Drecnhalgh. Thn Lancct, 23 mars
:i. E. Martin. Monat. f. C.cb., 18G8, B.i XXXf, p. 248. ■i. M. Diincan. Mod. Times Gaz., 1872, t. II, p. 60. ;;. Itoiith. Oi3st. Trans., 1880, vol. XXI, p. 93. 6. Barbour. Edinb. med. Journ., septembre 1882, p. 220.
Gaillard Thomas * a fait trois fois, do propos délibéré, la ponction dans des cas de grossesse extra-utérine; deux fois à trois mois, par le vagin, et une fois à quatre mois par la paroi abdominale ; dans le dernier cas, on soupçonnait seulement la grossesse extra-utérine et la ponction fut faite pour assurer le diagnostic. Les trois femmes succombèrent, et G, Thomas déclare, après avoir relaté ces faits, qu'il a renoncé à employer désormais la ponction dans les cas de grossesse extra-utérine.
Enfin Freund " rapporte un cas où, ayant diagnostiqué une grossesse tubaire, il fit la ponction du sac. Après les accidents de péritonite, la femme guérit.
Si nous résumons tous ces faits, nous voyons que sur douze cas où on a fait la ponction du kyste, il y a eu quatre guérisons (Tanner, Greenhalgh, E. Martin, Freund) et huit morts (Simpson, BraxtonHicks, M. Duncan, Routh, Barbour, G.Thomas, — trois cas).
Le chiffre de la mortalité consécutive à cette opération est donc considérable (66 environ p. 100).
On a de même remarqué que la ponction, faite à une époque plus avancée de la grossesse et employée alors comme ponction exploratrice, a donné souvent des résultats défavorables. Hutchinson \ Simpson ' ont signalé des cas de mort par péritonite, et ces faits ont amené Ilarris ' à conclure que lorsqu'une ponction exploratrice venait à démontrer l'existence du liquide amniotique dans une tumeur, il fallait être prêt k opérer sur-le-champ.
La ponction dans la grossesse extra-utérine est donc, d'une façon générale, un procédé peu recommandable malgré sa grande simplicité. Elle expose à des accidents graves (hémor-
1. G. Thomas. Gyn. Transact., 1883, vol. VII, p. 219; et 1884, vol. IX, p. 161.