D'AMMONITE DU TERRAIN JURASSIQUE
de Moscou.
Ammonites Zieteni Rilr. var. Angiolinus nob. (T. VIF).
Ammoniles sp. Rouillier. Bull. 1846. pl. À. f.8. 1838. p. 264. ; Amm. Zieteni Roiiier. Bull. 1849. p. 368. pl. A. f. 8. a. b.
Me les environs de Moscou cette an-
mest arrivé de trouver un ammonite avoi- Coronatus et l’anceps. Dans les livres de Nr que j'ai pu me procurer, je n'en ai pu trouver la définition que dans les travaux de Mr. le Professeur Rouillier, et ceci m'a decidé d’en présenter la description aujourd’hui à la Société Impériale des Naturalistes de Moscou, qui peut-être voudra bien recevoir ce petit travail d’un jeune adepte.
Cet Ammonite, qu'il me soit permis d’appeler
Ammonites Zieteni Rlr. var. Angiolinus, se trouve dans l’oxford-clay des environs de Moscou ; je lai trouvé à Mnévniki, non lom de Kharachovo.
La
Mr. Rouillier a recu l'espèce de Simbirsk.
En voici la description: Testa inflata, anfracuibus depressis, latis, intus angulatis, 15 tuberculis acutis nolatis, quorum quilibet umbilicum versus costam simplicem, dorsum versus costam bifurcatam, mox evanescentem, emiltet; dorso carinato, convexo, in medio prominulo; apertura depressa, externe truncata ; seplis Jateribus trilobis.
Coquille renflée, carénée, ornée par tours près de l’ombilic de 18 tubercules pointus placés sur l’angle extérieur des tours. Chaque tubercule donne naissance en dehors à deux côtes, qui se perdent non loin de leur origine, en se dirigeant du côté de la bouche sous un angle aigu, en dedans il en sort une seule côte bien plus distincte. Leur nombre ne dépasse jamais celui des tubercules. La carène peu saillañte est marquée de petits nodules. Les dimensions de la spire avoisinent celles de l’4. coronatus (à peu près deux fois plus large que haute ) les tours sont tronqués sur les côtes et descendent vers l’ombilic sous un angle de 90° à peu près, où
en s'appliquant sur l’angle saillant du tour précé-
dent , ils forment un entonnoïir à gradins. Dos caréné , bien large et proéminent au milieu. Bouche déprimée et convexe en dehors, tronquée sur les côtes.
Cloisons symétriques, découpées de chaque côté en trois lobes et autant de selles, formées de parties impaires. Lobe dorsal un peu plus court et plus large que le lobe latéral supérieur, muni de deux branches. Selle dorsale un peu plus large que le lo-
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be latéral supérieur, très peu découpée et tronquée. Lobe latéral irrégulier divisé en deux branches. Selle latérale de la moitié moins large que le lobe latéral supérieur, assez régulièrement divisée en’ trois parties. Lobe latéral inférieur très petit et oblique. Le lobe auxiliaire mdistimct. La ligne des tubercules correspond comme dans 4. coronatus au milieu de la selle latérale.
Dimensions, d’après la méthode de Quenstedt : Hau- Ù D.
teur de la bouche ( Mundhôhe ) 2 — 2,27. Progression de chaque tour (Windungszunahme) — 1,87.
Rapport entre le diamètre de tout l’ammonite et celui
de ses tours (Scheibenzunahme) D — 3,5. Epaisseur ( Dicke ) ou mieux encore rapport entre lépaisseur et la hauteur 2. = 0,45. os
Rapports. Gette espèce se rapproche, vu la dépression des tours, de l’A. coronatus et de l’anceps, en s'en distinguant pourtant par la carène du dos et les côtes moins nombreuses , qui ne passent jamais sur le dos, ainsi que par la bouche proéminente au milieu. Nos exemplaires appartiennent comme variété à l'espèce Amm. Zieteni Rilir.
Gisement. Elle se trouve jusqu'à présent uniquement dans la division inférieure de l’étage Oxfordien à Mnévniki et à Kharachovo, en même temps que l'A. coronatus, l'A. alternans, l’Astarte Buchiana.
Développement des caractères saillants avec l’âge. Ce qu'il y a de plus jeume en fait d’'Ammonile de cette espèce, ne présente de remarquable
qu’une petite carène el un entonnoir presque régu=
lier, on n’y remaïque ni côtes, ni tubercules, les
contours des lobes ne parviennent pas à être dislingués , même à l’aide du microscope, les dimensions sont minimes. Une fois que le diamétre atteint 7 millimètres à peu près, les côtes se dessinent distimctement; mais toujours encore, absence complèle
de tubercules, contour vague des lobes. Ge n’est
que lorsque l’Ammonite atteint un diamètre de 9” que tous les caractères se dessinent neltement et se laissent décrire. Les trois phases du dévellopement progressif ont déjà été mdiquées par Mr. le Professeur Rouillier. Le diamètre du plus grand ammonile de cette espèce , qu’on ait renconiré Jjusqu'à présent, ne depasse pas 22 millimètres. On l’a toujours trouvé pyritisé, comme le remarque aussi
l’auteur cité.
Lo
Emeric Comte de Hutten Czarsxi.
Moscou 15 Décembre.
Bulletin 1919 PI -
Ammoniles Angiolinus n.
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