‹ Teresa; drameChapitre 108 sur 113 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

UN DOMESTIQUE , AMÉLIE, puis DELAUNAY et ARTHUR.

LE DOMESTIQUE

Madame, tout est prêt.

AMÉLIE

Dulau et Laure?...

LE DOMESTIQUE

Attendent madame en bas pour lui faire leurs adieux.

AMÉLIE

Rien ! — (Le domestique sort. ) Allez : dites que j'attends mon père.

( Arthur paraît à la porte du fond, Delatmay à la porte latérale, Amélie est sur le devant.) arthur, au fond.

Amélie n'est plus chez elle : je puis aller chercher...

(// va pour passer chez lui, et rencontre Delaunay à la porte. ) delaunay.

Encore vous, monsieur!

ARTHUR

Pardon!... j'allais...

delaunay, montrant l'appartement d'où il sort. Là?...

ARTHUR

Oui... j'y ai oublié...

Des lettres, un portefeuille... et un portrait, n'est-ce pas?

ARTHUR

Ah!...

DELAUNAY

C'est inutile : tout est brûlé, déchiré, anéanti.

AMÉLIE

Eh bien ! que dites-vous donc là ?

DELAUNAY

Rien... — (Allant à Amélie. ) Adieu, mon enfant... Dieu le conduise par la main! Dieu te donne tout le bonheur qu'il promet aux autres et qu'il ne leur donne pas !...

AMÉLIE

Oh ! mon père ! c'est au moment de nous quitter que je sens combien je vous aime !

DELAI >\Y

Du courage, Amélie!... Et moi, moi... crois-tu donc mon cœur de fer?... Adieu, mon enfant...

AMÉLIE

Ne venez-vous pas nous conduire jusqu'en bas?

DELAUNAY

Non... A quoi bon?... Va!

artucr , timidement.

Monsieur... mon père!...

\ ous la rendrez heureuse?

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