ON AVAIT AVERTI LE P. MEA DE NE PAS INTERVENIR
La tentative d'enlèvement eut lieu dans la nui* du jeudi 14 septembre. Le lundi suivant, l'archevêque rendit visite au P. Mea, et lui demanda pourquoi il se mêlait de son administration. Il se plaignit du dommage que lui causerait la publicité de l'affaire, sur quoi le P. Mea lui dit: "Tout ce que vous pouvez me demander est ceci: est-ce juste ou non? Ces faits viennen": à rencontre de
toute loi, civile ou relig-ieuse. Vous avez usé de violence envers une religieuse. Vous avez par là même encouru rexcommunication, et vous devriez me remercier plutôt que de chercher à m'intimider." A quoi l'archevêque répondit: "Vous feriez mieux de quitter à l'instant cette maison." "Très hien, répliqua le P. Mea, mais aussitôt que je sors d'ici, Soeur Basil en sortira aussi, e*, demandera la protection des tribunaux civils." "Dans ce cas, déclara l'archevêque, vous feriez mieux de rester." (Rires.)