‹ Terrain jurassique de MoscouChapitre 54 sur 211 · TERRAIN TERTIAIRE · texte numérisé non relu

TERRAIN TERTIAIRE

Une assise de ce terrain encore peu étudiée est connue sur la rive gauche de la Moskva, entre Tatarovo et ‘Troitzkoë. Composé de strates très fins, ligniteux, 1l ne laisse aucun doute sur son origine lacustre. Il est rempli de tiges, de feuilles flexibles, d’écailles, de dents et de vertèbres de poissons, et d'’infusoires qui appartiennent à une époque assez récente.

Les plantes ne diffèrent pas de l'époque actuelle.

Les poissons, peu étudiés, il est vrai, appartiennent exclusivement aux Ctenoides et Cycloides.

Les infusoires habitent encore actuellement no; eaux stagnantes: Gallionella distans, (*) Navicula viridis (*), Nav. viridula (**), Synedra capitata (**#*) (selon Eichwald ).

Ce terrain gisant sur les sables blancs et le grès ferrugineux de Worobievo, est recouvert par le diluvium du nord. Voyez pour cette localité la Coupe à Troitzkoë. Une autre coupe prise à quelques pas plus bas que la nôtre a été donnée ré- :emment par M.” Auerbach et Frears.

Nota. 1. M.'° Frears, Auerbach et moi, nous avons découvert ce terrain tertiaire supérieur, à une de nos excusions en 1843. Frappé de la bonne conservation et de la multitude de plantes lacustres, je ne doutais pas de découvrir dans ce méme terrain les restes d’infusoires, et en effet, calcinée et traitée par un faible acide muriatique , cette roche me donna un résidu grisâtre, qui consistait exclusivement en carapaces d’infusoires fossiles. Alors c'était un fait nouveau et intéres-

ÿant pour la science. J’en fis part à la Société, dans sa Séance

lu 16 Décembre 1843 (*****), où jai présente des restes d’infusoi-

+) Bull. M. 1844 p. 529.

**) Ibid. p. 533.

P #%) Ibid.

#%#) Ibid. p, 541.

17) \Voy-ÿle Protocole de cette séance inserré au Bull. 1844

res, de poissons et de plantes que je passai à plusieurs membres. J'ai envoyé aussi un échantillon de cette roche à Ehrenberg, à Berlin, et fait part de la découverte à Murchison (*). Des échantillons de la roche et des fossiles ont été communiqués par M. Frears et Auerbach à M.' le Comte de Keyserling, qui croyait devoir les rapporter à une formation récente (“*). N’ayant pu me procurer le grand ouvrage sur les infusoires, je n’ai distingué que les genres Gallionella, Navicula, Bacilaria, Fragillaria et Cocconema. Un an plus tard, M." Eichwald détermina les quatres espèces citées. Voyez pour l’histoire de cette découverte notre Discours p. 56, Note 319,

Nota. 9. Rectifions quelques faits cités dans «Russia» etc. 1. Les infusoires ont été trouvés dans la roche ligniteuse et non dans un grès. Vol. I. 240, Vol..IL. 500; 2.). On n’a pas trouvé de moules de Bivalves, ni à Tatarowo ni à Troitzkoë. Ibid. 3. Il n’y a pas à Troitzkoë de grès identique à celui de Tatarowo (Ibid.}, erreur qui vient d’être relevée par M."* Auerbach et Frears (***). La roche caractéristique de Troitzkoë n’est pas jurassique. 4. Enfin il est inexact d'attribuer la découverte de ce terrain à M." Frears seul ( Ibid. ). Nous l’avons signalé à la Société conjointement avec M. Frears et Auer-

bach.

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