‹ Teresa; drameChapitre 100 sur 113 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

DELAUNAY, seul.

Il faut que cela soit ainsi... Malheur à moi!... mais à moi seul... J'ai voulu intervertir l'ordre de la nature : j'ai attaché la mort à la vie, la jeune fille au vieillard... Malheur à moi!... — (lise lève, fait quelques pas, et regarde la porte derrière laquelle est cachée la baronne.) Teresa !... Teresa !... — ( // marche lentement vers la porte, et appuie son front au mur.) Que de fois j'ai passé le seuil de cette porte avec un cœur joyeux et bondissant comme un cœur de jeune homme!... Insensé que j'étais!... ou plutôt... heureux, heureux que j'étais!...

paolo, à l'autre porte.

Monsieur Arthur est enfermé : il paraît désirer ne pas descendre.

Dites-lui que je l'en prie. . . Entendez-vousbien?. . . que je l'en prie. — {Paolo sort.) Oui, je comprends : il est encore plus malheureux que moi, lui : je souffre, et il rougit... Allons, allons, du courage!... Que je suis las ! que je suis fatigué!... J'ai vieilli de dix ans depuis hier.

paolo, rentrant.

Le voilà.

DELAUNAY

C'est bien, mon ami. Laissez-nous seuls. (Paolo sort.)

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