AmmMonTes KoENICH S
Des Planulés.
Ammonites Koenigii S. de Buch 1840. Gebirgsf. p. 85 et 104. — — Phill. Rep. of. the Britisch. Assoc. etc. 1841 p. 10.
— — lazikow. 1845 Mockenrauunr N° 4 p. 48.
— mutabilis S. Rouillier 1845. Disc. p. 49 N° 210. — mutabilis S. Frears et Rouillier. 1846. 1-re Coup. Géol.
mutabilis S. Rouill. et Frears. 1845. 9-e Coup.
Géol.
Koenigii S. d'Orbigny Russia 11. p. 436 437. pl. SH. Lu06:
Koenigii S. Auerbach et Frears. Bull. M. 1846. p.
490 et 491 pl. VI. f. 1- 3.
Parfaitement décrit par de Buch (Jura in Deutschand) et d’Orbigny.
Loc. Abondant à Khoroschovo.
Historique. N est remarquable que cette forme, aussi fréquente que l’antécédente, a longtemps échappée aux recherches; on ne la peut du moins rapporter à aucune Ammonite mentionnée dans l’'Oryctographie, ni dans la Revue de fossiles de 1843 du même auteur. (*) De Buch, il est vrai, croyait avoir reconnu ( **) cette forme dans l’4m. communis S. de l'Oryct. p. 170 pl. V.f, 1. mais M Fischer lui même remarque (***) quec’est sa nou-
.velle espèce, l’'Am. mosquensis, dont d’Orbigny a fait
(*) Bull. M. 1843. p. 103—115.
Era Gebirgsf. Russl., 1840.
(***) Bull. M. 1843. p. 110 pl HI. f 47
un Am. Fischerianus (*) et que de Keyserling a réduit (**) à l'espèce de Mr. de Fischer. De plus de Fischer indique que la forme en question est fréquente (**) à Tatarovo et à Khoroschovo à l'état pyriteux, ce qui n'arrive pas à un Ammonite du premier étage, le pyrite de fer n'apparaissant pour la première fois que dans le second étage. Enfin la figure de lOryct. indique une Ammounite dont les tours ne font que se toucher, tandis que dans l’Am. Kænigii ils se recouvrent à plus de la moitié. D'Orbigny, aussi, donne (*%*) pour l’Am. Kænigii la figure susmentionnée de l’Oryct. mais c'est évidemment une erreur, car il cite (****) encore la même figure comme identique avec l'Am. Panderi Eichw.
TEREBRATULA Brug.
Nous ne répéterons pas ce qu’il a été dit (******) et ce que nous avons signalé (******) nous-même concernant la repartition des fossiles de ce genre dans notre oolite. Arrêtons nous plutôt sur quelques points de structure de leur test.
On a souvent remarqué que les térébratules du terrain crétacé présentent sur leur surface des points
(*) Russia. II. 1846. p. 441. pl. 36. f. 4—8. (**) Wissenschaft. Beobach. 1846. p. 326.
te) Oryct "Ibid:
(*##) Russia Il. p. 437. Syn. de l’A. Koenigii. (*#*###k) L. c. p. 430. Syn. de l'A. Panderi. QE) Bull. d''M. 1843: p. 117, sq.
(eestx ) Bull. d. Mosc. 1844. p. 889.
bien distincts disposés régulièrement. Mr. de Buch, dans son travail classique sur ce genre, constitue même un petit groupe Tetcbratulæ cretaceæ, qui entre autres caraclières, ont aussi ceci d’important, que leur test est orné des points en question. Get auteur dit encore (*) que la valve inférieure de la T. ornithocephala présente le même phénomène, quoique les pores des premières soient plus fins, plus élégans ct plus régulièrement disposés. 11 parait du reste que Sowerby est le premier qui ait remarqué ce caractère , du moins avaitil appelé une espèce — T. punctata. Le célèbre auteur de l'Oryctographie avait dèjà ( 1809) remarqué ce caractère intéressant sur son espèce T. scabra (**). Ces espèces appartiennent au groupe Laœves jugatæ.
De Blainville a donné le nom de T. punctata à une espèce vivante pour la même l'AISON.
Le test poreux des térébratules à fait l’objet d’une étude spéciale en France (Deshays et Delongchamps, Russia [l p. 17 )} et en Angleterre.
Nous avons remarqué que le test de T. loxiæ (T. acutu S. ci-devant ) et T. pentatoma (T. ox)yoptycha Tisch.) se désagrège en filaments soyeux,
asbestoïdes (***).
{*) Ueber. Tetabrat. In d. Abhand. Berl. Acad. 1833 p. 120.
(**) Térébratules p.23. T, chagrinée «ua surface finement granulée. »
(***) Sur les coquilles dites Térébratules. 18093. Moscou 4.
avec 3 pl. p. 23.
Depuis, Mr. D'Orbigny a observé (*) des li-
gnes de points sur la T. luna ( Fischeriana d'Orb. T. indentata S. et T. digona S. ci-devant ) et sur. la T. scabra T. Roÿeriana, comprise ci-devant sous la T. ornithocephala ).
Or ces observations gagnent de l'importance pour les Térébratules moscovites. Voici ee que nous pouvons avancer avec certitude (** ):
1. L'apparition des filaments sur le test de nos térébratules tient à la présence des points.
2. Sur un test solide, où l’on n’a vu que des points, . on voit des filaments lorsqu'il est plus désagrégé par la fossilisation. On voit même ce passage immédiat sur différentes parties du même exemplaire (T. luna T, subobesa , T. scabra ).
3. Ces points se trouvent sur toutes les parties du test, la valve supérieure aussi bien que l’inférieure.
4. Ces lignes de points se trouvent non seulement sur la surface du test, mais bien sur toutes les couches qui forment l’épaisseur des valves.
5. La disposition de ces points est régulière, et eonstaute. De Buch et d’Orbigny les décrivent
(*) Géolog. of. Russ. IL. p. 483, 484.
(**) Le nombre des planches ayant augmenté contre notre volonté, nous avons remis à une prochaine occasion quelques figures nécessaires , comme pour éclairer la structure du test des térébratules, les figures de plusieurs térébratules lisses, et les figures pour les variations principales de la T. Fischer
{ nob. non d’Orb: ) et de Pleurotomaria Münsteri Roem.
disposés en quinconce, ce dernier les a vus sur la T. luna Fisch. (T. Fischeriana d'Orb. ) en lignes qui se croisent obliquement. Nous avons vu ces points arrangés sur cette même térébratule , ainsi que sur la T. scabra de manière qu'ils forment constamment trois ordres de lignes. Les deux rangées bien régulières se croisent en traversant obliquement la valve en sautoir, la troisième est parallèle aux stries d’accroisement. Le point fait donc partie de rois lignes, selon qu’on poursuit la direction des rangées.
6. Nous n'avons pas pu remarquer de différences bien tranchées dans l’arrangement de ces points suivant l'espèce du fossile, ou les différentes parties des valves,
7. Mais la grandeur de ces points varie. De Buch l’a déja signalé comme différente dans les térébratules crétacées et la T. ornithocephala. Nous les avons observées de même calibre dans la T. scabra et dans la T. luna, mais plus petits dans la T. subobesa nob.
8. Leur grandeur varie encore suivant les différentes couches du test, qui se laissent diviser sous ce rapport ainsi que sous d’autres en deux strates. L’extérieur est moins épais que l’intérieur. Le premier nous a semblé ne consister qu'en une seule couche (sa coupe du moins est tellement mince qu'elle ne nous à pas permis de poursuivre sa structure). C’est une épiderme solide faiblement Juisante d’un gris un peu bleuâtre, sur des exem-
plaires bien conservés ( T. luna, T. scabra, T. subobesa ).
9. Cette couleur, du reste, nous semble être l’effer de la fossilisation, parce qu'elle est assez commune à tous nos fossiles, lorsque leur test n’est par coloré en jaune où en brun par le fer si abondant dans nos couches. Nous remarquons en général pour nos fossiles qu’ils présentent cette couleur gris-bleuâtre lorsque leur épiderme décolorée par la fossilisation n'est pas teinte en jaune-brunâtre, et en une couleur blanche un peu sale, lorsque l'épiderme a disparu. Nous n’avons pas vu de test qui ait conservé des traces de sa coloration primitive, naturelle ( *).
10. Les points sont plus petits, leurs interstices plus larges sur l'épiderme ou le strate extérieur. Leur disposition est la même que dans l’intérieur de la coquille. |
11. La densité de ce strate est telle, que souvent le fer n’a pu colorer que cette épiderme, et n'a pu pénétrer dans les couches sousposées.
12. Le strate extérieur où l'épiderme enlevé, le strate intérieur apparait d’une couleur blancde-neige, avec un luisant un peu plus faible que celui de l'argent travaillé. Les points s’y dessinent en noir et sont plus grands et plus serrés.
(*) La Lima gigantea S, qui aurait conservé sa couleur naturelle (Fahrenkohl Bull. 1844. p. 792.) n'est peut-être que
colorée en jaune brunâtre par le fer du grès glauconien.
13. Le strate intérieur est composé d’une suite de couches extrêmement minces qui ne se laissent séparer que très difficilement. La disposition et la grandeur des points sur ces couches ne nous ont pas semblé varier.
14, Chaque couche, ainsi que le strate extérieur, est composée de deux éléments: des filaments et des pores, qui sont les points noirs visibles, qui constituent !es interstices entre ceux-ci. On peut donc très bien appeller chaque couche un réseau poreux.
15. Les filaments sont disposés sur le milieu des valves dans le sens de leur longueur, mais en général ils suivent et longent leur contour, c. à. d. qu'ils sont parallèles aux stries d’accroissement. Cependant il y a en outre des filamentis transversaux et obliques que nous n’avons pu poursuivre.
16. Lorsque le test commence à perdre sa compacité, ces filaments deviennent apparens et surtout les longitudinaux. Ils sont blancs et très fins, ressemblent en un mot au faisceau de soies en verre dont on se sert pour les expériences électriques.
17. Vus à la loupe, ils sont presque diaphanes, à côtés anguleux , sans trace d'organisation évi- . dente ultérieure.
18. Lorsque le test est dans un état de désagrégation fort avancé, il commence à laisser sur les doigts qui le touchent une poussière blanchätre, qui sous la loupe n’est qu'un amas de fragments soyeux asbestoïdes déjà mentionnés.
19. Les pores mentionnés ne sont pas creusés dans l’épaisseur des filaments, mais ils sont formés entre leurs parois, par l’arrangement de filaments longitudinaux et obliques. Chaque filament est tout à fait uni et à contours linéaires, droits. Les pores réguliers disparaissent entièrement, lorsque les filaments désagrégés se dérangent dans leur position.
20. Les pores sont des ouvertures ovales, à extrémités arrondies, dont le diamètre longitudinal est paralèlle à la direction des filaments. Ils laissent finalement passer la lumière à travers.
20. Le bord de ces pores est épais et relevé à l'extérieur, aussi apparaissent-ils sous la loupe et le microscope bordés d’un anneau noir-opaque. Il parait même que les bords des ouvertures resortent souvent au dessus du niveau des filaments.
21. Leur ouverture n’est pas horizontale ou parallèle à la valve mais un peu inclinée vers sa partie inférieure. On croirait qu’un instrument aigu les ait percés de l'intérieur de la valve, ayant le sommet dirigé un peu vers le front de la coquille. Sur la surface intérieure des couches les pores sont des ouvertures à bords concaves, el très fines.
22. Nous n'avons pas pu distinguer ces pores réguliers dans plusieurs espèces de nos térébratules, dont le test tombe cependant en filaments asbestoïde ( T. loxiæ, T. triplicata, T. Fischeri nob. non d’Orb.). Ii parait que leur test était très compacte, le réseau
très sérré. Nous n’y avons vu que des pores difformes et irréguliers. Les auteurs étrangers disent la même chose des Térébratules plissées.
Voilà ce que nous avons pu observer concernant la repartition, l’organisation, la forme des filaments et des soi-disants points sur nos térébratules. Il est à désirer qu’on poursuive les déiails de cette organisation, comme la disposition respective des filaments et des pores de différentes couches, le développement de ce réseau poreux etc. Peut être arriverions-nous à jeter quelques lumières sur l'organisation de la coquille en général.
Nota. Pour compléter l’histoire des progrès de la science sur les térébratules, nous recommandons à nos lecteurs un travail sur ce genre, qui n’est que fort peu connu du public quoique il date de 1809. C’est « Sur les coquilles fossiles dites Térébratules » faisant le premier article des Notices nombreuses sur les fossiles du gouvernement de Moscou publié par Mr. de Fischer , article non inserré dans les travaux périodiques de la Société des Naturalistes. Le lecteur trouvera ici décrites et figurées plusieurs espèces, qui plus tard ont recu de nouveaux noms par de Fischer lui-même et d’Orbigny; on y trouvera encore l’exquisse d'une division des espèces de ce genre, dans laquelle les groupes admis répondent assez bien à ceux qui ont été indiqués par de Buch , le célèbre auteur du travail classique sur les térébratules, Mr. de Fischer, admettait quatre subdivisions. 1) Tétébratules à bords lisses et non plissés (Non plicatæ de Buch.); 2) Térébratules à bords plissés dont les plis sont toujours conformes | Pugnaceæ de Buch 3 3) Térébratules trilobées, Trigonellæ Fisch. (Alatæ de Buch }) ; 4.) Rhynchonellæ ( genre Rhynchonella Fisch. }, lobes intermé-
diaires si allongés ,; qu’il en résulte la forme d’un bec. A ce groupe appartiennent la T. ringens, T. acuta et T. loxiæ qui se distinguent par le port total.
L’incendie de 1812 a détruit les exemplaires de ce mémoire intéressant. Son texte est entré en grande partie dans l’Oryctographie ainsi que ses deux planches qui n’ont subi aucun
changement.
La pl. II. du mémoire est la pl. XXIII. de l’Oryct.
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