TABLEAU COMPARATIF DES ESPÈCES QUI S'APPROCHENT LE PLUS DE LA NÔTRE
Palinurus Suerrii
Glyphaea Bronnü(1). Glyphaea rostrata(2) Mer. (3)-
Carapace deux fois De même. Carapace comparaplus longue que hau- tivement plus ample.
ter
L’excisure postéri- L’excisure postéri- L’excisure profoneure rebordée, peu eure profonde. de, couverte sur. le profonde. rebord d'une rangée
de tubercules.
Région antérieure De même. Région antérieure non divisée par des ; divisée par des silsillons transversaux lons transversaux.
accessoires.
Région antérieure De même. Région antérieure marquée de côtes lon- présentant des élévagitudinales, couver- tions ovales, circonstes d'une rangée de crites par les sillons tubercules. transversaux.
Région antérieure De même, mais le Comme dans la disjointe de la médi- sillon transversal est Glyphæa Bronnii. ane par un profond longé sur la région
sillon. antérieure d'une rangée de tubercules.
Le sillon branchi- Le sillon un peu Le sillon droit ne al dans sa partie su- sinueux. se portant pas tant périeure droit,et se en arrière.
portant très en arrière.
(1) Roemer. Die Versteinerungen des Norddeutschen Oolithgebildes. Ein Nachtrag. Hannover 1839. pag.
31 Tab. XX. fig. 33.
(2) Bronn. Lethaea geognostica. 1. B Stuttgard. 1837. pag: 479. Tab. XX VIL. f. 3. Desmarest. Crustacés fossiles. pag, 132 Tab. XI. fig. 3.
(3) Acta Academiæ Leopoldino-Carolinæ. Vratislaviæ et Bonnæ, 1833. T. XVI Pars IL pag. 517. Tab. XXX VIII. fig. 1: 2.
Glyphæa Bronnii.
La région médiane divisée en plusieurs 3—4 parties. Le sillon, qui va parallèle-
Glyphæa rostrata.
Palinurus Suerrii.
La région médiane divisée en plusieurs parties.—Le sillonlimiteuneélévation ob-
ment avec Île sillon branchial, limite une élévation plus large en bas et rétrécie en haut.
longue, plus étroite inférieurement et qui se rétrécit supérieurement.
FRémarque. Les différences entre la Glyphæa Bronui, la Glyphæa rostrata Bronnii , et même la Glyphæa Regleyana, sont si peu marquées, qu'on pourrait même les considérer comme appartenant à une même espèce, d'autant plus, qu’elles appartiennent: tous aux étages moyens du Jura. Cependant n'ayant à ma disposition ni des exemplaires pour comparer, ni les livres nécessaires pour faire une étude monographique , je laisse cetle question au jugement des autres.
Nous sommes en ‘possession des autres parles disjointes de la carapace, qui nous laissent en doute si elles doivent être rapporlées à l'espèce sus-mentionnée, ou non. Or, nous en faisons une étude à part.
1. La main. fig. 2 et 2°, Elle est composée de la main proprement dite, du procés digitiforme et du doigt mobile. La main proprement dite est d’une forme quadrangulaire, avec les angles droits et égaux. Sa surface supérieure esl arquée, un peu déprimée vers
les bords, couverte de granulations assez pointues,
dirigées en avant, plus grandes vers les bords, plus petites au milieu; devant chaque granüle on remarque une petite impression, La surface inférieure est concave, munie de deux sillons longitudmaux, parallèles avec les bords; elle est couverte de granulations plus petites que sur la surface supérieure. La face articulaire supérieure , servant pour l'articulation avec l’avant-bras, est presque perpendiculaire à des surfaces déjà décrites, avec une légère inclination vers l’inférieure. Sa forme est d’un oval rebordé, circonscrit d’une ceinture lisse, sans granulations. À l’intérieur de celte surface on remarque une élévation arrondie, reste peut-être d’une épine brisée, comme on en voit de pareilles sur la main de l’Astacus marmus (Goldfuss). L'autre surface articu- Jaire sert à la jonction du doigt mobile avec la main. Elle est oblique, c’est-à-dire, son axe rencontre l’axe de la main entière sous un angle aigu (*), marquée extérieurement par un sillon assez profond, auquel correspond sur la surface supérieure une élévation oblongue, irès inégale, raboteuse et lisse. Bord interne ‘de la main arrondi, plus large vers la partie supérieure, rétrécissant vers le procés digitiforme, couvert de granulations, Bord externe rétréci. Le procès digitiforme et le doigt mobile commencent presque sur le même plan. La base du premier est aplatie, couverte de granulations; elle égale en largeur la moitié de la main. La base du doigt est un peu
(*\ Dans l’Astacus fluviatilis et marinus ces deux axes forment un angle droit.
plus mince, plus aplatie, anguleuse, munie sur son bord externe d’un sillon longitudinal, et ornée sur ces surfaces de fossettes srrosdies (*) et . peu de PU 0 -
2. Doigt. La fig. 3. parait être le procés digitiforme de la main gauche, brisé, ayant peut-être la moitié de sa longueur totale. La base est deux fois plus large que le morceau détaché (brisé), la surface est luisante, lisse, couverte, de trois côtes longitudimales plus prononcées sur la surface inférieure f. 3. b. et que l’on voit encore mieux dans la fig. 4. b; l’espace entre ces côles est occupé par des creux disposés sur une ligne droite. Le bord interne de ce doigt garni d’unerangée d’épines au nombre de neuf; la troisième et la dernière sont plus grandes, les autres paraissent avoir une grandeur égale, Chaque épine est formée de trois couches Ce s'encaissant l’une dans l’autre. A leur base, ces épines sont à peine espacées entre elles, mais elles s’amincissaient vers le sommet, laissant ainsi des interstices libres, dans lesquelles passaient les épimes du doigt opposé, présentant ainsi une sorte de scie. Une disposition pareille se remarque aussi dans la main du Klytia Leachn (Reuss: Die Versteinerungen des Bôhmischen Kreidegebirges T. I. Taf. VI f. 5.)
(*) Les fossettes que l’on remarque ici, sont peut-être le résultat de la destruction de la couche superficielle du test, ou elles ont pris places de granules. C’est ce qui m'est inspiré par la remarque d’Agassiz ( Bronn Lethæa T. I. p. 478).
La pince figurée dans les Beitrage sur Kenntniss des Norddeutschen Oolithgebildes, Koch et Dunker, Braunschweig, 1837 pag. 35 T. IL. f. 15. présente le doigt mobile muni d’épines, l’autre en est dépourvu.
La fig. 4 pourrait bien n’être que le sommet du doigt. On y remarque les mêmes singularités; sa surface est munie de creux disposés sur une ligne droite; son bord interne est garni d’épines, ayant la même | forme et la même disposition que dans la fig. 3». |
EXPLICATION DES FIGURES
Tab. IX.