‹ Terracine; essai d'histoire localeChapitre 22 sur 60 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Terracine participe an mouvement de renaissance qae le principat d'Àngaste détermine. Renoavellement de la population. Familles terracinaises de l'époque impériale. Grands travaux qui raniment Terracine : TAppia neuve , la tranchée du Pesco Montano. Nerva et Trajan refont l'Appia dans les marais Pontins. Une Terracine nouvelle se crée dans les Arène. Rétablissement du port. Vicissitudes : Terracine est prise d'assaut par L. Vitellius; Galba est Terracinais. Trajan, sa statue et ses alimenta. Hadrien. Le testament de Cslia Macrina , fondation alimentaire. Les Memmii construisent l'amphithéâtre , Junius Proculus un édicule à Tibère et Livie. A. iËmilius met la main à la transformation de l'Aniur antique : il crée le nouveau forum et élève le temple de Rome et d'Auguste. Les eaux, douces et minérales; le Neptunius fons. Domitien et Martial. L'aqueduc de S. Lorenzo. Nombreuses ruines de cette époque. Grandes familles terracinaises. Habitants et patrons, curateurs célèbres. Julius Optatus, Pompeius Falco, Sosius Priscus, Burbuleius, etc.. Cultes publics et privés. Les religions orientales.

L*Einpire trouva les provinces malades , mais Pltalie plus bas encore. La conquête romaine avait ruiné le Latium ; la guerre sociale , les guerres civiles , avaient ruiné les autres pays : le Sanmium était désert, TEtrurie devenait la Maremme, les riches campagnes de l'Apulie étaient ravagées, et la Gaule Cisalpine elle-même avait souffert horriblement. Avec cela, plus de classe agricole , plus de vieilles races attachées au foyer , rien que des armées d'aventuriers déshabitués de toute vie honnête. Après ces maux affreux et déjà si anciens, la paix^ même sans tous les bienfaits qu'apporta le principat d'Auguste , aurait paru une renaissance. L'époque des Césars en vit une véritable, — au moins autant que pouvaient renaître de vieux pays déjà bien usés et dont on avait brisé toutes les forces. Terracine en sentit les effets. La dernière crise, celle qui fixa au sol italien les soldats de la guerre civile, lui fut môme épargnée : elle ne reçut pas de colonie militaire sous Auguste. Les vétérans se souciaient assez peu d'aller

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labourer les terrains à fièvre ; ce fut sur les plus belles campagnes que porta la spoliation. Ici c'est par d'autres moyens que se refirent la population et la ville.

Si Ton compare les tableaux dressés au chap. IV avec les inscriptions d'une époque un peu plus avancée de l'Empire , on ne retrouve que les noms suivants : Sulpicii; Geminii, yEmiliiy i4ntonii, Egnatiij Furii, Mardis Mevii^ Nxvii^ Octaviij Pomponii^ Scutii^ Domitiif et encore ces derniers peut-être ne devraient-ils pas figurer parmi les gentes anciennes. Je ne compte pas , bien entendu, les inscriptions des bas temps, où les noms ne peuvent plus guère donner d'indication sur les familles. Il est , d'autre part, un peu douteux que les ^milii, les Antonii et les Octavii du deuxième et du troisième siècles soient les mêmes que ceux de l'âge ancien. Il ne restera donc pas une dizaine de familles, sur plus de cinquante qui nous étaient connues ; plus des quatre cinquièmes n'y sont plus.

Les familles de cette époque nouvelle sont les suivantes. Je marque d'un astérisque les personnages qui semblent avoir vécu dans des temps postérieurs aux dernières années du deuxième siècle , les inscriptions de ces époques étant généralement reconnaissables à l'aspect de leurs caractères :

Annii.

Annia Auge.

Annia 0. 1. Saturnina. C. /. L., X, 6345 et add.

Atabii, Atavii.

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