‹ Terrain jurassique de MoscouChapitre 74 sur 211 · TERFBRATULA PEROVALIS Sow · texte numérisé non relu

TERFBRATULA PEROVALIS Sow

Terebratula costata Fisch. 1809. Térébr. p. 23. T. vulgaris Schloth. Fischer Bull. M. 1843. p. 123 ( jeune individu } T. vicinalis Schl. Rouill. Bull. M. 1844. p. 891 ( jeane individu }).

T. perovalis $S. Rouill. Ibid T. perovalis S., Rouill. 1845 Disc. p. 51 N° 233.

Coquille deux fois aussi longue que, large, ayant sa plus forte largeur au tiers du milieu. La dorsale à moitié supérieure plus bombée que la

ventrale; d'ici jusqu’au bord frontal toutes les deux tombent mais la dorsale plus rapidement que la ventrale, ce qui rend la partie supérieure de la première fortement bombée, presque arquée, son bec, quoique court, est arrondi, L’ouverture extrémement grande, ronde, oblique à la charnière. Le deltidium très peu apparent, trois fois aussi long que haut. L’area très distincte se perdant en arrière insensiblement avec le dos sans former de ligne élevée ; une oreillette peu déprimée, mais distincte, occupant le tiers de la longueur totale de l’area. La dorsale relevée à commencer du bec en carène, arrondie peu apparente, et dès son milieu disparaissant pour passer dans un sinus prononcé surtout sur le front, dont le milieu est un peu relevé vers la ventrale. Les deux côtes de la ventrale, applaties, arrondies, à peine distinctes ainsi que la trace du sinus, qu'on ne distingue qu'au tiers inférieur un peu avant le front relevé. Sur quelques exemplaires le front aussi large que le sinus dorsal. Les bords cardinaux s'unissent insensiblement aux latéraux, qui sur le milieu de la longueur sont presque parallèles. Le front faiblement détaché du reste par une dépression où un sinus à peine distinct des latéraux. l'angle cardinal 75°. Les deux valves recouvertes d’un réseau très régulier et très fin de trous disposés en quinconce. Le test quoique épais se laisse facilement comprimer ; aussi ne trouve-t-on que rarement de grands exemplaires bien conservés.

Dimensions :

Longueur 2 G'/,,,.

Largeur 1‘ 9/7.

Epaisseur 1 1‘.

Les auteurs citent plusieurs variétés de ce fossile.

a. T. perovalis S. p. 456 — 457. pl. 436 f, 4.

5, 6. Les deux valves également bombées, les bords

latéraux très convexes, les oreillettes distinctes.

b. T. perovalis S. Roœmer Oolit. p. Il. f. 3. a. b. Le dos de la dorsale plus bombée que la ventrale arquée ; la ventrale bombée surtout à la partie inférieure; le bec très prolongé le front plus pointu , le sinus dorsal apparent à la partie supérieure.

c. T. perovalis S., var. @ Pusch. Paleont. p. 22. pl. IV. £ 5. a. b. c. ressemble à la figure de Sowerby, mais la ventrale est moins bombée, voisine de la T. ornithocephala.

d. T. perovalis S., var. B. Pusch. Paleont. p.22. pl. IV. f. 7. a. b. Plus large, le sinus dorsal très court.

e. T. perovalis S., var. y. Pusch. Paléont. p. 22. pl. IV. £ 8 obrd. Plus ovale et allongée, les échancrures latérales inférieures plus prononcées, le front allongé. Le sinus dorsal distinct, la carene non apparente.

Ces deux dernières formes sont voisines de la T. vicinalis v. Schl. aussi de Buch les attache-t-il à cette dernière espèce (Pusch. Paleont. p. 22 nota).

f. Notre exemplaire se rapproche de la variété

figurée par Roemer, mais le sinus dorsal est plus eourt , le bec moins allongé, le front moins pointu, la moitié inférieure des valves moins bombée, plus applatie. Ce dernier caractère rapproche cette espèce encore d’avantage de la T. vicinalis v. Schl. à laquelle nous la rapporterions si la taille n'était aussi forte et les trous si grands. La T. Strogonovii d'Orb. Russ. IL p. 483. pl. 42 p. 31. 32. Nôschel et Helmersen Bull. Pétersb. T. V. p. 291. pl. I. £. 5—7 est encore une forme voisine, mais elle diffère des vraies T. perovalis 1) en ce que l'oreillette manque totalement 2) que la jointure latérale des valves forme une ligne droite, tandis que c’est une courbe dans la nôtre. 3.) Enfin d'Orbigny et Helmersen ne font pas mention du réseau poreux. Elle semble encore provenir du troisième étage.

g. Enfin nous avons à signaler une sixième variété, qui représente, assurément, un étal assez jeune (longue de 11'/,/*) de l'espèce en question. Elle est presque ronde, du moins les latéraux ne forment-ils qu’un seul cercle régulier avec le frontal, non séparés de celui-ci, les cardinaux sont seuls un peu tirés vers le bec et s'unissent cependant en convexe régulière avec les latéraux. Aussi la valve ventrale est-elle presque ronde. L’area distincte, l’oreille peu deprimée mais marquée et séparée du dos de la dorsale par une ligne un peu relevée. La ventrale marquée de deux côtes, dont l’espace intermédiaire est un peu deprimé; le sinus dorsal marqué

à la moitié de la valve. La carène dorsale à peine

prononcée. Le maximum d'épaisseur ( 5“! ) se trouve à la moitié supérieure; d’ici les valves s’applatissent. La coquille esten général très peu bombée, presque de la forme et de l'épaisseur de la T. numismalis S., pour laquelle nous la prendrions si 1 )le trou n'était beaucoup plus grand, le bec beaucoup plus ressortant que dans cette dernière. Nous l’avons appellée T. numismalis S, dans notre Discours p. 31. N° 232,

S'il nous élait permis de nous prononcer sur les caractères et les variations de la T. perovalis, nous dirions :

1. Que les caractères les plus constants de cette espèce sont la forme ovale, oblongue, applatie, aux bords arrondis , le trou très grand (Buch, Pusch }. Les oreillettes assez longues, comme dans la figure pl. 436 f. 6 de Sowerby et notre exemplaire var. f, sont encore des caractères assez importants.

2. Les côtes et les sinus des valves sont quelquefois tellement oblitérés et peu apparents qu’on est porté à retirer cette espèce des Carinatæ si-

nuatæ de Buch, et à la ranger parmi les Cinctæ : /

de Buch.

3. À l’âge assez avancé, lorsque le fossile acquiert toute sa taille, on distingue deux types. L’un au bec plus allongé, l’angle cardinal plus petit, aux valves bombées dans le sens inverse, ©. à, d. que la dorsale est plus bombée

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» à sa moitié supérieure, arquée, et tombe rapi- … dement vers la moitié inférieure, où au contraire la

ventrale gagne de convexité. L'autre type est représenté par les figures de Sowerby et notre exemplaire, vu la plus grande épaisseur se trouve sur la moitié supérieure. Ici l’épaisseur de la coquille est la même à sa moitié supérieure qu'à l'inférieure. Nous appellerions la première forme T. perovalis lespica et la seconde T. perovalis secundana.

4. Les individus jeunes sont plus arrondis peu convexes ; l’arête areale, ainsi que les côtes du front plus marqués. Enfin notre variété g est le jeune age du second type.

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