A son tour le diabète apparaît, grâce aux
multiples et savantes recherches entreprises au cour des derniers dix ans, comme un syndrome extrémement complexe se manifestant par les troubles profonds des trois principaux métabolismes de la nutrition -célui des H.C.,des azotes
et des graisses. De plus, l'apparition des corps cêto-
niques, en excès dans l'économie générale, et l'aci-.
dose qui en résulte, ajoutent à l’écheveau déjà si compliqué de la génèse et de la progression du diabète, des complications qui rendent ce syndrome et plus vaste et plus difficile à suivre en profondeur.
Bref, le diabète ne le cède en rien aux difficultés posées par les troubles de la tension artérielle.
Cette double constatation amène fatalement une troisième conclusion générale :
3. Les relations entre le diabète et les troubles tensionnels (donc les relations de deux syndromes exceptionnellement complexes et encore mal définis), ne sauraient être que des aggravations des difficultés propres aux deux syndromes dont il s’agit de définir les relations. |
4, S'il est permis de tabler sur les statistiques actuelles telles qu’elles sont, c'est-à-dire de passer outre aux erreurs pouvant dériver de la différence des valeurs enregistrées par les différents appareils
employés, et celles des erreurs résultant de la tech-
nique d'utilisation des appareils, qui est elle aussi
différente d'auteur à auteur, on peut dégager les
trois conclusions à caractère général ci-après :
sert Re PER
cons à
a) Les taüx du glucose paraissent absolument indi/férents des valeurs Mx et Mn, ainsi que des valeurs des Ecarts comme on peut le constater par les peu nombreuses mensurations où ces éléments de diagnostic ont été étudiés.
b) Une relation qui emprunte grosso modo l'aspect de la proportionnalité directe, parait relier l'albu-
minurie aux valeurs tensionnelles.
c) Si le diabète va de pair avec une maladie asso: ciée hyper ou hypotensive, la courbe de lu tension artérielle parait suivre la marche de la maladie associée hyper ou hypotensive, en interprétant largement ses fluctuations.
50 Les conclusions de nos Maïtres, dont les idées ont été reproduites en leurs parties essentielles
dans cette courte étude, comme celles des auteurs
cités, qui ont essayé de dégager avant nous les ca-
ractéristiques fondamentales des relations Diabète- T. A., sont en général d'accord avec les conclusions (4 a-b-c) que nous venons d'énoncer.
6. En ce qui concerne les propres conclusions tirées de mensurations sphygmomanotriques faites par nous, elles témoignent puissamment en faveur de cette triple conclusion générale :
Glucose" et Tension : deux manifestations: indépendantes l’une de l'autre ;
Albuminurie et Tension : marche parallèle avec allure générale de proportionnalité directe ;
Maladies associées, diabète et T.A. : dépendance
vaguement directe proportionnelle entre la T.A.et.
la maludie associée.
Nous croyons devoir dire que les conclusions auxquelles permettent d'arriver les observations et statistiques que nous avons produites ci-dessus, nous paraissent précieuses entre toutes.
À notre connaissance, elles sont en fait les seules prises dans les conditions requises pour que les facteurs T. A., glucose et albuminurie, se rapportant aux malades examinés, soient mesurés exactement dans les mêmes conditions, tant par rapport aux malades qu'aux moyens employés pour leurs esti-
mations et interprétations.
Vu : le Président de la thèse,