‹ Terminaisons nerveuses dans l'organe de la gustationChapitre 20 sur 28 · DATE · texte numérisé non relu

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grouper en faisceaux dont les éléments onduleux et enchevêtrés figurent parfois une sorte de queue de cheval.

Les quelques types que j'ai représentés dans les planches I (fig. 3, 5, 6 et 7), IT (fig. 1 f),- IV (fig. 16) et V (fig. 16) montrent les analogies qui unissent ces éléments dans les différentes espèces animales. Pourtant, de l’une à l’autre on peut observer quelques variations dans leur répartition et leur mode de coloration.

Chez le lièvre et le lapin (PI. IV, fig. 16) je ne les ai rencontrés qu’au niveau du plexus sous-gemmal. Sur des coupes transversales des feuillets, on les voit répartis en assez petit nombre dans les couches les plus profondes de ce plexus et étendant parallèlement à la direction des fibres nerveuses leurs ramifications principales. Des coupes parallèles les montrent en plus grand nombre, mélangées aux fibrilles nerveuses qui croisent leurs prolongements dans toutes les directions. Malheureusement il n’est souvent pas facile d’en observer de complets, ces éléments paraissant, surtout s'ils sont groupés, jouir de la propriété de devenir un centre de réduction pour l'argent, ce qui se traduit par l'apparition à leur niveau de précipités gènants qui les voilent dans une partie de leur étendue.

C’est au-dessous de la surface épithéliale du plateau et spécialement vers les angles latéraux (pl. I, fig. 2) qu’on trouve dans les papilles circumvallées du chien les cellules les plus nombreuses. Elles forment de petits groupes de trois à six éléments qui affectent une direction générale perpendiculaire à la surface. Plongées en grande partie dans le conjonctif sous- Ci EU die envoient dans les papilles coniques secondaires une ou plusieurs expansions qui ne paraissent pas pénétrer dans l’épithélium. Latéralement on en voitaussi,

mais en proportion plus faible, au-dessous du plexus sous-jacent aux bourgeons : leur disposition se rapproche alors beaucoup de celle qu'on observe chez le lapin.

Les deux mêmes variétés se retrouvent chez la brebis ; mais c'est chez cette dernière espèce que j'ai rencontré avec le plus de constance des cellules ramifiées dans le stroma de la base des papilles, tant fongiformes que caliciformes. Ce sont (pl. I, fig. 3, 5, 6 et 7) d'ordinaire des éléments nettement fusiformes, bipolaires, dirigés parallèlement à l'axe de la papille. Les deux prolongements sont de dimensions et de volame relatifs variables, mais toujours assez régulièrement onduleux, nettement limités, parfois légèrement variqueux et colorés d'habitude en noir mat. Bien que le plus souvent ils se ramifient à plusieurs reprises, leurs rameaux, parfois récurrents et fort longs, sont toujours en assez petit nombre.

Une interruption brusque, si elle constitue le mode de terminaison de beaucoup le plus habituel de ces expansions, n'en est cependant pas le seul : il m'est arrivé dans quelques cas de voir l’une d’entre elles s’effiler progressivement en une mince fibrille, ou donner naissance, par son extrémité rompue, à un filament variqueux très fin. (PI. I, fig. 6 et 7.) J'ajoute de suite que jamais je n'ai pu constater l'union de cette terminaison effilée avec une fibriile nerveuse émanée d’ailleurs, non plus que sa pénétration dans lépithélium.

Des éléments en tout semblables me sont apparus irrégulièrement disséminés dans tout le stroma papillaire chez l’homme (pl. V, fig. 16) ainsi que dans le conjonctif basal de l’organe folié du porc.

J'ai rencontré enfin, non plus dans les papilles gustatives elles-mêmes, mais dans la muqueuse avoisinant immédiatement les papilles caliciformes et fongiformes

chez la brebis et le porc, des formes cellulaires que je considère comme plus intéressantes. (PI. IT, fig. 1 8.) Il s’agit d'éléments bipolaires encore, mais extrèmement allongés et généralement rectilignes, qui sont entièrement contenus dans les très fines papilles vasculaires qui s’enfoncent dans le revêtement épithélial si épais de la région. Le corps cellulaire se présente comme un renflement fusiforme de volume moyen, unissant les deux prolongements. Ceux-ci sont lisses, régulièrement ondulés et présentent certains caractères distinctifs. |

Le prolongement périphérique est habituellement plus long, plus épais et parfois un peu variqueux. Sa teinte est souvent plus claire que celle du corps cellu: laire. Il se termine en s’amincissant rapidement vers le sommet de la papille dermique, où même entre les couches les plus profondes de l’épithélium. Dans quelques cas j'ai vu cette extrémité entrer en relation médiate avec un élément allongé, de forme analogué à celle d'une cellule périphérique des bourgeons et coloré comme elle. L'expansion cellulaire semblait se résoudre dans son voisinage en un pointillé indistinct. (PL e"06:) | ;

Bien qu'habituellement unique, du moins à son origine, le prolongement périphérique peut être double ; dans ce cas, les deux expansions montent parallèle; ment. Plus souvent, on le voit se ramifier. Dans quelques cas spéciaux le prolongement central paraît manquer (PI. II, fig. 8), et l’on voit alors le corps cellulaire, dont la forme devient semi-lunaire, émettre par ses cornes deux prolongements parallèles et superficiels. Enfin, des formes unipolaires (pl. III, fig. 11) se rencontrent de temps à autre, et c’est ici encore l’expansion profonde qui lui fait défaut. Le prolongement unique ne tarde pas d’ailleurs à se ramifier.

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Le prolongement central, plus court d'ordinaire, s’amincit rapidement et tantôt se termine par une extrémité tronquée, tantôt se continue par un filament fibrillaire affectant complètement les apparences d’une fibrille nerveuse qui sort inférieurement de la papille dermique et se perd dans le stroma sous-jacent. (PI. IT, f955,7-9et 10)

Ces cellules de la muqueuse péripapillaire accompagnent généralement un vaisseau sanguin. Parfois on voit une fibrille, émanée de la profondeur, pénétrer avec elles dans les fines papilles et, dans des cas particuliers, cette fibrille s’accole s1 étroitement à la cellule, qu'il devient impossible de dire si elle en demeure distincte ou si elle se fusionne avec celle-ci. (PI. IT, ficra.)

Aussi regretterai-je ici une fois de plus l'insuffisance de la méthode de Golgi qui, imprimant aux images une netteté parfaite, voile par l’opacité de ses teintes des détails subtils, mais trop souvent importants.

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