‹ Terrain jurassique de MoscouChapitre 27 sur 211 · IV. — Jurassique · texte numérisé non relu

IV. — Jurassique

1 carbonifère.

On a fort peu de renseignements sur les trois premiers terrains ; les deux autres ont été beau-

| coup plus étudies, et surtout le terrain jurassique.

Dans tout notre gouvernement on n’a pu parvenir au delà du système carbonifère.

(*) Voy. Bull. 1846. N. II. p. 444— 485.

On a parlé d’un sixième terrain, le crétace.

L'auteur de lOryctographie (p. 50, 81, 93 et 179) a cru avoir reconnu ce terrain près de Bouschevoë, d’après la présence du Syphonia pyriformis Goldf. et des rognons de silex, mais il a changé depuis d'opinion. Ce système est encore indiqué sur la carte de M." de Buch ( Beïiräge, Taf. IV) avec une étendue assez grande, probablement près de Podolsk, et une seconde fois dénudé près de Tatarowo et de Khoroschowo. Ce savant paléontologue cite la page 92 de l’Oryctographie et les dessins de la Terebratula dyphia (Essais, p. 539 et 573 pl. VIL f. 2.) et de Pecten quinquecostatus (Ibid. p. 538 et 9572 pl. VI. f. 5.) de louvrage de Macquart, qui représente ces fossiles comme provenant « de la pierre à bâtir de Moscou » ( Ibid p. 535 donc dans le calcaire de Miatschkovo ). La page citée ne donne aucune preuve décisive de la présence du système crétacé à Tatarowo ; à‘la suivante il est vrai l’auteur, comme nous l'avons déjà dit, présente, non sans hésiter, ce terrain à Bouschevoë. Mais on ne saurait expliquer comment Macquart , dont les observations sont si solides, a pu indiquer dans la «pierre à batir de Moscou» deux fossiles propres au terrain crétacé. Il faut nécessairement supposer que ces deux formes de fossiles sont nouvelles pour le carbonifère et voisines des formes du terrain crétacé, d'autant plus que maintenant méme nous ne connaissons que très imparfaitement

les fossiles du calcaire de montagne dénudé aux environs de notre capitale. M." de Buch à depuis supprimé ce terrain dans nos contrées. Le Professeur Rose croyait aussi (Reise n. d. Üral. Altai u. d. Caspisch. Meere, Berlin 1837 [. p. 78) avoir reconnu dans nos couches les fossiles du terrain crétacé (les bélemnites) et ceux du calcaire de transition (les trilobites ). Mais M. Blasius remarque (Reise IT. p. 5 ) que le calcaire grenu, blanc et assez friable de Podolsk rempli d’épines d’oursins et de restes d’encrinites et présentant souvent des rognons de silex, pouvait induire en erreur les voyageurs, qui ont admis le système crétacé dans nos environs. Pour un motif semblable, Falk avait appelé «pierre crétacée, Kreidestein» le calcaire de Miatschkovo, qu'il visita en 1769 (* ) M. Hermann placait le terrain de Moscou au dessus de la craie (Bull. d. M. T. IV. p. 150, Fisch. Oryct. p. 80. ).

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