DE SORBES
Ah ! c'est vrai : c'était votre futur mariage qui vous faisait tout refuser... Eh bien! mais si vous consentiez à partir, le ministre des relations extérieures cherche, pour une affaire très-importante, quelqu'un qu'il puisse envoyer à Saint-Pétersbourg... Acceptcriez-vous une mission pour cette ville?
ARTHUR
Peu m'importe : j'accepterais tout, pourvu que j'eusse un prélexle suffisant pour quitter Paris.
DE SORBIN
Eh bien! cela pourra s'arranger.
ARTHCR.
Oh! merci! Je n'ai pas besoin de vous dire
que les mêmes motifs qui me font désirer de partir me font désirer aussi que celte demande que je vous fais reste secrète jusqu'au moment...
DE SORBT^.
Soyez tranquille : je vais travailler avec le minisire en sortant d'ici : je lui parlerai de votre affaire; et j'espère ce soir même avoir de bonnes nouvelles à vous en donner...
ARTHl it.
Vous êtes un homme charmant!... Vous parlez déjà?...
DE SORBIN
.l'avais à peine le temps de vous dire bonjour, mais je voulais savoir pourquoi vous étiez passé chez moi... Depuis voire mariage, on vous voit si
peu, que c'était un événement A propos, et
madame!...
arthcr , le conduisant.
Un peu souffrante.
DE S0RBIIV.
Ah! est-ce que?...
Oh ! mon Dieu , non.
DE SORBIN
A ce soir.
ARTHUR
Oui... Merci, mille fois merci.
DE SORBI1Y.
Laissez donc... Adieu.