‹ Terminaisons et traitement de la grossesse extra-uterineChapitre 89 sur 96 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'élytrotomie, ou vag-inolomie, fut préconisée par Baudelocque*. A propos du traitement dos grossesses extra-ulérines, il s'exprime ainsi : « Si la nature, par ses efforts, tantôt on quelque sorte comme prématurés, tantôt plus ou moins tardifs, indique constamment le moment oii il faut opérer, elle montre aussi, en beaucoup de cas, le lieu où il convient de le faire : c'est sans contredit sur l'endroit oii le fœtus se découvre le plus aisément au toucher, celui où il y a le moins de parties à couper pour lui donner issue, pourvu qu'il n'y ait pas plus de dang-er à faire l'incision en cet endroit que partout ailleurs. »

Et il regrette de n'avoir pas pratiqué la vaginotomie dans un cas de grossesse extra-utérine qu'il rapporte et où le kyste fœtal plongeait dans l'excavation.

Maygrier, Gardien, Burns, Velpeau, se déclarent partisans de l'élytrotomie. Jacqucmicr est non moins explicite que Bau-

i. Baudelocqiie. L'art des Accouchements, t. II, p. A&[\.

(Iclocque. « Le lieu d'élection, pour pratiquer l'émission du kyste fœtal, est déterminé par le point où la tumeur est le plus rapprochée de l'extérieur. Si le vagin se trouve dans ce cas, on doit préférer cette voie à toute auti'e, à moins de contreindications particulières : la matière, les humeurs y trouvent un écoulement plus facile \ » Cazeaux, en rappelant la vaginotomie pratiquée par P. Dubois, et que nous rapportons plus loin, montre que cette opération n'était pas acceptée sans conteste à cette époque; car, dit-il, le professeur P. Dubois se décida, malgré une assez vive opposition de plusieurs consultants, à inciser largement la paroi vaginale.

Quant à lui, il conseille de pratiquer sans hésitation l'incision vaginale quand le kyste fœtal peut être facilement attaqué par le vagin (Cazeaux, loc. cit., p. 614).

Le même conseil est donné dans l'ouvrage de Nsegelé et Grenser.

Si, dès le siècle dernier, on avait conseillé de pratiquer cette opération, elle ne fut exécutée seulement, de propos délibéré, que dans le siècle actuel.

En lisant les observations que nous rapportons, on verra que la vagiuotomie a été pratiquée soit dans la première moitié de la grossesse, soit dans la seconde moitié, alors que l'enfant était vivant, soit dans les cas de rétention du fœtus mort.

Yu le nombre relativement restreint de ces opérations, nous croyons devoir les reproduire aussi succinctement que possible afin qu'on puisse juger la question en connaissance de cause. Nous avons laissé volontairement de côté un cerlam nombre d'observations où le diagnostic de grossesse extrautérine ne nous paraissait pas suffisamment établi, et nous reconnaissons que quelques-unes de celles que nous rapportons peuvent encore prêter à la discussion.

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