DRE
von Lenhossék *? les retrouvèrent et en décrivirent les caractères sans pouvoir en fixer la valeur ni la signification.
Mes propres recherches ont confirmé en grande partie les données de ces derniers auteurs relativement à la morphologie de ces éléments. Chez toutes les espèces étudiées, j'ai pu reconnaître l'existence en différents points de la muqueuse linguale d'éléments cellulaires spéciaux, doués d’une affinité très marquée pour le chromate d'argent et munis de prolongements longs, flexueux et ramifiés. Ces éléments, que Retzius n’observa que chez le chien et von Lenhossék chez le lapin, peuvent se rencontrer dans tous les points du derme muqueux, en affectant toutefois une prédilection marquée pour les régions riches en nerfs : tissu con- Jjonctif sous-épithélial et base des papilles. (PI. IT, fig. 1.)
Ce sont des cellules habituellement bipolaires, à corps ovalaire, de volume à peu près égal à celui du renflement nucléaire des cellules des bourgeons. Les deux prolongements, toujours volumineux à leur origine, s échappent de chacun des pôles pour s’insinuer entre les faisceaux connectifs du tissu cellulaire ambiant dont ils suivent toutes les inflexions. Chacun d’eux ne tarde pas d'habitude à se diviser et la division survient même parfois si près de l’origine que l’on voit deux ou trois expansions s'échapper d’un seul pôle cellulaire.
Un caractère commun à la plupart de ces expansions consiste dans une terminaison brusque ; presque toujours on les voit subitement interrompues dans leur trajet comme brisées et, quand cette interruption survient près du corps cellulaire, ou de l’expansion principale, s'il s’agit d’un rameau collatéral, elles ne se présentent plus que comme de simples épines.
Beaucoup d’entre les prolongements issus d’un même pôle présentent une tendance curieuse à se