Landis. Am. Journ. ofmed. se, oct. 1885, p
sité et qu'il faut l'appliquer pendant long-temps, une heure si c'est possible. On devra répéter les séances chaque jour jusqu'à ce que la diminution du kyste fcelal vienne démontrer que le traitement a l'éussi; quatre à cinq applications suffisent ordinairement.
Tels sont les faits ; telle est la méthode. Comment devonsnous les apprécier?
Devant l'autorité d'hommes aussi expérimentés que Gaillard ïliomas, Lusk, Emmet etc., il est difficile de refuser toute créance aux faits qu'ils rapportent, quels que soient les doutes qu'ils puissent nous inspirer. Aussi, tout en restant sur une extrême réserve qu'il est facile de comprendre, tout en étant bien convaincu que souvent le diagnostic restera incertain, nous ne pensons pas qu'on doive proscrire l'emploi de l'électricité; et nous admettons avec Garrig-ues que ce moyen thérapeutique pourra toujours être essayé dans le cas où on suppose un début de grossesse extra-utérine, puisqu'il est reconnu aujourd'hui, par les nombreux faits des médecins américains, que ce traitement n'a jamais provoqué chez les femmes aucun des accidents qu'on avait théoriquement supposés possibles.
Tous les procédés que nous venons de décrire ont pour objectif la mort du fœtus et sa rétention dans les tissus maternels. Si l'œuf a péri dans les premières semaines de la g-rossesse, sa résorption est possible ; mais le plus souvent, le sac fœtal persiste sous forme d'un corps étrang-er et la femme est exposée aux accidents de la rétention. Aussi s^est-on demandé si on ne pourrait pas faire une opération plus radicale et enlever le sac fœtal par la laparotomie ou extraire le fœtus par le vag-in. Nous allons examiner successivement ces deux modes d'intervention.
Ablation du sac par la laparotomie.
L'idée d'enlever le sac par une ouverture faite à la paroi
abdominale a été émise anciennement par Heim Osiander-, Josephi et Zang
Elle a été de nouveau préconisée en Angleterre, ainsi que l'indique Parry par Brown % Roulli'', Playfair", Meadows Greenhalgh et en Amérique par Darby Tous ces auteurs sont d'avis de pratiquer la gastrotomie et d'enlever le sac avant que la rupture ne survienne.
Cette opinion a soulevé de tout temps de vives objections; et d'ailleurs, jusqu'à ces dernières années, la pratique conseillée par les auteurs que nous venons do citer n'avait jamais été mise à exécution.
Récemment, la question a été soulevée de nouveau, et Werth au Congrès de Copenhague, a exprimé l'opinion que la laparotomie, faite de bonne heure pour éviter les dangers d'une rupture, était une opération parfaitement justifiée. Elle est surtout indiquée, d'après lui, quand la tumeur siège dans le cul-de-sac de Douglas et y détermine par sa présence de graves symptômes d'incarcération.
Yeit avait exprimé, à diverses reprises, la même opinion, et il a fait à ce sujet plusieurs communications à la Société obstétricale de Berlin. Les idées qu'il a émises ont rencontré l'assentiment de A. Martin, Beumer, Kleinwœchter, etc.
Veit a d'ailleurs pratiqué deux fois la laparotomie avec