‹ Teresa; drameChapitre 69 sur 113 · DE SORBES · texte numérisé non relu

DE SORBES

Ah ! c'est vrai : c'était votre futur mariage qui vous faisait tout refuser... Eh bien! mais si vous consentiez à partir, le ministre des relations extérieures cherche, pour une affaire très-importante, quelqu'un qu'il puisse envoyer à Saint-Pétersbourg... Acceptcriez-vous une mission pour cette ville?

ARTHUR

Peu m'importe : j'accepterais tout, pourvu que j'eusse un prélexle suffisant pour quitter Paris.

DE SORBIN

Eh bien! cela pourra s'arranger.

ARTHCR.

Oh! merci! Je n'ai pas besoin de vous dire

que les mêmes motifs qui me font désirer de partir me font désirer aussi que celte demande que je vous fais reste secrète jusqu'au moment...

DE SORBT^.

Soyez tranquille : je vais travailler avec le minisire en sortant d'ici : je lui parlerai de votre affaire; et j'espère ce soir même avoir de bonnes nouvelles à vous en donner...

ARTHl it.

Vous êtes un homme charmant!... Vous parlez déjà?...

DE SORBIN

.l'avais à peine le temps de vous dire bonjour, mais je voulais savoir pourquoi vous étiez passé chez moi... Depuis voire mariage, on vous voit si

peu, que c'était un événement A propos, et

madame!...

arthcr , le conduisant.

Un peu souffrante.

DE S0RBIIV.

Ah! est-ce que?...

Oh ! mon Dieu , non.

DE SORBIN

A ce soir.

ARTHUR

Oui... Merci, mille fois merci.

DE SORBI1Y.

Laissez donc... Adieu.

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