ACTE IV, SCÈ1VE IX
LABRE
Mais peut-être ôte-t-il avec soin la clef du chiffonnier.
amélie, tirant une clef de sa poitrine.
J'en ai une qu'il ne connaît pas...
LAURE
Veux-tu que j'aille avec toi?...
AMÉLIE
Oh ! non, non... Arthur n'aurait qu'à nous surprendre ensemble...
LAURE
Eh bien ! vas-y seule.
AMÉLIE
Je n'aurai jamais le courage de lire une de ces lettres.
LAIRE
Écoute : apporte ici le portefeuille tout entier ; et moi je l'ouvrirai, et je te dirai... que tu es une petite folle de t'ètre inquiétée ainsi , car je suis sûre que ces lettres sont des papiers d'affaires et non des lettres d'amour... et tu les reporteras tout de suite.
AMÉLIE
Tu seras discrète, Laurel... Oh! tu as raison : je suis si malheureuse qu'il faut que celte incertitude cesse... Et si c'est mal... eh bien! Dieu qui voit ce que je souffre me pardonnera peut-être !
LACRE.
Du courage ! Je t'attends...
(Au moment où Amélie entre chez elle, Delaunay sort de sott appartement.)