‹ Terminaisons et traitement de la grossesse extra-uterineChapitre 80 sur 96 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

RÉTENTION

3 mois en' viroo.

récente.

1 mois . 1 /2 environ.

3 semaines.

qq. semaines.

13 ans environ.

3 mois.

Mort 4 heures après l'opération.

Guérison.

Gucrison.

Guérison.

Guérison.

Guérison.

Guérison.

Mort.

REMARQUES

On enlève le placenta ; hémorrhagio foudroyante.

Expulsion du placenta 44 jours après.

Issue du placenta eu entier 3 semaines après.

Le placenta est extrait 6 semaines après.

Le placenta n'est jamais sorti.

Le placenta est retiré 17 jours après l'opération.

On n'a pas trouvé trace de placenta.

Rupture du sac pendaut l'opération, péritonite seplique.

Voyons mainlonant quels sont les résultats fournis par la gaslrotomie dans les différents cas où elle a été pratiquée.

Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit de ces résultats pendant la première moitié de la grossesse. Les faits de Veil, qui opère avant la rupture du kyste, ceux de Lawson Tait, qui pratique l'opération au moment même de cette rupture, sont trop peu nombreux et trop récents encore pour qu'il soit permis d'énoncer autre chose qu'un espoir.

C'est surtout à l'appréciation de la gaslrotomie pratiquée pendant la seconde moitié de la grossesse et pendant la rétention que. nous consacrerons toute notre atteniion.

1. Quels résultats la gastrotomie a-t-elle donnés lorsqu'elle a élé pratiquée pendant la vie de l'enfant?

Si nous consultons le tableau des 17 cas publiés plus haut, nous voyons que la mère a succombé 15 fois; et sur ces IS cas de mort, nous trouvons que 10 fois la mort est survenue par hémorrhagie.

Dans les cas de Spicgelberg, Ileywood Smith, Kœberlé, Frœnkel, le placenta était inséré sur la paroi antérieure du kyste ; il fut sectionné au moment de l'opération; une hémorrhagie foudroyante s'en suivit, et la mort eut lieu en quelques heures.

Dans les opérations de Hauff et de Meadows, l'hémorrhagie provint de ce qu'on voulut extraire le placenta immédiatement.

Dans les cas de Yedeler, Ilofmeier, Schrœder, c'est au cours de l'opération que l'hémorrhagie s'est produite.

Enfin, elle est survenue au bout de quelques jours (hémorrhagie secondaire), dans les cas de Gervis et de Litzmann.

Ainsi, nous le voyons, le principal danger de ces gastrotomies est l'hémorrhagie qui peut se produire : 1° au moment de l'incision, parce que le placenta, adhérant en avant, est intéressé au moment de l'ouverture du kyste ; 2° pendant le cours de l'opération, le plus souvent par suite du décollement ou de

la déchirure du placenta; 3" au moment de l'exlracLlon du délivre; 4° enfin, pendant les jours qui suivent l'opération, alors que se produit le décollement spontané des fragments placentaires.

La mort a été généralement très rapide : quatre femmes sont mortes en quelques heures, neuf n'ont pas survécu au delà de quatre jours, et, dans le cas de Litzmann, l'opérée a succombé à la septicémie après seize jours.

Les deux seuls cas où la mère survécut sont ceux do Jessop et de Martin.

Si nous établissons un chiffre de mortalité, nous voyons qu'il est vraiment effrayant : deux femmes mortes sur dix-sept, c'est-à-dire à peu près 88,3 p. 100 de mortalité.

Dans tous ces cas, l'opération a été pratiquée dans le but de sauver la mère et l'enfant : nous avons dit le sort de la mère, voyons celui de l'enfant.

Sur les dix-sept enfants, aucun n'a succombé pendant l'opération et tous ont respiré ; mais neuf n'ont vécu que de une à cinquante heures, et le sort des huit autres n'a pas toujours été indiqué. Nous savons cependant que dans le cas de L. Tait, l'enfant s'est élevé jusqu'à trois mois; que dans l'observation de Sale, oiî il y avait grossesse gémellaire intra et extra-utérine, les deux cnfan's vivaient encore un an après l'opération, et que, dans le fait de Schrœder, l'enfant survécut.

Quoi qu'il en soit, nous voyons que la laparotomie ne permet pas de sauver tous les enfants comme on aurait pu le supposer. Les conditions anormales dans lesquelles ces enfants se sont développés, l'influence qu'a pu avoir sur eux l'état général de la mère pendant cette gr.)ssesse pathologique, sont autant de causes qui nous expliquent leur peu de vitalité.

Toutefois, cette considération ne serait pas suffisante pour nous faire rejeter la laparotomie pendant les derniers m.ois de la gestation, car nous savons que les enfants faibles et chétifs nés avant terme peuvent aujourd'hui s'élever, grâce à l'heureux

emploi des couveuses arlifîciclles et du gavage, dont l'iniLiative l'evient tout entière au professeur ïarnier.

IL Si nous passons maintenant à la série des opérations qui ont été faites pendant le cours de la rétention, nous trouvons que sur soixante-dix femmes, quarante-cinq ont survécu; la mortalité n'est donc plus ici que de 33,7 p. 100.

Nous devons faire remarquer qu'un certain nombre des opérées ont succombé à rbémorrbag ie parce que l'intervention a eu lieu à une époque trop rapprochée de la mort du fœtus, soit qu'on ait voulu extraire immédiatement le placenta, soit que l'hémorrhagie ait eu lieu au moment de son décollement spontané.

Telles sont les observations de Galabin, Gusserow, Netzel, Wasseige et Kirkley,

Dans deux autres cas, les femmes sont mortes: l'une decholérine (Howitz), l'autre de pleurésie (Landau), alors qu'elles pouvaient être considérées comme guéries.

Il résulte de ce qui précède que la laparotomie pratiquée après la mort du fœtus est, ainsi que nous l'avons déjà indiqué à la page 96, une opération qui ne doit pas être tentée avant que la circulation placentaire n'ait cessé. Mais il en résulte aussi que l'opération a une issue infiniment plus favorable pour la mère que lorsqu'elle est faite pendant la vie du fœtus.

Quant aux gastrotomies pratiquées après que le kyste s'est ouvert ou à l'extérieur, ou dans un organe voisin, nous renvoyons à ce que nous en avons dit à propos du traitement des divers accidents de la rétention.

Page 1