‹ Tensions Artérielles et Vis viscosité Sanguine Dans Le Glaucome PrimitifChapitre 4 sur 51 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'étude de la tension artérielle et de la viscosité sanguine a pris, depuis quelques années, quelques mois même, un nouvel essor ; des progrès sensibles ont été réalisés dans cette voie, dus en partie au perfectionnement des appareils de mensuration. Grâce à l’oscillomètre de Pachon, on peut aujourd’hui enregistrer avec facilité, rapidité et précision, les pressions maxima et minima en un même point de l'arbre artériel ; le viscosimètre de Walter Hess permet de même de mesurer avec une exactitude suffisante la viscosité du sang. Avec le secours de ces appareils, M. Martinet, en France, a, dans ses récents travaux, particulièrement bien étudié les relations qui unissent ces deux facteurs inséparables : tension artérielle et viscosité sanguine, qu'on avait jusqu'alors envisagés surtout isolément ; il a montré tout le profit qu’on peut tirer,en pathologie générale,

de la connaissance du rapport sphygmo-viscosimétrique.

Il nous a paru intéressant de mettre ces récents progrès au service de l’ophtalmologie. Quelques auteurs se sont spécialement occupés des hémorragies oculaires ; nous avons limité notre travail, et nous nous sommes cantonné dans l’étude d’une question très ancienne et très controversée : celle du glaucome. |

Cette affection a toujours retenu l'attention des cliniciens, tenté la curiosité des observateurs par l'obscurité de ses origines. Bien des théories ont été émises, toutes basées sur des observations nombreuses et consciencieuses, aucune. n’est pleinement satisfaisante. L’étiologie et la pathogénie du glaucome, nous entendons du glaucome primitif, nous échappent encore. Nous avons pensé que l'étude de la tension artérielle, de la viscosité sanguine et du rapport sphygmo viscosimétrique chez les glaucomateux pourrait éclaircir quelques-uns des points obscurs.

D’emblée, nous avons éliminé tous les glaucomes secondaires dont la nature est bien différente de celle du glaucome primitif.

Nous avons recueilli, à la clinique ophtalmologique de l’Hôtel-Dieu, et à la clinique des Quinze-Vingts, une vingtaine d'observations personnelles: nous y avons adjoint quelques autres observations dues à l’obligeance de M.le D: Poulard, ophtalmologiste des hôpitaux, et du D: Velter, ancien interne dans le

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service de M. le professeur de Lapersonne. Nous aurions voulu présenter un plus grand nombre de cas: mais nous avons dû éliminer toutes les observations qui, pour des raisons diverses, étaient incomplètes. Ces glaucomes ont été classés en trois groupes:

1° Les glaucomes chroniques simples, qui n'ont présenté, à aucun moment, de phénomènes inflammatoires ou douloureux, l'affection ayant évolué lentement, insidieusement, quelquefois même sans attirer l’attention du malade.

2° Les glaucomes inflammatoires, caractérisés par des signes même légers et fugaces d’irritation ; dans cette classe sont réunis les glaucomes aigus, les subaigus, les glaucomes absolus et les glaucomes chroniques irritatifs. |

3° Les glaucomes hémorragiques.

Sur les conseils et sous la direction du D" Offret, chef de laboratoire des Quinze-Vingls, nous avons, à tous nos malades, pris systématiquement la tension artérielle avec l’oscillomètre de Pachon, mesuré la viscosité du sang avec le viscosimètre de Walter Hess, pris la tension intra-oculaire avec le tonomètre de Schiotz.

Ce sont les résultats de nos mensurations que nous résumerons dans cette thèse, afin d’en tirer quelques conclusions étiologiques et cliniques.

La première partie de notre travail sera consacrée à l’exposé de la technique ; nous insisterons plus particulièrement sur la viscosimétrie. La seconde partie sera réservée à l'énoncé et à l'interprétation

. ’ C 9 des chiffres obtenus, et aux données pratiques qu’on peut en tirer. Nous terminerons enfin notre:travail

par la publication de nos observations, toutes prises Suivant le même plan,

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