‹ Témoignage du Dr. J.G. Rutherford, Inspecteur Général Vétérinaire, devant le Comité spécial permanent de l'agriculture et de la colonisation, 1906 [microforme]Chapitre 70 sur 75 · POUR LES ECURIES IMAGINÉE ET UTILISE DUNE MANIERE PRATIQUE EN 1892 PAR · texte numérisé non relu

POUR LES ECURIES IMAGINÉE ET UTILISE DUNE MANIERE PRATIQUE EN 1892 PAR

à JG-RUTHERFORD.MV.

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112 DIRECTEUR VETERINAIRE GENERAL

Par M. Martin:

Q. Est-ce que votre tuyau d'échappement ne se remplit pas parfois de frimas{

R. Oui; pour éviter cela il faut le mettre à l'intérieur d’une boîte de bois et l’envelopper de paille, de balle, ou de quelque autre chose, mais même malgré cela vou: êtes encore exposé à éprouver des ennuis, les jours de grand froid; il n’y a pas moye: de remédier entièrement à cela.

Par M. Wright:

Q. Pourquoi n’installez-vous pas votre appareil dans la Chambre des Commune Ce serait une superbe chose.

M. Wazsn.—C'est une des matières les plus importantes que nous ayons eues traiter. Je m’accorde parfaitement avec le docieur Rutherford pour reconnaître q

l'un des moyens les plus pratiques de combattre la tuberculose est la bonne ventilatis J'ai justement eu l'occasion devant les cercles de cultivateurs de proc!à

des étables.

mer l'importance de l'air et de la lumière pour les animaux. Nos étables ne sont j:: généralement assez aérées et ventilées. Cet appareil de ventilation que nous préser'"

le docteur Rutherford est très simple. Il en existe d’autres beaucoup plus compliqu'

et dont l'installation est difficile et qui ne e valent point. Je propose que la descri:-

tion du système de ventilation du docteur Rutherford soit comprise dans le chani: relatif à la tuberculose.

M. Martin (Wellington) :

Q. Je considère que le frimas empêchera ce système de ventilation de fonctionn J'en ai fait l'essai plusieurs fois. N’avez-vous pas éprouvé de difficultés à placer prises d'air au-dessus des fondations? Là où celles-ci sont profondes il est difficile réussir.

R. Vous n'avez alors qu'à les rercer.

Par M. Wright:

Q. Votre tuyaa d'échappement traverse-t-il le toit on s'il passe à travers les de l’étable B. A travers le toit. Quand le tuyau passe À travers les murs, k vent vient 1 rompre immédiatement la ventilation. Chaque fois, n'est-ce pas, que le vent pé: cheminée, il Ja fait fumer, eh bien! la même chose arrive lorsque la chen J'emploie intentionnellement le mt

dans une de l'appareil permet au vent de s’engouffrer. mince car, pour celle-ci comme pour l'autre, il faut que le tirage seit constant.

Par M. Lewis:

Q. Les matériaux de construction, pierres ou bois, exercent-ils quelque in!! dans la tuberculose?

R. Je ne le crois pas pourvu qu'il y ait abondance d'air et pas d'humidité l'étable.

Q. Les tables en pierres sont considérées plus humides ?

R. C'est généralement avec raison, mais une étable sera toujours humide : saine si vous ne permettez pas à l'air pur de venir remplacer Pair impur. étable est suflisamment close pour rendre l'atmosphère l:umide, ce n'est plus l'air que vous donnez à respirer. C’est dans de telles conditions que la tuberer" son apparition alors qu'elle ne se présente pas lorsque les étables sont «1 sèches. Lorsque j'installai mon apareil pour la première fois, je n'avais fixé dl à une extrémité de mon étable, aussi l'autre extrémité était-elle consta

d'air qu’ humide par la condensation de Pair.

Q. Mais il n'existait pas d'humidité Tà où se trouvaient vos prises d'air? R. Non, et dès que j'en eus installé aux deux extrémités de l'étable, toute h

disparut immédiatement.

CONSERVATION DE LA SANTE DES ANIMAUX DOMESTIQUES 1906 ANNEXE No 2

Par M. Martin (Wellington ) :

QG. Vous n'avey pas éprouvé d'ennui avec la v 5 R. Lorsque la température descend à 40° ou 4

entilation de votre cheminée ?

5° au-dessous de zéro et qu'il n’y à vous que peu d'animaux dans l'éts''e, nous sommes tentés de fermer la cheminée très heroyei métiquement et c’est alors qu l'air se condense parfois.

Par M. Wright CMausloi :) :

Q. Quelle dimension domiez-vous à la cheminée ! a R. Elle doit varier selon les dimension cordé à chaque animal. Celle de la fe

contient 20 animaux.

s de l’étable elle-même et l'espace (d'air nerme a un diamètre de 2 pieds et l’étable

les À

sq Par M. Schell (Glengarry) :

ntio Q. Vous pourrez indiquer quel doit être le diamètre de la cheminée proportion: oc! uvllement à la grandeur de l’étable.

t pas R. Naturellement le diamètre doit varier selon l'espace d'air accordé à chaque sente auimal. Comme je vous l'ai déjà dit

, monsieur le président, je ne suis Pas préparé à ‘raiter cette question devant le comité, je ne fais que donner mon opinion en passant, Q. Il est une chose—lJes tuyaux en U—que je considère comme la plus essentielle ins le fonctionnement de la ventilation.

R. Cela est sans doute important, mais pas plus que le reste, Lorsque j'imaginai non système, C’est un Anglais du nom de Wood, venu ici en 1890 ionna l'idée d'adopter des tuyaux en U pour l'aspiration de l'air Dans toutes les iries et dans beaucoup d'étables des vieux pays, les animaux sont attachés près de tars et il me raconta que l'extrémité interne de ses tuyaux en U était fixée derrière ie chevaux et l'extrémité externe, dans le mur, au-dessus de leur tête. “ De quel côté votre écurie fait-elle face ” Jui dis-je ? Il me répondit: “A l'ouest”, Ft comment fonctionne la ventilation lorsque le vent se trouve de ce côté où au nordt”, demandai-je “Mal, me répondit-il, je ne puis pas corriger cela” “C'est bien que je supposais” repris-je. Alors lorsque je fis construire mon écurie, je songoai rriger cet inconvenient au moyen de lucarnes mobiles. Je fis ériger de chaque de mon bâtiment des boites pourvues au Sommet de Jucarnes mobiles. Quand le venait du nord, j'ouvrais la lucarne sud et vise-versa, mais si par hasard le vont ezoait de direction tout--coup, pendant la nuit par exemple, la ventilation cossait &liatement et je n'avais pas besoin de mes YEUX pour le constater, Je ] n, À men entrée dans mon écurie, Q. Vis animaux non plus, probablement 4

KR. Ils ne me le disaient point, mais sans doute qu'ils le savaient. C'est pour er à cet inconvenient que je résolus de tenter autre chose et que l'itée me vint d'une ‘née munie d'un régulateur sous forme de Soupape, Afin de bien vous faire juger la sensibilité de cet appareil toutefois bien simple, laissez-moi vous rappor'er un fait.

omme délégué, qui

endemain

D la boîte que je vous mentionnais il Y a un instant, j'avais fait pratiquer deux Pis atin de précipiter du grenier le foin et la paille et chaque fois que l'une des por! < demeurait ouverte, où même légèrement entrebaillée, je m'en apercevais imï ent le lendemain matin, ear cela avait suffi à interrompre l'aspiration de l'air, Les vaux en U Sont très importants, mais Pour permettre le dégagement de l'air

il faut un appareil d'aspiration de toute nécessité, Par M. Walsh :

Q. J'aurais nue question à vous poser, au-dessus, dans un grenier, est-ce e effet sur le foin lui-même ?

‘ le considère qu'il est très important qu'il n'y ait aucune communication le animaux et leur fourrage, Par exemple dans l'influenza. l'angine où la les microbes peuvent être entraînés par l'air chaud et aller 5e déposer sur Je

Dans une éeurie où le foin se trouva que la transpiration des animaux peut exercer

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fourrage et propager ainsi la maladie, de plus l'humidité seule est propre à endommager la qualité de la nourriture. Il est done tout-à-fait important qu'il n'existe pas di communication entre l'écurie et le grenier.

Par M. Martin (Wellington) :

Q. Vous ne croyez pas que les microbes puissent pénétrer à travers un plafond ordinaire ?

à R. Pas à travers un bon plafond embouveté.

Q. Un double plafond d’un pouce d'épaisseur chacun ?

R. Oui, pourvu qu'il soit construit à joints perdus. Je recommande beaucoup de laisser un espace libre entre le plafond de l'écurie et le plancher du grenier, car sancela vous aurez toujours de l’air condensé, quel que soit l'efficacité de vorte appare:! de ventilation, lorsque votre grenier sera vide.

Per M. Martin (Wellington) :

Q. Quel est le degré de température qu’il faut tenir dans une étable ?

R. Un degré un peu plus élevé que celui de congélation, 32° à 40° environ. Il: convient pas de tenir les animaux attachés, lorsque ia température est assez basse po: à geler, mis alors ils auront meilleure santé. D'ailleurs, dans une étable bien construit il vous sera toujours possible, même dans les temps froids, de ventiler convenableme:: et de ne pas avoir une température inférieure à 92°,

Q. Avez-vous déjà constaté de la tuberculose chez les porcs?

R. Oh! oui, très souvent.

| Par M. Wilson (Russell):

} Q. Est-ce que les animaux peuvent se contaminer réciproquement en s’abreur | au même endroit? Avez-vous déjà dit quelque chose à ce sujet? Je n'étais pas pré- 1 au début de la séance.

| R. Je n’ai nullement traité au long de la tuberculose. Je n'ai pas jugé cela

| cessaire.

Par M. Chisholm {Antigonish ):

! Q. Y est-ce pas l’opinion générale que pour obtenir beaucoup de lai il faut | les vaches dans un milieu assez chaud ?

R. Oui, et voici pourquoi cette opinion a cours. C'est que si l'on met une habituée à une température de 60° ou 70° dans un milieu ou la température est

1 coup plus basse, l’on constate une diminution immédiate du lait. Cela est vrai 3 Î doute, et nous observons la même raison à l'égard des plantes, si nous les prenons

RS ro

une serre-chaude pour les trar-planter dans un endroit ou la température n'est « +. 35°, nous les voyons immédiatement äépérir pendant quelque temps. (C’est da a E + but d’urriver à une solution exacte, que nous avons entrepris l'expérience dont j' à. i part au comité.

: Q. Les animaux ne mangent-ils pas davantage dans les jours froids? Ne faut- : tenir compte de cela ?

NE F R. Oui. Je ne me pose pas comme une autorité en la matière; aussi ce : obtenir plus de renseignements sur ce point que nous faisons l'essai dont je x déjà parlé. Nous attendons présentcrent les résultats.

Re

Le PRÉSIDENT.—Le docteur a une question à traiter devant les membres du celle du choléra des porcs.

Le 1ÉMoOIX.— Oui, et ce sera la dernière que je traitcrai.

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