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INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS

De l'ensemble de tout ce qui précède, il est permis de déduire les indications et les contre-indications suivantes. La laparotomie peut être indiquée :

1° Pendant la première moitié de la grossesse. Elle a, dans

ce cas, pour but de prévenir les formidables dangers de la rupture du sac.

2° Au moment même où celte rupture a lieu, les faits do Lawson Tait nous prouvent tout le bénéfice que la femme peut retirer de l'opération.

3° Dans la seconde moitié de la grossesse, l'enfant étant vivant. Nous ne donnons cette indication qu'avec beaucoup d'hésitation, vu les résultats indiqués plus haut. Toutefois, nous ne voulons pas admettre ces résultats comme définitifs et nous croyons qu'il n'est pas permis de renoncer à l'espoir de sauver la mère et l'enfant. Nous pensons que le danger résidant surtout dans l'hémorrhagie et provenant du placenta, ce danger pourra diminuer ou même disparaître par la découverte de nouveaux procédés de traitement. Nous verrons au manuel opératoire que déjà des progrès ont été accomplis en ce sens. Martin a proposé une méthode de traitement du placenta, qui, bien que passible de certaines objections, lui a cependant permis d'obtenir la guérison de son opérée, la dernière de la série néfaste que nous avons publiée plus haut.

Ajoutons que si on pouvait constater avant l'opération la présence du placenta au fond du vagin, on aurait beaucoup plus de chance de succès.

Il serait intéressant, d'ailleurs, de pouvoir s'assurer de la situation du placenta dans tous les cas; nous en avons déjà parlé (F. p. 92). Peut-être pourrait-on employer la ponction dans un but de diagnostic, comme l'indique Fraenkel.

Cette ponction serait pratiquée par la paroi abdominale, et, suivant qu'il s'écoulerait du sang ou du liquide amniotique, on concluerait à la présence ou à l'absence du placenta sur la paroi antérieure. On pourrait alors opérer avec plus do chances d'éviter le délivre .

4" Quand l'enfant est mort. Ici, nous croyons qu'il est contreindiquc de faire l'opération immédiatement après la mort du fœtus et qu'on devra, autant que possible, la reculer do quelques

mois, tant que l'élat général de la fommo le permcllra. Deux cas, d'ailleurs, peuvent se présenter : ou bien la gastrotomie sera faite de bonne lieure, alors que les accidents qui ont apparu sont peu graves; ou bien elle sera faite après qu'on aura constaté depuis plus ou moins long-temps des accidents consécutifs à l'élimination du kyste ; et si l'opération a moins de chances de réussir alors que ces complications existent déjà depuis quelque temps, l'indication formelle n'en existe pas moins de faire la laparotomie pour essayer de sauver la mère.

Enfin, nous croyons la gastrotomie contre-indiquée dans les cas 011 le fœtus est fortement engagé dans l'excavation, oii il est très accessible parle vag-in, et où le placenta n'est pas interposé entre lui et la paroi vaginale. Nous verrons celte dernière considération s'appliquer aussi bien au fœtus vivant qu'au fœtus "mort puisque des enfants ont pu être extraits vivants par l'élytrotomie ; nous pensons cependant qu'en règle générale il faut toujours préférer la laparotomie quand l'enfant vil.

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