VALEUR DFS BESTIAUX D'EXPORTATION DU NORD-OUEST
Nous ne sommes pas sans doute entièrement débarrassés, mais il ne faut pablier que si nous ne faisons pas disparaître la gale des bestiaux du pays, nous
- exposons à perdre notre commerce d'exportation lequel représente 150,000 à 206.74
- i bestiaux par année, Sur ce nombre, l'ouest en a fourni à2,000 l'an dernier, :.":! l'année précidente, et 32,000 où 23.000 ily a3 ans. Il n’y a pas un L
instant à werdre, ni même à risquer de perdre ce commerce à cause de Ja gale.
signifie done que la population de l'ouest doit adopter un traitement énergiq
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ANNEXE No 2
elle ne veut pas être exclue du marché et condamnée à consommer tout son bétail, ce qui serait une rude entreprise, n’est-ce pas. Nous avons donc fait ce que nous devions faire et je vous assure que cela n'était pas amusant. Dès la mise en vigueur du traitement obligatoire, j'ai été assiégé de lettres de protestation de toutes sortes de la part des petits et mêmes des grands propriétaires de l'Ouest. Nous avons obtenu l'approbation de l'Association des Eleveurs de l'Ouest, ainsi que celle de presque toutes
les autres associations de In région. ('e n’était pas une tâche agréable à remplir, mais tous avons agi pour le mieux.
Par M. Kennedy :
Q. Avez-vous déjà expliqué aux membres du comité le procédé d'immersion que vous exigez? Je ne le comprends pas très bien. Je comprends que l’on puisse baigner ks moutons, mais les bestiaux. A
R. J'ai centre les mains une photographie qui vous expliquera tout le mécanisme,
léaacoup plus promptement que je ne saurais le faire. Permettez-moi de vous la pas-er,
M. HEnRON.—I1 doit falloir au ministère tout un personnel d'employés pour appli- ‘ce traïtement ct prendre les mesures nécessaires à la suppression de la maladie. Il me semble qu'il suffirait de quelques médecins vétérinaires, assistés de quelques
alt compétents, pour faire l'examen des cas ou des lieux suspects, pour surveiller et agir alors en conséquence. La population de
les rassemblements des troupeaux, etc.
l'Ouest est généralement d'avis que ce système suffirait maintenant. Selon que le dit le docteur, il est important pour l'Ouest, comme pour le reste du Canada, que la gale soit combattu et que les éleveurs de l'Ouest n'exposent pas le pays à perdre son comtree d'exportation de bestiaux.
Le docteur RuTHERFORD—En réponse à M. Herron,
pis d'assister à la réunion, tenue à Macleod, de 1 rO
je dois dire que je me pro-
"Association des Eleveurs de ‘1, mais que j'en ai été em êché. J'ai toutefois demandé au secrétaire de l’Assoq
1 d'adopter à cette occasion telles résolutions qui seraient propres à me guider 5ù au moins m'aider dans mes futures démarches. Comme M. Herron le sait, c’est
question qui ne se règle pas d'emblée. C'est une démarche importante que de ittre la population aux dépenses et aux ennuis du traitement obligatoire et, dans Ma josition, je dois me montrer très prudent avant de prendre une détermination üss! sérieuse, J’ignore encore quelle attitude je dois prendre, mais je sais, en tous je j'aurai en vue les meilleurs intérêts de la population.
M. Martin (Wellington) :
Quel est le coût du traitement par tête de bétail ? Ki. Il varie beaucoup. Quelques-uns prétendent que faire pour 2 sous par tête. Nous avons adopté un tarif, au cours des assemqui ont eu lieu, pour l'immersion des bestiaux égarés ou appartenant à des pro- ‘ures récalcitrants ou dépourvus de cuves d'immersion. Le propriétaire d’une it exiger 25 sous par immersion, soit 50 sous en tout, mais s’il est obligé de
déte les bestiaux pour la deuxième immersion, il peut exiger un dollar en sus. A ce ] *, laissez-moi vous raconter un incident. J'ai un ami que l'application obli- = « mis en état de rentrer en possession de 24 jeunes taureaux de 4 ans qu’il L'Avi! pas revus depuis leur naissance. Comme ces taureaux étaient rendus à une Eure considérable de chez lui, ils furent soumis au traitement comme bestiaux ct on lui réclama 81.50 pour chaque tête. Sur réception du compte, il se mit
2 (re, imaginant qu’il ÿ avait eu erreur et se proposant de déclarer que les bestia : lui appartenaient pas. Quelle ne fut sa surprise, à son arrivée, de se trouver
l'application du traitement
“Ir nce de 24 jeunes taureaux de 4 ans. Il fut tout heureux, comme l’on peut se k enter, de rentrer en possession de ses bestiaux au coût d’un dollar et demi (üaq ur, Cela peut vous démontrer comment les choses se passent parfois dans cette régi
reprenne ipe
106 DIRECTEUR VETERINAIRE GENERAL
6 EDOUARD VII, A. 1906 Par le président :
Q. Existe-t-il de la gale parmi les bestiauax du Manitoba ou de la Saskatchewan ? Ce serait très important de le savoir, car les cultivateurs d'Ontario commencent à s’approvisionner d'animaux reproducteurs à cet endroit,
R. Il n’en existe pas en réalité au Manitoba, car nous n’en avons congtaté qu'une couple de petites irruptions. 11 n'en existe pas, non plus, dans le nord de la Saska: chewan et de l'Alberta. 11 y en a passablement dans le sud de l’Albertn, mais seul ment chez les bestiaux des prairies. Dans les districts où la population est dense, 1: bestiaux sont généralement indemnes. Les seuls cas que nous ayons constaté dar: Ontario provenaient du Nord-Ouest, et tout particulièrement de la région infectée.
Par M. Martin (Wellington) :
Q. Les appareils à immersion sont-ils construits par le gouvernement ?
R. Non, ils le sont par les propriétaires eux-mêmes, soit isolément, soit constitués en société. Le gouvernement possède des cuves à immersion à ses divers postes de quarantaine le long des frontières. ;
Par le président :
Q. S'il ne reste rien à ajouter à ce sujet, le docteur pourrait probablement passer à une autre question, Vous voulez traiter du choléra des pores, n'est-ce past R. Ou de la tubereulose.
Le PRÉSIDENT. —Quel sujet le comité préfère-t-il{ QUELQUES MEMBRES DU COMITÉ.—La tuberculose.
Le TÉMoIx.—Très bien; je vais traiter en premier lieu de la tuberculose.