A A A TI
• CLAVDIVS • ATIMETVS MANLIVS • GEMINVS DECIMIVS • CAPITO AVILIVS • FORTVNATVS OFILIVS • MARCIANVS CARRI/iaS • FELICISSIMVS CARRINAS • FORTVNATVS IVLIVS • EARINVS SITTIVS • EVHODVS FVNDANIVS • CELSVS FVNDANIVS • TYRANNVS SITTIVS • DIODORVS CLAVDIVS • AXORANVS
Les difiFérences avec le Corpus sont: I, 19, L • = A*; II, i, L . ///////VS • ^ /////= L • PA////VS • ///////; 7, C • AECILIV8 • PHE- BV8 = Q • AECILIVS • PH0EBV8; 8, C • = Q; H , STATIVS = 8TAGIVS; 15, F • = L • ; 18, C • AVtLIV8 • ///////// = C • IVLIVS • ///////V8; 19. PRI///NVS = P/////NV8; 34, 8cATENIV8 = S/ATIE- NV8 ; III , 11, A • = / •. Elles sont bien faibles, et je corrige volontiers mes lectures pour C. Julius, C. StatienuSy et sans doute L. Patuldus. Gela ne change rien à mes remarques sur les familles , sinon qu*il faut ajouter un Julius et un Patulcius de plus , et mettre le gentilicium Statimus à le place de Scatenius, Les corrections de prénoms n'ont aucune importance.
l'inscription de mbsa (C. /. L. X, 6850, 6851).
Ce document capital sera étudié dans La Via Appia et les Terres Pontines ; mais, comme je le cite ici plusieurs fois, en voici le texte et Texplica-
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tion. Le texte» souvent rapporté, est connu par quatre exemplaires. Deux se trouvent à Mesa , sous le portail de Tancienne Poste ; le troisiëme, réduit à un fragment^ existe à Terracine chez le comte Antonelli; le quatrième , qui est une copie incomplète faite au quinzième siècle , est conservé dans cette même ville au Palais municipal. Voici l'un des exemplaires de Mesa :
D N GLRSMVS ADQ ;INCLYT • REX THEODERICUS VICT • AC TRI VMF SEMPER AVG BONO R P^ NATVS CVSTOS LIBERTA TIS ET PROPAGATOR RONf__NOM DOMITOR Gj^TIVM DECENNO VII VIAE AP^IAE ID • A TRIP VSQ • TARRIC • IT ET LOCA QVAE
8 CONFLVENTIB AB VTRAQ • PARTE PALVD • PER OMN RETRO PRINCIP • INVNDAVERANT VSVI . PVBCO ET SECURITATE VIANTIVM AD MIRANDAM PROPITIO DEO FELICTE RESTITVIT OPERI INIVNCTO NAVITER INSVDANTE ADQ • CLEMENTISSI M I PRINCIP FELICITER^ DESERVIENTE P-CONIIS EX PROSA
10 PIE DEaORVM CAEC • MAV - BASILIQ DEC IQ V G ET IN L * EX "P V • EX PPO EX CONS ORD • PAT QUI AD PERPETV ANDAM TANTI DOMINI GLORIAM PER PLVRIMOS QVI ANTE NON ALBEOS DEDVGTA IN MARE AQ VA IGNOTAE ATAVilS ET NIMIS ANTIQVAE RED
15 DIDIT SICCITATI Ë
Je lis : a Dominus noster Gloriofissimus adque inclytissimus Rex Théodericus , Victor ac triumfator, sentper Augustus, bono rei publicw natus , custos Ubertatis et propagator Romani nominis , domitor gentium ^
» Decennimi VisB Appise, id est a Tripontio usque Tarricinam, item et loca qux confiuentibus ab utraque parte paludibus per omnes rétro principes in~ undaverant, usui publico et securitate i}iantium admirandam propitio Deo féliciter restituit ;
t) Operi injuncto yiaviter insudante adque clementissimi Principis féliciter deserviente prseconiis ex prosapie Deciorum Cxcilio Mauro Basilio Decio, vira clarissimo et inlustrissimo , ex praefecto Urbi , ex prxfecto Prxtorio, ex con*' suie ordinario , patricio : qui, ad perpetuandam tanti Domini gloriam, per plurimos, qui ante non, albeos deducta in mare aqua, ignotx ataviis et nimis antiqux reddidit siccitati. » (On ne connaît pas le sens du dernier signe).
Cela peut se traduire :
« Notre sire très glorieux et très illustre le Roi Théodoric , vainqueur et triomphateur, Auguste perpétuel ^ né pour le bien de la chose publique, gardien de la Uberté et propagateur du nom romain, dompteur des peuples ,
» a heureusement et avec l'aide de Dieu rendu de nouveau praticables et admirablement sûrs pour les voyageurs le Decennovium de la Via Apfia et les endroits (de la route) qui , sous tous les règnes précédents ,
avaient été inondés par le débordement des marais de droite et de gauche ;
» travail assumé et courageusement poursuivi, sur l'ordre du très clément Prince , par le descendant des Decii, Cœcilius Maurus Basilius Decius , clarissime et illustrissime , ancien préfet de la Ville , ancien préfet du Prétoire , ancien consul ordinaire , patrice , qui , pour rendre éternelle la gloire d'un si grand Maître, conduisant les eaux à la mer par nombre de canaux qui n'existaient pas auparavant , a fait renaître l'antique siccité inconnue aux générations précédentes. »
Cette pompeuse inscription, peu postérieure à 510, rappelle donc la remise en état de VAppia sur l'ordre de Théodoric. Mais de plus elle fait connaître le personnage qui en fut chargé , et les opérations qui furent faites : plusieurs canaux nouveaux se déchargeant dans la mer furent créés par le patrice Decius.
Ce qu'elle ne dit pas, c'est que celui-ci fit en même temps une grande affaire , qui ne pouvait pas figurer dans ce document officiel. Il essaya de dessécher les marais , à son compte. Deux lettres , dans Cassiodore (II, 32 et 33), font bien connaître son entreprise. Dans la première, le. roi avise le Sénat que Decius s'est engagé à exécuter le dessèchement, « paludewi Decennovii , in hostis modum vicina vastantem , fovearum ore patefacto promisit absorbere; » et invite la Compagnie à déléguer un de ses membres pour vérifier , quand 11 y aura lieu , le résultat obtenu , faire le bornage des terres reconquises , et mettre Decius en possession du tout. Le second document, adressé à Decius, confirme cette donation anticipée j et autorise le patrice à s'adjoindre des associés qui auront part aux terrains reconquis proportionnellement à leur mise et à leur coopération.
Ainsi Théodoric n'a pas , comme on l'avait cru , tenté de dessécher les Marais Pontins. Il a seulement rétabli la grande route. C'est le personnage chargé de ce travail qui lui a demandé , en même temps , d'entreprendre le dessèchement à ses risques et périls, moyennant qu'on lui assurât les terrains qu'il dessécherait. Le roi accepte, surtout dans Tintérét de la conservation de sa route, et l'autorise « ut auctoritate publica subeat opus eximium , quod erit cunctis viantCbus profuturum. » Decius forme une société , et l'on commence les travaux qui , sans doute, marchent en même temps que ceux faits pour le compte du roi.
Je n'ai pas à étudier ici le détail de cette entreprise ni à rechercher ses résultats. Il suffit d'avoir expliqué le rôle exact de Decius, la pensée de Théodoric et le sens du document de Mesa.
La série de planches qui suit ae si\ffîrait sirement pas pour une histoire de Terracine , si celle-ci devait rester isolée. On n^y trouvera pas tous les lieux, tous les monuments, tpus les détails mentionnés dans le livre, tant s'en faut. Mais , ne pouvant donner beaucoup , j'ai dû suivre une règle sévère. Je n'ai reproduit aucune chose dont il existe une représentation ^ à moins de corrections importantes. On trouvera le Sophocle Antonelli, si connu d'ailleurs, dans les Monumenti inediti de l'Institut de correspondance archéologique; le bas-relief des travaux de Trajan , l'élévation et la coupe des bâtiments du port dans les Mélanges de l'Ecole française de Rome; la Porta in Posterula dans Matranga, Città di Lamo, pi. XI ; les substructions du Monticchio et de Salissano dans les Annales de V Institut de correspondance archéologique ^ 1831.
De plus , tout ce qui doit figurer dans La Via Appia et les Terres Pon^ tines a été exclu d'ici. On n'y verra rien, par exemple, de ce qui touche à la Via Appia ,. bien qu'il soit à chaque instant parlé d'elle ; c'est que plan, coupes, profils, détails de sa structure dans toute cette région doivent être donnés dans ce prochain ouvrage ; de même pour beaucoup d'autres choses, qui auraient ici leur place naturelle si elles ne devaient l'avoir là. Le présent livre y perd, mais il fallait m'y résigner.
Je dois beaucoup do reconnaissance à un bon ami , M. Laloux , de l'Académie de France, qui est venu à Terracine examiner le Forum avec moi, et faire même un premier projet de restitution de cet ensemble. On regrettera que son départ pour la Grèce m'ait privé d'un si précieux secours au moment où de nouveaux éléments me conduisaient au plan tout autre que l'on va trouver ici. Je remercie aussi M. Armand, mon collègue à l'Ecole nationale des Beaux-Arts d'Alger , qui a mis obligeamment à ma disposition son expérience des procédés de l'eau-forte.