‹ Teresa; drameChapitre 71 sur 113 · ARTHUR, TERESA · texte numérisé non relu

ARTHUR, TERESA

( Teresa entre sur la pointe du pied, joyeuse et riante. — Elle regarde de tous côtés, et se toyant seule avec Arthur, elle vient sans être entendue par lui, derrière le fauteuil où il est assis, et lui donne sa main à baiser. )

arthur, tressaillant. Ah!...

Eh bien! c'est moi... Je vous fais peur?

ARTHUR

Oh ! non, Teresa.

Je viens de donner tous mes ordres pour notre petite fête... Concevez-vous, Arthur! le monde, c'est un moyen de s'isoler, nous serons plus libres en face de cent personnes que nous ne le sommes dans nos soirées avec Amélie... Oh! le monde, l'enivrement des lumières , le bruissement de la musique, au milieu duquel les regards se croisent sans être épiés, les mains se touchent sans être vues, un mot d'amour s'échange sans être écouté... Je n'ai jamais tant aimé le bal et le spectacle !

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