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L'IcuryosAuURuUSs.
Ilse distingue du Plésiosaurus par la briéveté du cou et par la largeur égale de l’occiput et du thorax qui, ordinairement, paraît immédiatement attaché à la tête: ce qui, par l'absence totale des vertèbres du cou, donne à l'observateur l’idée que cet animal a dû ressembler à un Cétacé ou à un poisson.
Les nageoires de plusieurs espèces d’'Ichthyosaurus ressemblent plus à celles des Cétacés et sous quelque rapport plus particulièrement à celles des poissons qu’à celles d'aucun auire reptile. Le nombre des osselets des doigts surpasse le nombre typique de cinq et les doigts mêmes ressemblent dans leurs nombreuses et petites phalanges aux rayons réunis qui soutiennent la membrane natatoire des nageoires pectorales et ventrales des vrais poissons.
Chaque vertèbre présente une grande concavité à la surface antérieure et à la postérieure. Les verièbres de la queue sont plus nombreuses que dans le Plésiosaurus. Elles diminuent graduellement vers le bout de la queue et prennent une forme déprimée. La queue au lieu d’être courte et large comme dans les poissons est longue comme dans les Crocodiles. |
La présence fréquente d’une fracture de la queue, à un quart de son extrémité, fait supposer à M. Owen qu'il y avait une nageoire tégumentaire dont
la forme déprimée du bout confirme l'existence et la direction.
Les dents du Plésiosaurus logent, comme celles des Crocodiles, dans un alvéole distinct ; dans les Sauriens-Lacertins elles sont anchylosées avec le processus alvéolaire de la mâchoire, comme celle de la plupart des poissons, dans lIchthyosaurus les plaques extérieures et intérieures de la fossette alvéolaire existent, mais la base des dents est libre et non enchassée dans l’alvéole. Cette base est couverte d’une couche de ciment vraiment osseuse, qui rend l’anchylose avec la mâchoire facilement possible.
Quant à la forme des vertèbres, Cuvier les compare à des dames à jouer, c. à d. que le diamétre est plus grand que l'axe. Elles ont toutes les deux faces de leur corps concaves, comme celles des poissons.
On observe le centre, les neurapophyses avec leurs épines, les haematophyses et les élémens costaux.
Le caractère distinctif du corps de ces vertèbres, suivant Owen, consiste dans la compression antéro-spostérieure et dans la concavité des faces articulaires.
Un processus oblique réunit ensemble les neurapophyses. Les hæmatophyses sont propres aux vertèbres abdominales et caudales. Elles ne sont pas anchylosées tavec le centre et non réunies vers la pointe par une épine.
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Les côtes de l'ichthyosaurus commencent avec l’axis ou la seconde vertébre cervicale et continuent antérieurement jusqu'aux deux tiers de la région caudale, Le tubercule inférieur qui sért à l’attache des côtes, ne quitte jamais entièrement le centre du corps. Ce tubercule révèle à M.
Owen un résultat intéressant: « quelque vertèbre qu’on puisse découvrir détachée,» «dit-il, » qui n'ait point ce tubercule latéral ou de la face articulaire pour les côtes, de quelque forme que soit la sur face articulaire antérieure et postérieure, on peut hardiment conclure qu'elle n’a pas appartenu à un vrai Ichthyosaurus.»
Il y a souvent deux de ces tubercules : l’un placé près des neuvrapophyses, l’autre plus près du centre.
Outre ces tubercules, les centres des vertébres de l'Ichthyosaurus diffèrent généralement de ceux du Plésiosaurus en ce qu'ils ont un contour plus angulaire, qui forme souvent uu vrai héxaëdre.
Les détails anatomiques et comparatifs que M. Owen donne du squelette entier de ces animaux . sont dignes d’être étudiés, mais nous éloigneraient trop de notre but. Il me reste à nommer les espèces d'Ichthyosaurus que M. Owen adopte: