LA CAVALCADE
AIR: Fra Diavalo.
Puisque la cavalcade Doit défiler sur nos chemins, Croisés, montrez-vous humains, T’nez vos bêtes à deux mains.
Partez pour la croisade, Cuirasse ax dos et lance au poing, Mais n’vous étalez point, Car vous n’irez pas loin.
Croisés !
Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :
Arrié donc ! (éer)
Pour aller à la selle, Faut pas avoir le dos trop rond ;
Faut être un franc luron Et ménager l’éperon ;
Faut pas que l’on chancelle,
Faut pas qu'l’étrier soit trop long, Faut pas empoigner l’açon Et faut s’tenir aplomb.
Croisés !
Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :
Arrié donc ! (ter)
Je me suis laissé dire
Que tous les meilleurs cavaliers | S'ront créés chevaliers,
Les aut’s s’ront bacheliers.
Je ne veux rien prédire, | Mais j'suis certain qu'eeux qui tomb'ront De tout ça n’rapport’ront
Rien aut’ chose qu’un affront. |
Croisés !
Pendant ces jours de fêtes, à Répètez à vos bêtes :
Arrié donc ! (ier)
à Nous n'avons pas coutume De combattre le Sarrazin, Nous en faisons du pain, Pour apaiser not’faim.
Mais sous un beau costume, On peut fair’ semblant d'batailler,