DES PRESSES DE BUREAU ET MARCOTTE
Au Peuple Canadien.
Peuple !
Je suis un do tes fils ; Jean Baptiste, je suis un de tes frères. Quand un frère te fait mal, je sens le mal. Quand tu paies, je paie ; Quand l'on te frappe, le coup m'atteint. Quand on t'humilie, je me sens humilié. Quand tu souffres, je souffre. Quand tu gémis, je gémis. Quand tu pleures, je pleure
Quand le bien t^arrive, je m'en réjouis. Quand tu prospères, je suis heureux, Quand tu ris, je ris. Quand tu chantes, je chante !
Peuple, me voilà de pied en cap en ta présence. Simple campagnard, vivant au milieu de toi, j'ai voulu te rendre un service. Je ne te demande qu'une faveur, celle de lire les pages suivantes- Je n'ambitionne aucune récompense ; car si je puis te faire comprendre ta position, t'engager à revendiquer tes droits violés ; à bénir le bien et à maudire le mal, je serai plus que récompensé.
Dans tles jours comme ceux-ci, où la prostitution politique remplace les vertus civiques, où la faiblesse et l'inertie remplacent le courage et l'action ; quand la démoralisation descend du haut du pouvoir, comme l'eau coule dans notre grand fleuve, arme toi de patience, redouble de courage, puis veille et veille encore afin de conjurer l'orage de plus mauvais jours. ,
' • ' Ton fils,