Werth. Arch. ftir Gyn., 1884, B'' XXIV, p
13. Veit. Zcitschr. f. Geb. und Gyn., 1884, B>i X, p. 3o9. U. Veit. Zeitschr. f. Geb. und Gyn., 188j, B^ XI, p. 384.
succès clans des cas de grossesse lubaire vers le troisième mois. Le diagiioslic n'avaiL été établi avec certitude que dans le second cas. Il enleva entièrement le sac fœtal, et les deux femmes guérirent. Ainsi se trouvent réalisées les espérances qui avaient été tant de fois formulées.
C'est là évidemment un traitement rationnel et le plus efficace de tous puisqu'il supprime dès le début tous les dangers à venir.
La grosse objection qu'on peut lui faire est la même que celle qu'on adresse à tous les modes de traitement de la grossesse extra-utérine à son début : rincertitude du diag'nostic. Il est vrai qu'aujourd'hui la laparotomie est devenue une opération presque inollensive; on peut donc répondre à cette objection que l'opération a de bien moindres inconvénients que l'éventualilé possible de la rupture d'un kyste extra-utérin, et c'est là un point capital.
On ne peut, du reste, se livrer à cetégard qu'à des considérations théoriques, les deux faits de Veit étant loin d'être suffisants pour entraîner la conviction.
Nous n'insistons pas davantage ici sur les détails de l'opération; nous nous réservons d'en reparler en décrivant la g-astrotomie.
Extraction du fœtus l'incision du vagin.
L'extraction du fœtus par le vag-in pendant les premiers mois (le la grossesse extra-utérine, dans le but bien arrêté de mciire fin à cette grossesse, a été faite pour la première fois par Gaillard Thomas dont on trouvera résumée plus loin la remarquable observation.
G. Thomas, ayant diagnostiqué une grossesse tubaire chez une femme arrivée au troisième mois de la gestation, décida de
\. fi. Tlioiiias. Amer. obst. Joiini,, lS7:j. M.
pratiquer réIyLrotoraie. Il fît au fond du vagin une large incision à l'aide du Ihermo -cautère et pratiqua par celle ouverture l'extraction du fœtus. Le placenta, intéressé au cours de l'opération, donna lieu àune hémorrhagie inquiétantequifularrêtée par une injection de pcrclilorure de for: une partie seulement du placenta fut extraite; l'autre ne fut expulsée qu'au bout de 15 jours. Malgré des accidents septicémiques, la femme se rétablit.
G. Thomas fut imité par O'IIara, qui fit au 4" mois d'une grossesse extra-utérine, l'élytrotomie avec le tbermo-caulèro (F. plus loin, obs. II, p. 1S2). Le placenta ayant été traversé, une hémorrhagie profuse se produisit, qui s'arrêta aussitôt après. La femme succomba de péritonite trois jours après.
Dans les deux faits que nous venons de rapporter, nous voyons que le placenta a été lésé et qu'il est ainsi devenu le point de départ d'hémorrbagios graves. La blessure du placenta est, en effet, un des accidents les plus sérieux qui puissent survenir au cours de l'élytrotomie comme aussi de la laparotomie. C'est pourquoi on a cherché à reconnaître la présence du délivre. Bernutz' a décrit des signes qu'il a observés dans deux cas et qui donnent, dit-il, de précieux renseig-nements. Lorsque le placenta sièg-e dans le cul-de-sac rétro-utérin, on sent avec le doigt des battements et une sorte de frémissement, de susurrus, analogues à ceux que donnent à la main les anévrysmes cirsoïdes.
Fraenkel ^ a insisté de son côté sur la possibilité de se rendre compte de la présence du placenta au fond du vagin. On sent une masse plus ou moins épaisse, un peu molle : le vagin est sillonné, dans le voisinage de celte masse, par des vaisseaux volumineux, qui battent sous le doigt. C'est d'ailleurs surtout à partir du quatrième mois que s'observent ces signes, sur lesquels nous reviendrons à propos de l'élytrotomie.