‹ Tension artérielle et diabèteChapitre 31 sur 66 · OBSERVATION. HI · texte numérisé non relu

OBSERVATION. HI

M. C... Antoine, 66 ans.

Gros mangeur et grand buveur, obèse : 100 kgs ; hauteur 1 m. 66.

Diabète découvert il y a un an: 127 grammes de glucose par 24 heures et présence d’albumine.

À l'entrée dans le service le malade présente les symptômes suivants :

| Polydypsie. Polyurie : 3 litres 500.

Polyphagie.

Foie très augmenté de volume. Rate volumineuse. Furonculose.

‘Cœur: Bruits de galop. Souflle systolique à la base. Bruits aortiques assourdis.

Aorte : grosse et perceptible à la fourchette sternale.

Poumons : congestion des deux bases, râles sous-crépi-

‘tants.

-Dyspnée d'effort.

-Œdème des membres inférieurs.

Tension artérielle à l'entrée dans le service: Mx: 20.

Mn : 12.

Voir le graphique (fig. IH).

FO

Confirmation du diagnostic sphygmomanométrique par l'examen clinique.

Rapport entre la T. A. le glucose et l'albumine.

L'examen des valeurs Mx et Mn contenues dans ce tableau dénote un état d'hypertension complète le 10, 13'°et 16 juin et un état d'hypertension maxima, les 24 et 27. Il résulte ainsi que le diagnostic sphygmomanométrique met en cause en premier lieu le cœur.

D'autre part, le rapport entre les valeurs Mx et Mn est Concordant les ro et 16 juin, et Divergent les autres jours, ce qui indique, à titre de complication, une tendance à la sclérose artérielle, et prévoit une fuite dans l’arbre artériel.

L'examen clinique confirme entièrement ces données sphygmomanométriques.

En effet, nous rencontrons chez ce malade un certain degré d'insuffisance cardiaque dont le symptôme le plus caractéristique est ce bruit de galop perçu à l’auscultation, que « Potain décrivit le premier, fort exactement et en fit un excellent signe de néphrite chronique ; en réalité il est symptomatique d'une moyenne surcharge ventriculaire gauche » (Lian). Le malade a un cœur surmené par la lutte à soutenir contre un encombrement vasculaire périphérique. Ce trouble de la circulation révélé d’ailleurs par les chiffres divergents qui nous sont fournis par l'examen sphygmomanométrique, est confirmé par l’examen clinique.

Nous notons de plus une modification pathologique de l'aorte, une congestion œdémateuse passive se traduisant du

côté des poumons par une dyspnée d'effort et de la conges-

Dales. des examens ,

LUTTE KR

Fa O Lea]

Observation N° 3.

ep.

tion des bases avec présence de râles sous-crépitants. Les signes d’encombrement vasculaire sont également caractérisés par une augmentation de volume du foie et par l'œdème des membres inférieurs.

Malgré la baisse régulière du glucose, nous ne Voyons pas la T. A. suivre une marche décroissante proportionnelle, bien que décroissante. Par contre, celle-ci reste en accord de proportionnalité directe avec les fluctuations de l’albumine du malade (tel par exemple le 16 juin où à une légère augmentation de l’albumine (0,80), nous voyons correspondre une légère hausse de la T. A. (de 18,5-10 à 19-11).

De ces différents éléments nous concluons que:

1° La teneur en glucose des urines du malade n’est pas en rapport direct avec les variations de la T. A., quoique paraissant affectée par elle ;

2° Les fluctuations de l'albumine (scléro-néphrite chez un obèse)sontdirectement proportionnelles avec celles delaT.A:;

3° La liaison entre la T. A. et le diabète est due surtout à

une lésion rénale.

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