‹ Terrain asthmatique et tuberculoseChapitre 7 sur 26 · EU, L VE · texte numérisé non relu

EU, L VE

tion locale pour les toxines tuberculeuses proprement dites, et à un moindre degré pour certaines albumines dont d’aucunes peuvent provenir de la fonte des tissus tuberculeux.

Les lésions des extrémités périphériques des nerfs du plexus pulmonaire sont admises par Bard et Dumarest. Celui-ci pense, dans certains cas d’asthme et de tuberculose, à l’existence d’une véritable névrite du pneumogastrique. Piéry se rallie à cette conception, en admettant toutefois que le preumogastrique n’est probablement pas seul touché, maïs plutôt le plexus pulmonaire (pneumogastrique et sympathique). L’asthme chez les tuberculeux serait en général le fait d’une névrose (trouble fonctionnel) et parfois, dans certains cas graves, tenaces, progressifs, le fait d’une névrite (lésion des nerfs).

B. — Rôle de préparation du terrain diathésique par la tuberculose (Courmont, Poncet, Leriche).

La tuberculose agirait par perturbations endocriniennes ou humorales. Girbal, de Marseille, pense que le bacille tuberculeux agirait en plus sur le système nerveux vago-sympathique par ses toxines.

André Jacquelin se demande si la tuberculose peut avoir une action générale du fait d’une intoxication causée par la pullulation prolongée du virus.

C. — Rôle spécifique de la tuberculose (travaux de Tripier, Bériel, obs. de Piéry, thèse de Reboul, thèse d’Epchtein, Ecole lyonnaise).

En dehors de la création d’une épine irritative où

la tuberculose a un rôle semblable à celui de toute autre cause de sclérose ou de fragilité pulmonaire.

En dehors aussi de la préparation du terrain, où elle peut avoir un rôle au même titre que les autres facteurs diathésiques.

La tuberculose peut, pour certains auteurs, avoir un rôle spécifique, par sensibilisation de l’organisme aux toxines tuberculeuses (asthme tuberculeux de Girbal, asthme tuberculinique de Landouzy).

Les arguments donnés en faveur de cette hypothèse sont surtout d’ordre thérapeutique :

— Amélioration ou guérison d’asthme par tuberculinothérapie, antigène méthylique, ou méthode de dermo-vaccin à base de corps bacillaires dégraissés (Lumière, de Lyon).

— Pfalz, Bussénius publient des cas de guérison d'asthme par tuberculinothérapie chez des tuberculeux.

On donne aussi comme argument l’amélioration d’asthmes par chrysothérapie, bien que le rôle de cette dernière thérapeutique ne soit pas à l’évidence spécifiquement anti-bacillaire.

D’autre part, l’asthme a pu être déclenché parfois par la tuberculine (Jacobson et Gougerot), par l’antigène méthylique (Obs. XVI, thèse d’Alduy).

D. — Enfin, comme nombre de ces faits (surtout à propos de la chrysothérapie) ont été observés chez des malades n’ayant pas de signes cliniques ou radiologiques de tuberculose pulmonaire, on s’est demandé si dans beaucoup d’asthmes non tuberculeux

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