‹ Teresa; drameChapitre 68 sur 113 · DE SORBIN, ARTHUR · texte numérisé non relu

DE SORBIN, ARTHUR

ARTHUR

Excusez -moi, baron, de vous avoir fait attendre.

DE SOREIN.

Comment, mais je lisais des vers charmants qui m'ont bien l'air d'être de vous, car c'est de votre écriture, et ils ne sont pas signés.

arthgr, fermant vivement l'album,

Ali! oui, oui.... ce sont des vers que j'avais faits.... autrefois... que la baronne m'a prié de mettre sur son album... Pardon de vous recevoir ici, baron... mais je voulais causer avec vous.

DE SORBIN

Comment va M. Delaunay? est-il de retour?

ARTHUR

Non : il est, comme vous le savez, en Auvergne depuis trois semaines : la vente d'une de ses terres l'y retient.

DE SORBIN

Je ne vous demande pas des nouvelles de la baronne : je vous ai aperçu avec elle avant-hier à l'Opéra : elle était resplendissante de fraîcheur et de beauté.

ARTHUR

Ah! vous m'avez vu?.... Oui, elle va mieux, beaucoup mieux.

DE SORBIN

Je croyais q Telle devait faire avec son mari un voyage à Naples.

ARTHUR

Sa santé, en se raffermissant, l'a rendu inutile... Je suis passé chez vous hier pour avoir l'honneur de vous voir.

DE SORBIN

On me l'a dit : voilà pourquoi , en allant au ministère , je suis entré chez vous.

Ne vous verra-t-on point à notre soirée?... C'est un anniversaire de naissance de ma femme : elle a

aujourd'hui dix-huit ans Ce serait mal de ne

point y venir.

DE SORBIN

Si fait, je n'y manquerai pas.... Mais j'ai pensé que vous aviez peut-être à me parler, et ce n'était pas au milieu d'une réunion...

ARTHUR

Je voulais vous demander comment vont mes affaires au ministère.

DE SORBIN

Très-bien.

ARTHUR

C'est que les motifs qui me retenaient à Paris n'existant plus...

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