CyYPRINA KHARASCHOVENSIS n. sp
(Fig. 32—33. )
IT serait facile de confondre cette espèce avec la C. Cancriniana d’'Orb. ou plutôt avec l'mdividu que l’un de nous a decrit sous ce nom, si l’on ne voulait remarquer que notre fossile a l’extérieur bien plus finement et plus élégamment sirié surtout vers les crochets, qui sont si souvent unis dans l’autre. Ces crochets s'élèvent bien moims au dessus du bord cardinal. Enfin la différence apparait surtout dans la charnière.
(*) Agassiz: Iconog. d. coq. tert: N. Mém. de I. Sol. Helv.
CypriINa CANCRINIANA.
(Es
( Exemplaire Rouill. Bull, 1846. pl. E. f. 8.)
L’élévation des crochets au-
dessus du bord cardinal ex-
de
la largeur totale de la région
térieur égale la moitié cardinale (*).
Dent
épaisse et large, non crénelée
accessoire antérieure à son sommet, et formant avec la lunulaire un coude brusque.
Dent ligamentaire de la valve gauche se prolongeant de son sommet en avant en une arêète non repliée vers l’inférieur sur elle même.
Bord cardinal intérieur profondément échaneré dessous la fossette ligamentaire de la valve gauche.
. U parait donc que la
CyYPRINA KHARASCHOVENSIS.
(Fig. 32—33.)
Cette élévation égale tout au plus le tiers de la largeur de
la région cardinale.
La même crénelée, allongée moins brusquement séparée de
Ja ligamentaire.
Le même prolongement re-
plié vers l’inférieur.
Bord cardinal au même en-
droit faiblement échancré.
Cyprina Cancriniana était
respectivement plus large que la Cyprina kharascho-
vensis.
(*) Aardinal-Flühe F. Roemer (Bronns Jahr. 1843. p. 61).
Lame ou cloison cardinale Deshayes et Agassiz : Nouv. Mém. d. 1. Soc. Helvétique des Sc. Natur. 1845. Vol. VIE p. 13. Pour les dents et les fossettes de cette coquille nous employons les termes proposés par ce dernier auteur dans le même
travail.
Explication de la charnière. (Les mêmes lettres dans les deux espèces indiquent les mêmes parties).
a. Dent accessoire antérieure, plus large et plus épaisse dans la Cÿprina Cancriniana.
b. Dent lunulaire formée par un prolongement de la cardinale.
c. Fossette lunulaire, plus spacieuse dans la €. Khoroschovensis.
d. Dent cardimale.
e. Sillon ligamentaire limité miérieurement fe des nymphes assez prononcées.
f. Fossette cardmale.
Dent ligamentaire.
h. Fossette ligamentaire très étroite.
Un caractère saïllant de nos deux espèces est donc la présence de trois dents distinctes et la réunion de la cardimalé avec la lunulaire dans la valve gauche, contrairement à l'imterprétauon de la charnière des Cyprines donnée par Agassiz (*), ce qui laisse croire que les Cyprines admetient comme les Astartés des variauons sensibles dans la charnière.