ACTE I, SCÈNE III
ARTHUR
Oh! monsieur, mes lettres ne vous l'ont -elles pas dit?
DELAUNAY
Oui, nous causerons de vos lettres : elles ne sont guère en harmonie avec ce que vous me disiez ici, dans cette même chambre...
Pardon!...
Que jamais...
DELAUNAY
ARTHUR
De grâce ! . . . J'étais insensé !
DELAUNAY
Et maintenant?...
ARTHUR
Maintenant , il ne tient qu'à vous que je sois heureux.
DELAUNAY
Nous reparlerons de tout cela plus tard ; car pour le moment, mes enfants, quoique j'aie grand plaisir à vous revoir, nous avons des choses très-pressées à faire. — Toi, mon Amélie, charge-toi de mon appartement, dont je rentre en possession ce soir, et où je veux que rien ne manque. — Laure, le département du dîner te regarde. Nous avons du monde : ainsi mets tous mes domestiques en réquisition. — Vous êtes des nôtres, Arthur; seulement vous irez mettre un habit : nous avons des dames, une soirée; et , si Amélie m'en prie bien, peut-être qu'on dansera.
Oh ! papa, je t'en prie bien ! •
DELAU.
Mais d'où t'arrive donc tout ce monde?
OELAtlNAY.
Ce sont nos amis de Paris, à qui j'ai écrit en même temps qu'à toi... une réunion de retour, d'anciennes connaissances à revoir. — {A Amélie et à Arthur qui causent. ) C'est convenu : vous danserez ensemble la première contredanse... Mais allez chacun à vos affaires, ou sinon le temps vous manquera... Allez... — Au revoir, Arthur. — Pardon, Laure, de la peine. — Va, ma fille, va !... ( Ils sortent tous trois. )