‹ Tension artérielle et diabèteChapitre 15 sur 66 · ARE EE · texte numérisé non relu

ARE EE

En rapprochant des constatations précitées, l'opinion aussi affirmative que possible du P' Rathery: .…. ©... dans là moyenne et la grande hypertension artérielle permanente, l'association hypertension ci néphrite urémique, est la règle », nous avons rejoint

par le chemin détourné de la clinique, la grande

controverse théorique entre les écoles Widal-Am-.

bard, pour laquelle lhypertension est d'origine

rénale, et l’école Vaquez pour laquelle l'hypertension .

est primitive, indépendante de toute lésion rénale.

En somme:ce qui résulte des études précédentes, c’est que le diabète et la T. A. peuvent présenter

un trait d'union: une perturbation endocrinienne,

qui pour certains auteurs se rencontrerait dans l’un et l’autre syndrome.

Nous allons maintenant, en prenant cette hypothèse comme nouveau point de départ, nous efforcer de savoir si à l’origine de toutes les anomalies physiologiques qui conduisent au diabète et aux troubles cardio-artériels, troubles qui paraissent intimement liés ou au moins accusent un air de famille, nous ne rencontrerons pas un processus chimique ou physico-chimique commun, . |

Marquons d’abord la position que la filière des déductions parcourues, nous permet d'occuper par rapport au problème général.diabète-tension arté-

rielle.

As

Les relations entre le diabète et les perturbations de la tension artérielle, peuvent être rapportées, d’une part, aux relations entre le diabète et le cœur en tant que primum movens de la circulation, et d'autre part, aux relations entre le diabète et le système artério-veineux en tant qu'éléments de résistance à la pénétration de la masse sanguine.

Le muscle cardiaque proprement dit ne semble pas influencé par le diabèté: « Les maladies du cœur ne représentent que des associations fortuites » (M. Labbé); quant au système artério-veineux, il doit être mis directement en cause en raison du cycle physiologique suivant :

La maladie causale de l'hypertension : infection comme la syphilis; intoxication quelconque, ou troubles de la nutrition, parmi lesquels en premier lieu le diabète, provoque l'hypertension directement par une perturbation endocrino-sympathique, et indirectement par une néphrite qu’exagère le trouble endocrino-sympathique hypertenseur déjà instauré par voie directe.

Si les relations entre diabète et cœur, sont à écarter alors que l’on regarde le cœur comme la cause première de l'hypertension (le diabète n'ayant pas de relations directes avec le cœur considéré comme pompe foulante), on est obligé de reconnaître, que les mêmes rapports existent par voie de répercussion, aussitôt le diabète défini comme « trouble profond, le plus profond possible de la nutrition ».

Nous sommes portés à croire que le cœur est, lui

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