‹ Terrain jurassique de MoscouChapitre 28 sur 211 · DÉPÔTS ALLUVIENS MÉCANIQUES · texte numérisé non relu

DÉPÔTS ALLUVIENS MÉCANIQUES

a. Ils sont produits par les eaux et la glace, qui acquièrent une force plus considérable pendant les crues printanières. Comme toutes nos eaux courantes n’ont qu'une très faible pente et que les glaces se fondent assez lentement, nos roches dures n’en sont que rarement attaquées.

Toute leur force érosive et mouvante s'exerce sur les marnes peu tenaces du jura , et beaucoup plus ou presque exclusivement sur les roches meubles du diluvium, qui est creusé et sillonné dans les directions des courants, et transporté d'une place à l’autre, ce qui rend l’étude des alluvions fort difficile. C’est surtout sur la rive gauche que les dépôts alluviens ont lieu, et qu’on rencontre souvent des bancs de sable diluvien jaune, extrêmement fin, qui obéit facilement à la force motrice.

b. Les eaux fluviales déposent aussi un Hmon, produit de la vie organique qu’elles alimentent, et dont la force fertilisante s'exerce surtout sur les chumps labourables, disposés sur la rive gauche de nos rivières. Avec ce limon sont souvent aussi transportés des restes non méconnaissables de coquilles et de poissons fluviatiles. Quelquefois même on remarque, après la crue des eaux, des poissons fluviatiles dans des eaux stagnantes resiées dans le voisinage des rivières.

Dans les eaux stagnantes les mêmes effets ont lieu mais avec de légers changements. Les dépôts

organiques y sont plus abondants, les sables alluviens, qui y sont chariés par les eaux printanières, plus grossiers. Enfin les unes comme les autres tombent au fond des eaux et ne sont par transportés.

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