration, au vent de l'inspection, des antipyretiques dérivés du goudron, pour prévenir l’élevaion de la température; c’est un procédé beaucoup plus malin. Un inspecteur adroit :xpérience ne s’y laissera sans doute Pas prendre, mais celui qui ne comptera que *2 thermomètre, sans se préoccuper en sus des symptômes cliniques qui accompacn E sent l'épreuve, est exposé à tomber dans Je panneau, Fout en ayant profondément confiance à l'emploi de la tuberculine comme moyen ne diagnostic, je considère que Pour tous ces motifs il vaut mieux attendre que nous ce %5 us convaincus d’obtenir des résultat certains avant d'adopter une ligne de conduite d 6. Il importe, en attendant, de faire tous nos eflorts pour amener les pro- Trüres de bestiaux à prendre les moyens les plus efficaces de combattre la tubereu-
sser
; L2 système Bang, tel qu’appliqué par le sénateur Edwards et plusieurs autres #22} élévateurs, devrait être adopté d’une manière plus générale.