‹ Tension artérielle et diabèteChapitre 37 sur 66 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Valentine M..., 59 ans.

Diabète découvert en octobre 1924 : 154 grammes de glucose.

Pendant deux ans régime sévère, glucose presque toujours à o, pas d’acidose, pas d’amaigrissement.

Deux séjours à l'hôpital de 1 mois chacun en janvier 1926 et janvier 1928 durant lesquels on équilibre le régime, elle repart avec glucose: o. En 1925, opérée de cholécystite; même année : hémoptysie qui ne s'est jamais reproduite :

rien à l’auscultation, rien à la radio.

Depuis son séjour à l’hôpital n’a plus suivi de régime, se sentant très bien.

Le 94 juillet 1929, troubles intestinaux.

Le 28 juillet, somnolence progressive, inappétence, et le 29 juillet au matin coma.

Bruit de galop.

Arythmie.

Cœur : Bruits aortiques assourdis. Tachycardie 140.

Urines : Glucose, 6o gr. 13 ; albumine, 1 gr. ; acidose très élevée.

Tension artérielle : Mx 12. Mn 8.

Voir le graphique (fig. VID.

Confirmation du diagnostic sphy gmomanométrique par l'examen clinique.

Rapport entre la T. À., le glucose et l'albumine.

L'examen des valeurs Mx et Mn contenues dans ce tableau dénote une hkypotension purement maxima, sauf les 5 et 9 juillet où l’hypotension est complète.

Le rapport entre les valeurs Mx et Mn est concordant les 30 juin, 12, 22 et 30 juillet, mais reste convergent les autres jours, ce qui indiquerait un degré marqué d'insuffisance cardiaque.

Ce diagnostic sphygmomanométrique est confirmé par l'examen clinique.

Nous nous trouvons ici en face d'un malade dans le coma dont l’équilibre cardio-vasculaire a été rompu par les résis-

tances vasculaires périphériques qui ont compliqué la tâche

bumine| mem as TA en cms Hg,

Dales des examens .

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+2 +5 + ++ t+hktpilethsttls EH +4 +8 + + +

Observation N° 7,

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d'un cœur déjà insuffisant. Surmené par un travail trop intense celui-ci a répondu à la résistance de l’encombrement vasculaire périphérique par des contractions de plus en plus violentes « peu à peu c’est le déclin, la fibre cardiaque s'affaiblit chaque jour davantage jusqu’à la défaite où elle cesse définitivement de lutter ». :

Nous sommes ainsi placés en présence de phénomènes d’asystolie avec de l’arythmie, une tachycardie à 140, un bruit de galop symptomatique et un assourdissement des bruits aortiques. Le moteur cardiaque est complètement déréglé: |

Au cours du traitement nous voyons le glucose suivre une courbe d’abord décroissante, puis croissante sans influence - sur la T. A. qui au contraire devient meilleure au moment où le taux du sucre a augmenté.

L'albumine et la T. A. suivent par contre ensemble une courbe décroissante et les chiffres tensionnels deviennent meilleurs lorsque l’albumine a disparu.

De ces différents éléments nous concluons que :

1° La teneur en glucose des urines de la malade n’est pas en rapport avec les fluctuations de la T. A. ;

2° Les variations de la T, A. sont nettement parallèles à celles de l’albumine ;

3° La liaison entre la T. A. et le diabète est toujours faite

par une lésion rénale.

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