‹ Tension artérielle et diabèteChapitre 38 sur 66 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

M. Br... Maurice, 46 ans, Il y a six ans, découverte du diabète chez le malade :

351 grs de glucose avec 4 litres 500 d’urines per die.

RON Îl y a an, syphilis découverte à la suite d'un mal perforant plantaire. A cette époque la T. A était de Mx 17,

Ma 12.

A l'entrée dans le service le malade étant les troubles suivants :

Polydypsie.

Polyphagie.

Polyurie : 3 litres 800.

Amaurose.

Abolitions des réflexes.

Wassermann +.

Cœur : péntense aortique. Hpssronne du ventricule gauche.

Radio : aorte augmentée de volume.

Urines : albumine, 0; phacnse: 25 grs; acidose, 0.

Tension artérielle : Mx : 22, Mn : 9,5

Voir le graphique (fig. VIII).

Confirmation du diagnostic sphygmomanométrique par

l'examen clinique.

Rapport entre la T. A. et le glucose.

L'examen des valeurs Mx et Mn contenues dans ce tableau dénote un état d'hypertension purement maxima. Il résulte donc que le diagnostic sphygmomanométrique met en cause le cœur.

Par ailleurs le rapport entre les valeurs Mx et Mn étant

constamment divergent, une fuite dans l'arbre artériel et

. une sclérose artérielle sont dépistées.

4 ON = L'examen clinique confirme les résultats de lexamen sphygmomanométrique.

En effet, nous sommes en présence d’un ancien syphilitique ; or, cette maladie est fréquemment la cause de l'insuf-

fisance aortique que nous rencontrons chez notre malade.

« Quand il s’agit d’insuflisance aortique d’origine syphili-

tique, écrit le P' C. Lian, la Maxima est fréquemment aug-

mentée, elle dépasse 18 cm. pour atteindre 20, 22, 25... La Minima, elle, reste basse ou normale ». . C'est précisément

‘ce que nous constatons dans le cas qui nous occupe.

Par suite de l’insuflisance des valvules sigmoïdes, le sang refoulé par la contraction ventriculaire dans l'aorte, revient en partie dans le ventricule gauche : celui-ci pour l'atter contre cetté déficience valvulaire, est obligé de se contrac-

ter plus énergiquement d’où hypertrophie. Or, nous consta-

tons précisément chez notre malade, cliniquement et sphyg-

momanométriquement, une hypertrophie du ventricule

gauche.

Au cours du traitement nous voyons la T. A. suivre une

courbe régulièrement décroissante, malgré la présence presque constante et variable du glucose.

La baisse de la T. A (dont la Mx reste toutefois encore élevée) nous semble due : 1° au séjour au lit ; °° au traitement

antisyphilitique du malade (jamais encore soumis à ce trai-

tement).

De ces différents éléments sphygmomanométriques et cli-

niques nous concluons que :

19 La teneur en glucose des urines du malade n'est pas en

rapport avec les fluctuations de la T. A. ;

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