‹ Tension artérielle et diabèteChapitre 9 sur 66 · CONCORDANTE, CONVERGENTE OU DIVERGENTE · texte numérisé non relu

CONCORDANTE, CONVERGENTE OU DIVERGENTE

On admet généralement que la pression minima (Mn) doit être égale à 1 chez les sujets hypotendus ou sains, à 2 chez les sujets hypertendus, plus la moitié du chiffre représentant la pression maxima (Mx). Dans ce cas, il y a concordance entre les valeurs Mx et Mn.

« La concordance des valeurs maxima et minima, tend à prouver l’existence d'un équilibre vasculaire suffisant ou peu troublé ». Quand l'écart entre le chiffre de la maxima et de la minima cesse d’être concordant (c’est à-dire valeur de minima inférieure d'environ une unité à la moitié de la maxima), pour

levenir i i î deve plus petit, on dit qu’il y a convergence,

AT

Det (: es quand cet égard est plus grand, on dit qu'il y à divergence.

« La convergence des valeurs maxima et minima est l’indice habituel d’un degré marqué d’insuffsance cardiaque. »

« La divergence des valeurs maxima et minima est fonction, soit d’une fuite dans l'arbre artériel, soit d’une suractivité cardiaque, soit d’une sclérose

aortique » (Lian et Finot).

C. Hypo et Hypertension. — I] est certain que l'hypertension tient sous sa dépendance, nombre de manifestations morbides, dont l’ensemble cons.

titue ce que l’on appelle en pathologie un syndrome.

L'hypertension est un syndrome.

La plupart des symptômes qu'il assemble peuvent bien, à la vérité, se rencontrer dans les maladies fort diverses, mais, ceci n'empêche point que la seule hypertension ne soit capable de les produire tous avec une certaine régularité.

.. L'ensemble de ces cas permettra d’établir et de décrire le syndrome.

« De signe positif, il n’y a à vrai dire qu’un SAR

-la donnée fournie par le SORA »

(Lian et Finot, p. 89-90).

C'est dire combien la technique sphygmomanométrique est décisive pour notre sujet. Pourtant,

n'oublions pas que pour faire progresser la solution

du problème qui nous préoceupe : diabète-tension artérielle, il ne suffit pas de caractériser numériquement les états pathologiques s'accompagnant d’hypertension, mais qu'il est indispensable de remonter de ces états à leur cause,afin de vérifier si parmi ces causes, nous ne rencontrons pas celles qui déterminent aussi le diabète... ; Quelles sont donc les causes de l’hypertension ? C'est peut-être une vérité pénible à dire, mais il faut reconnaitre que l’on en est encore aux hypothèses, et, ce qui est plus gra ve, aux contradictions

flagrantes.

S’étant posé le problème de l’hypertension, les

Docteurs Lian et Finot déclarent :

« Voici un chapitre qui renferme encore bien des inconnues, et cependant, la liste des affections qui peuvent causer l'hypertension est très longue. Il n’y a pas lieu d’ailleurs d’être surpris de cette indécision, car le phénomène fondamental de la maladie qui nous occupe, l’élévation de la pression artérielle est de constatation assez récente : un quart de siècle pour la pression maxima, une douzaine d'années pour la pression minima (p. 167).

.… € L'hypertension apparaît d'ordinaire à la cinquantaine, souvent sans raison précise, à la manière d’un phénomène d’inéluctable dépérissement, comme la rançon d’une étape de l'existence (p. 168).

Deux grandes théories classiques essaient de fixer les causes de l’hypertension :

ss

ss) ‘irai: ras 2S TÈLE

« Nous voici dâäns uh champ cl6s, où s'affrontent d’uné âme égale deux théories éxactément con: trairés. L’uné sous lès drapeaux des Profésseurs Widal êét Ambard, soutiènt que toute hypertension est d'origine rénale. L'autre; aussi solidemènt retranchéé derrière l’armure du Professeur Vaquez, proclame qué l'hypertension est primitive, indépendanñte de toute lésion rénale.»

En présence de théories adverses aussi puissam< ment défendues, disent les docteurs Lian et Finot, « nous n’aurons, bien entendu, ni l'outrecuidance, ni la naïveté de trancher le différend ».

Très sagement les éminents auteurs présentent leurs «observations patientes et répétées depuis des années » et, après avoir essayé « d’une conception qui offre des avantages réels sur l’'absolutisme des deux théories en cours,avertissent qu’ils n’attachent d'importance primordiale qu'aux bases, aux sept propositions ci-après :

Lo« Certaines néphrites sont,par elles-mêmes,génératrices d’hypertension... et cela quélles que soient leurs causes (infections, hétéro-intoxications, autointoxications). (Remärquons que lé diabète péut être classé parmi lés auto-intoxications caüsalés).

36 «Dans la plupart dés cas dé moÿetine où dé grande hyperténsion artérielle pérmanerte, portant sur là maxima ét ia minima, lés rechérchés cliniques ou biologiques nous ont permis dé iéttré én évidériéé un trouble rénal (ici encore le diabèté peut interve-

nir).

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